Épisode 423

jeudi 18 avril 1968

Le manque 

À cet instant de la soirée, Jill Smith avait l’habitude de prendre soin du bébé qu’elle a apporté en ville. Ce bébé est maintenant dans la famille d’Elliot Carson. Et Jill Smith se retrouve seule.

Jill Smith marche le long du quai jusqu’au Shoreline Garage. Elle ouvre la porte et entre.


Jill demande à Rodney s’il est ouvert pour affaires. Elle demande un café au jeune homme. Elle dit à Rodney qu’elle ne supporterait pas de vivre dans un tel désordre. Il est évident selon elle qu’il a besoin d’une femme de ménage. Jill offre donc de venir une fois par semaine nettoyer pour un salaire minimum de 1.25 dollars. Rodney rejette sa proposition.

Rodney pense que Jill s’accroche à Peyton Place à cause de Kelly :

— Tu as laissé l’enfant d’Allison à ses grands-parents, mais tu ne peux pas simplement disparaître parce que cet enfant signifie plus pour toi qu’un simple colis recommandé. Alors tu erres et tu essaies de combler le vide, mais tu ne le trouveras pas en frottant les sols et en lavant les vitres. 

— Ils ne veulent pas me laisser la voir, se plaint Jill. Le Dr Rossi m’a même ordonné de ne plus jamais approcher les Carson.

— Pourquoi cela devrait te déranger ?

— J’aime Kelly. Nous avons eu des moments difficiles, mais au moins elle était avec moi et j’étais là quand elle était malade ou qu’elle avait faim, et qu’elle voulait que je la prenne dans mes bras. Mais elle m’oubliera, elle oubliera tout de moi.

— Tu aurais dû la garder, lui reproche Rodney. Qui es-tu, Jill Smith ? D’abord, est-ce que c’est ton vrai nom ?

— Je suis juste une fille errante, dit-elle avant de partir. 


Susan se rend au manoir Peyton. C’est Mary qui la fait entrer. Steven travaille dans le salon. Le portrait de Betty trône toujours au-dessus de la cheminée. Elle le remercie de bien vouloir lui accorder un peu de son temps. 

— Comment pourrais-je refuser quand je sais que vous venez pour des œuvres de charité, lui répond-il. 

Elle est ici pour récolter des fonds afin de construire une aile spécialement réservée aux enfants, à l’hôpital. Il lui donne un chèque de 50 dollars. 

Elle accepte un verre avec un zeste de citron. Steven lève son verre. 

— Aux œuvres de charité !

Susan est également venue ici afin de lui demander de « prêter » le manoir pour un déjeuner. Steven offre à Susan de remplir à nouveau son verre, mais elle décline l’offre. 

Susan aimerait aussi posséder le manoir et demande à l’avocat de lui faire signe si jamais il lui prenait l’envie de le vendre.


Chez les Winter, Tom travaille à son bureau personnel. Il regarde l’horloge. Il est 21 h 35. Susan arrive. Il attrape un livre se trouvant derrière lui. 

— Je suis rentrée, crie Susan, visiblement de bonne humeur. 

Elle l’embrasse en lui disant :

— J’ai fait du porte-à-porte pour les œuvres de charité. Lorsque tu viens au moment où les gens prennent l’apéritif, ils s’attendent à ce que tu te joignes à eux. Mais tu ne voudrais pas que tout le monde pense que ta femme a un problème de boisson. 

Tom soupire :

— Susan, tu n’es pas alcoolique. 

— J’en prends quand même le chemin, réplique-t-elle.

Il se sert un verre. Susan lui dit que sauver leur mariage relèverait du miracle. 

— Dieu n’est pas mort, Susan, philosophe Tom. 

Il pense qu’il gaspillerait son temps si jamais il abandonnait le sacerdoce pour aller travailler avec le père de Susan. Elle ne comprend pas le travail qu’il effectue ici, les conseils qu’il donne aux gens sur la direction qu’ils doivent suivre pour soi-disant améliorer leur vie. Elle lui demande de quel droit il peut dire au gens que faire de leurs vies. 

Elle s’approche de lui et l’embrasse, puis l’étreint. Elle lui avoue s’être arrêtée à Whiter River, avoir acheté une bouteille et l’avoir bu dans un hôtel minable.


Le docteur Rossi dépose son frère, Joe, sur le quai près de la taverne d’Ada Jacks. Le médecin se demande pourquoi Joe lui a demandé de le laisser ici. 

— Jill Smith habite ici, dit Michael. Tu n’as tout de même pas prévu d’aller lui rendre une petite visite, n’est-ce pas ? 

— Je ne pense pas, non. 

Le médecin lui demande si Jill est toujours sa petite amie. Joe lui assure que ce n’est pas le cas. Mike ajoute qu’il viendra le rechercher ici même à l’heure du déjeuner. 

Une fois Michael parti, Joe s’empresse de monter les escaliers de la maison d’hôtes. Eddie Jacks l’observe depuis la taverne, où il balaye l’entrée. 

N’ayant pas l’intention de suivre les conseils de son grand frère, Joe va frapper à la porte de Jill. Cette dernière, peu ravie de le voir, lui demande ce qu’il veut. Il est venu ici pour s’excuser. Il parle aussi des problèmes qu’il a causé à New York. 

Puis dans le feu de l’action, Joe force Jill à l’embrasser. Ils se disputent, et Joe finit par s’en aller.

Plus tard, Jill quitte sa chambre et Eddie Jacks l’attrape dans le couloir. Il veut lui parler. Ils rentrent dans la chambre de la jeune femme. 

Eddie veut savoir ce que Joe fuit. Il veut en savoir plus sur lui et pense que Jill peut l’aider.  Il lui parle de Joe Chernak et lui dit que Joe Rossi est de la même trempe. Jill quitte l’appartement en courant. 


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