Épisode 435

jeudi 30 mai 1968

Une maison vide 

Soudain, les Carson sont partis et Peyton Place semble vide. Elliot Carson a pris la décision. Il a vu sa femme, Constance, avoir la garde du bébé qu’elle croyait être celui d’Allison, leur fille disparue. Puis la vérité a éclaté et Constance a été obligée de rendre l’enfant à sa mère naturelle, Jill Smith, ce qui a accablé Constance, et Elliot savait qu’il devait l’éloigner de tout ce qui lui rappelait son passé tourmenté. Le père d’Elliot, Eli, et un ami de la famille, le Dr Michael Rossi, se trouvent face à une maison vide. Mais ils savent qu’Elliot a eu raison.

Eli étreint Constance. Elliot aide Constance à entrer dans la voiture. Eli étreint Elliot. Puis Eli erre dans le square.


Eli s’approche de la maison des Carson et rejoint le Dr Rossi. La maison est tristement vide. 

Eli pose la pancarte « à louer » sur la fenêtre. Il dit au médecin qu’il a placé une annonce dans le journal et un type de White River (Charlie Hagen) va s’occuper dorénavant du Clarion.

Il ne veut pas vendre la maison. Si jamais Constance et Elliot décidaient de revenir, ils aimeraient pouvoir retrouver ce foyer. 

Il s’assoit sur un rocking-chair que les Carson ont laissé. Il dit qu’il aimait bien s’y balancer, avec Matthew dans ses bras. Michael, voyant trop de nostalgie envahir le vieil homme, décide qu’il est temps pour eux de quitter la maison et d’aller prendre l’air.


Au Colonial Post Inn, William « Billy » Kennerly Jr arrive pour apporter la mauvaise nouvelle à Leslie. Martin Peyton est en train de mourir. Il a décidé de vendre la fabrique Peyton et par conséquent, Leslie est mis à la porte. 

Leslie est en colère de savoir qu’il est viré alors qu’il a donné sa vie entière à la fabrique Peyton. Il est aussi très déçu que Kennerly senior ne soit pas venu en personne le lui dire, et qu’il a préféré envoyer son fils faire la sale besogne.

Billy dit à Leslie qu’il a pris un rendez-vous avec Steven Cord pour les formalités. Vaincu, Leslie sert la main de Billy et ce dernier s’en va.


Dans sa chambre au Colonial, Betty entend un coup frappé à la porte. C’est sa mère, Julie. Elle entre et étreint sa fille, qu’elle n’a pas vue depuis longtemps. 

Betty ne s’attendait pas à ce que sa mère vienne pour le mariage depuis qu’elles en ont discuté au téléphone. Julie a finalement réussi à se libérer et elle est ravie d’être là le jour le plus important de sa fille.

Julie lui donne des nouvelles de George. Il est à la maison et parle constamment du passé. Bien qu’elle ne l’aime plus, elle se doit de rester avec lui, mais elle en souffre.

Betty est contente qu’elle soit venue. Julie lui souhaite tout le bonheur du monde et elle est persuadée que cette fois, le mariage fonctionnera. Elle veut beaucoup de petits-enfants. Si seulement elle avait le moyen de pouvoir changer le passé !

Une ombre passe sur le visage de Betty. Julie fait référence au fameux baiser que Rodney a surpris entre elle et Leslie, et qui a conduit à une série de catastrophes, quatre ans plus tôt.

— Tu ne m’as jamais vraiment pardonnée, n’est-ce pas ? Tu veux savoir ce qu’est ma vie aujourd’hui ? Tous les soirs, ton père parle sans cesse du passé et de toutes les erreurs que j’ai faites. J’ai assez payé pour elles.

— Oh, maman…

— Je ne veux pas de ta pitié. 

Elle lui explique que Betty doit laisser le passé là où il est. S’ils sont amoureux l’un de l’autre, ils n’ont pas à être effrayés par le mariage. 

— Lorsque tu t’es mariée avec Steven, je t’avais demandé si tu l’aimais. Tu as eu l’honnêteté de me dire « non ». Cette fois, je te pose la même question : es-tu amoureuse de Rodney ?

— Oui.

Julie sourit.

— Alors tout va bien se passer.


Tom Winter descend les escaliers de la maison d’hôtes. Il est allé voir Jill. Depuis le Cider Barrel, Joe Rossi l’observe. 

Tom se rend au Cider Barrel et parle avec Laurie. Joe parvient à eux et demande à parler au révérend. Ils s’installent à une table. 

Très vite, Joe agace Tom. La conversation commence plaisamment, mais se termine par des mots regrettables. Joe veut que ce soit clair pour le révérend que Jill est sa petite amie. 

— C’est une excellente secrétaire, affirme l’homme d’église.

— Je vous ai vu sortir de la pension. Vous allez jusque chez elle. On peut dire que vous êtes aux petits soins pour elle. Ce n’est pas tout le monde qui donnerait du travail à une fille comme ça. 

— Une fille comme ça ?

— Mère célibataire, très belle de surcroît. Je ne voudrais pas que vous ayez des problèmes avec votre congrégation, ou votre paroisse. Ni avec votre femme lorsque vous faites venir une mère célibataire dans votre maison.

— Ce que ma femme ou les membres de l’église pensent n’a rien à voir avec ma décision de l’engager.

— Allons, révérend, parlons d’homme à homme.

— D’homme à homme ? Que voulez-vous dire ?

— Je veux dire que Jill est ma petite-amie et que Kelly est ma fille. Elles sont à moi, et elles seront toujours à moi. Vous ne m’éloignerez pas d’elles.

Calmement, Tom se lève, paie l’addition à Laurie et s’en va, suivit par Joe.

Une fois dehors, Tom le saisit par le col et le plaque contre le mur. Il lui dit de rester loin de Jill sous peine d’appeler la police, ou d’avoir affaire à lui.


Leslie et Rodney dînent à l’appartement avec Norman et Rita.  L’ambiance est très bonne. Leslie porte un toast au futur mariage de Rodney, qui a lieu demain.

Puis il porte un second toast : à son départ. Rodney et Norman sont choqués d’apprendre qu’il s’en va. Leslie leur apprend alors que la fabrique est à vendre et qu’il n’en est plus le directeur. 

Il va quitter la ville et voir ailleurs ce qu’il y a à faire. Avant de partir, il embrasse Rita et lui dit qu’il l’a toujours appréciée. 


À l’extérieur de la ville de Peyton Place, Steven se trouve dans un taxi aux côtés de William Kennerly Jr. Ils s’approchent de l’aéroport.  Steven dit à Billy qu’il ne comprend pas pourquoi Martin Peyton ne s’est pas débarrassé de Leslie plus tôt. 

Le taxi prend une autre route et s’arrête dans un endroit isolé. Kennerly demande au taxi de s’arrêter devant une limousine. Ils descendent du véhicule et se dirigent vers la limousine. Il pense qu’il s’agit de Martin Peyton, venu lui parler. Mais il se trompe. 

Steven se trouve en face de la vitre arrière de l’imposant véhicule. La vitre s’ouvre et Steven s’exclame : 

— Mère !


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