lundi 20 mai 1968
Un nouveau travail
Carolyn Russel est dotée d’un esprit vif, d’un sens de l’humour acerbe, et d’une maturité étonnante pour son âge. La nuit dernière, au festival du Jour des Fondateurs, elle a rencontré un jeune homme, Joe Rossi, qui semble pour elle, une cible idéale pour s’amuser. Elle a plaisanté avec Joe. Mais elle l’a aussi troublé. Elle l’a mis en colère. Mais Joe a réussi à avoir le dernier mot. Il a voulu se rapprocher d’elle, la défier. Carolyn s’est enfuie. Aujourd’hui, l’esprit vif est toujours là, mais le sens de l’humour est plus discret. Carolyn a éprouvé le sentiment d’être encore une enfant. La pire des choses possibles pour quelqu’un qui se considère comme une femme.
Carolyn marche sur le quai, portant des livres. Elle entre au Cider Barrel et commande un mug de cidre à Laurie, la petite blonde qui fait occasionnellement du baby-sitting.
Joe Rossi est assis à une table. Carolyn lui demande si elle peut s’asseoir à sa table.
— Tu as la permission de tes parents ? ironise-t-il.
Piquée au vif, elle s’apprête à partir. Il la rappelle et lui fait signe de s’asseoir. Il lui demande pourquoi elle est tellement agréable aujourd’hui. Il s’excuse à nouveau pour son manque de tact. Il lui dit qu’il a exagéré la nuit dernière, quand il a voulu l’embrasser.
Joe paie le verre de Carolyn, se lève et s’en va. Dehors, il regarde la maison d’hôtes se demandant s’il doit aller voir Jill et Kelly.
Susan apporte le petit déjeuner à Tom. Elle est déçue de voir qu’il est déjà levé, et lui dit de retourner au lit. Mais le révérend lui dit qu’il a une journée chargée.
Elle fait référence à la bible et à l’origine du monde. Dieu a pris six jours pour créer le monde, et le septième jour, il s’est reposé. Tom devrait en faire de même.
Tom revêt son col d’ecclésiastique. Elle aide à le lui mettre. Elle veut aller à Boston aujourd’hui. La sonnette de la porte d’entrée retentit. Avec une pointe de déception, elle le laisse descendre et ouvrir la porte. Jill se présente devant lui pour le poste de secrétaire.
À ce même moment, le téléphone sonne et la sonnette retentit à nouveau. Tom va répondre au téléphone, tandis que Jill va ouvrir la porte.
Le sergent de Police Bates se tient devant la porte, avec son fils Richard. Ils avaient rendez-vous demain, mais il voulait le voir aujourd’hui, car la situation est compliquée pour lui. Jill prend un ton professionnel et les fait entrer et s’installer dans le canapé.
Le téléphone continue de sonner et Jill se permet de répondre alors qu’elle n’est pas même pas engagée. Il est évident, de par cette scène, que le révérend privilégie son travail aux dépends de sa vie familiale.
Jill écrit sur un morceau de papier le nom de l’interlocuteur et va voir le révérend, qui est toujours au téléphone. Il lui demande de prendre le message, et lui glisse au passage qu’il ne pense pas l’embaucher parce qu’il veut quelqu’un de plus âgé et expérimenté. Elle ne montre pas sa déception et prend le message au téléphone d’une manière on ne peut plus professionnelle.
Susan descend et salue le sergent, son fils et Jill, qui se présente à elle.
Après avoir terminé son appel, le révérend va voir le sergent Bates et son fils, les salue et leur demande d’aller dans son bureau.
Il veut parler à Susan, mais cette dernière s’en va sans lui dire un mot.
Jill insiste pour avoir le job et lui propose de l’embaucher jusqu’à temps qu’il trouve la personne adéquate. Elle est tellement persuasive qu’il accepte.
Elliot entre dans la librairie pour parler avec Constance. Il voudrait quitter Peyton Place. Il vient juste de recevoir une autre lettre de George Adams qui lui offre un emploi de rédacteur en chef dans un grand journal.
Il sait ce qu’est une prison pour y avoir passé 18 années de sa vie et il sait que cette ville est devenue une prison pour Constance.
Il lui tend une petite annonce rédigée de la sorte : « Loue maison deux étages avec trois chambres, Contacter M. ou Mme Elliot Carson ». Il ajoute qu’ils auraient dû partir le jour où ils ont réalisé qu’Allison ne reviendrait jamais. Il n’y a rien d’autre à laisser dans cette ville que de l’amertume.
Constance ne sait pas si elle va pouvoir abandonner cette ville qui l’a vue naître.
— Cela implique une nouvelle vie, un nouveau travail, de nouveaux amis…
Elliot lui demande de réfléchir. Il retourne au Clarion, laissant Constance en pleine réflexion.
Alors qu’il se dirige vers son bureau, il croise Michael dans la rue. Il est toujours en colère contre lui parce qu’il ne lui a pas dit la vérité à propos de Kelly, leur laissant croire qu’elle était l’enfant d’Allison. Ils se jaugent du regard, tel deux ennemis. Puis Michael bifurque vers le Peyton Professional sans dire un mot à Elliot.
Plus tard, Rita entre dans le bureau du Dr Rossi et s’aperçoit que quelque chose ne va pas chez lui. D’abord, il se met en colère parce que sa secrétaire ne lui a pas donné le bon dossier.
Ensuite, il se rend près de l’armoire à dossiers suspendus et prend le dossier de Rita. Il lui dit que tout va bien. L’opération qu’elle a subi n’a pas d’effet négatif.
Rita ne le croit pas et lui demande ce qu’il lui cache. Le Dr Rossi lui dit une nouvelle fois que tout va bien, son cœur fonctionne bien. Rita est soulagée. Vu la tête que fait le médecin, elle pensait qu’il lui cachait quelque chose.
Michael lui avoue qu’il est d’une humeur maussade parce qu’il est toujours fâché avec Elliot. Rita lui dit qu’ils sont amis depuis longtemps. Ils arriveront à se réconcilier. Michael en doute.
Norman entre dans le bureau et Rita lui annonce la bonne nouvelle sur sa santé.
Au Shoreline Garage, Betty entre et montre à Rodney sa nouvelle robe. Ils parlent de leur futur mariage.
Betty doit lui avouer une chose : elle est contente que Kelly ne soit pas sa fille. Elle a honte de penser qu’elle aurait continuer à détester l’enfant s’il avait été le père.
Rodney la rassure en lui disant que lorsqu’il a appris qu’il n’était pas le père, il a ressenti un énorme soulagement, se disant qu’il était libre. Libre d’épouser la femme qu’il aime. Ils s’embrassent.
Tom Winter et Jill Smith marchent sur le trottoir ensemble. Jill remercie le révérend de l’avoir raccompagnée à pied.
Il lui demande comment elle va faire avec le bébé maintenant qu’elle a ce travail. Elle lui répond que Laurie, la serveuse du Cider Barrel, sert de baby-sitter à Kelly. Et quand Laurie est au travail, c’est la mère de cette dernière qui s’en occupe. Tout est sous contrôle et le révérend n’a pas à s’en faire.
Il retourne chez lui, tandis que Jill va chercher Kelly au Cider Barrell. Avec le bébé dans les bras, elle monte les escaliers menant à sa chambre. Joe les observe sans qu’elle s’en aperçoive.





