Episode 382

jeudi 26 octobre 1967

Le ton monte 

Norman Harrington mène la bataille la plus importante de sa jeune vie. Une guerre pour l’affection de sa femme, Rita. Bien que Rita lui ait assuré à maintes reprises que les sentiments qu’elle éprouve pour son père, Eddie Jacks, sont distincts de ceux qu’elle éprouve pour lui, Norman exige toujours de recevoir son amour à 100 %. Or, Norman a reçu un message urgent lui demandant de rencontrer le père de Rita sur le quai. Un message qu’il veut désespérément ignorer.

Norman marche le long du quai et rencontre Eddie au Cider Barrel.


Norman entre dans l’enceinte pour parler avec Eddie Jacks. Eddie lui dit que ce serait une tragédie pour Rita si le beau-père et le beau-fils ne parvenaient pas à s’entendre. Il veut faire la paix avec Norman, mais ce dernier ne le croit pas sincère. Il sait qu’Eddie manipule Rita et cela le rend malade. Il l’a manipulée pour obtenir le job de barman à la taverne, et aussi pour qu’il entre dans les bonnes grâces de Martin Peyton. 

Le ton monte. Norman ne peut plus s’arrêter et continue à dire ses quatre vérités à son beau-père. Il ne veut plus le voir tenter de se rapprocher de sa fille en lui offrant des fleurs et du champagne comme la dernière fois où il est venu la voir. 

– C’est ma fille ! proteste Eddie.  

— Vous l’avez oubliée pendant dix-huit ans, lui reproche Norman. 

Eddie se fâche et traite Norman de moins que rien et de « monsieur zéro ». Il lui fait savoir ce qu’il pense de lui : un jeune qui est né avec une cuillère en or dans la bouche et qui a épousé une fille du peuple parce que ça le faisait passer pour un rebelle aux yeux de son père. 

— Fermez-la ! hurle Norman. 

Eddie lui donne un coup de poing dans le ventre et Norman s’effondre sur une table. Charlie vient à sa rescousse. 

— Peut-être que l’on se connaît un peu mieux, maintenant, dit Eddie à son gendre. 

Il se calme et lui dit que Rita ne doit pas savoir ce qu’il s’est passé. Norman est d’accord pour dire que cette altercation ne regarde qu’eux deux. 


Au Colonial, Steven demande au réceptionniste à parler à M. Sloan. Ils ont rendez-vous. On lui dit que M. Sloan est dans la salle à manger. Steven y aperçoit Betty et va la rejoindre. 

Cette dernière lui dit que le divorce aura inexorablement lieu. Steven lui répond qu’il se battra contre ça. L’audience pour l’incapacité mentale de Peyton commencera dès demain.  Il veut qu’elle soit présente, afin de voir le vrai visage d’Adrienne. Betty rétorque :

— Et que fais-tu du fait que tu voulais d’elle, que tu l’as suivie à Boston ?  Que le juge va devoir décider sur ça aussi ? 

Steven veut juste qu’elle vienne à l’audience. Il dit à Betty qu’il a versé de l’argent sur son compte en banque et qu’il n’est donc pas nécessaire pour elle d’en prendre de Peyton.


Au manoir, Adrienne vient voir Martin dans son bureau. Elle lui demande pourquoi il l’évite. Il trouve toujours une excuse pour ne pas être avec elle. Elle souhaite voir plusieurs points avec lui au sujet du mariage. Elle voudrait aussi embaucher plus de personnel domestique. 

Il lui dit qu’en fait, elle ira vivre à New York après le mariage, ajoutant qu’il sait à quel point elle préfère vivre dans les grandes villes. Cependant, Adrienne n’a pas très envie de quitter Peyton Place. Il lui fait miroiter une belle vie dans un appartement sur Park Avenue, mais Adrienne n’est pas dupe et sait qu’il veut se débarrasser d’elle après l’avoir utilisée. Elle pense qu’il ne viendra pas vivre avec elle dans la grande ville. Il lui assure du contraire : 

— Un vieil homme comme moi a besoin de bouger, à besoin d’action. New York est parfait pour cela. 

Ils parlent du défunt mari d’Adrienne qui n’aimait pas New York. 

— Je n’ai pas joué franc jeu avec Philipp, dit-elle. Mais je n’ai jamais su comment. Vous et moi, Martin, nous n’avons pas ce genre de problème. Nous ne faisons qu’un.

Elle évoque la lettre que Martin a contre elle, sachant que Philipp n’aurait jamais voulu qu’il s’en serve comme d’une arme contre elle. 


Sur le quai, la limousine s’arrête et Lee aide Peyton à en sortir. Le vieil homme se dirige vers les docks de la fabrique afin de s’entretenir avec Norman. Il le trouve dans la benne d’un camion. 

— Tu viens rendre visite à tes esclaves ? ironise-t-il. 

Peyton lui répond que s’il pense être un esclave, qu’il retourne dans les années 40 pour voir comment cela se passait. Il lui fait un sermon sur la dure vie de l’époque et sur le fait que Norman, étant son petit-fils, n’a pas le droit de se plaindre. 

Il est venu lui demander ce qu’il pense de son beau-père. Il veut savoir s’il ennuie Norman et Rita. Norman aimerait beaucoup savoir quel est cet intérêt si soudainement pour Eddie. Peyton pense qu’il en veut à son argent. 

Puis le vieil homme ajoute que les factures médicales de Rita sont envoyées au manoir et qu’il va les payer. Norman  mentionne le fait qu’Eddie Jacks voulait également payer les factures, et fait savoir à son grand-père qu’il n’est pas à vendre.


Eddie frappe à la porte de l’appartement et entre pour voir Rita en train de pleurer sur un oreiller. Eddie lui donne son mouchoir, précisant que ce sera plus facile de se moucher dedans que dans un oreiller. Rita évoque son état dépressif comme s’il était normal parce qu’elle est enceinte. Elle lui dit qu’elle a peur, et elle ne sait pas pourquoi. Elle est malade du cœur et si un drame devait lui arriver, qui s’occuperait du bébé ? Ça et le fait que ses parents se disputent l’empêche de dormir la nuit. 

Eddie dit qu’il sera là avec Ada pour prendre soin de l’enfant. Rita admet que Norman ne le laissera jamais aux mains d’Eddie. Il la rassure en disant qu’elle et le bébé iront bien. 

Norman arrive juste au moment où Eddie s’en va. Il dit à sa femme que Peyton leur offre de payer les frais médicaux de Rita et que pour toute réponse, il a joué à « monsieur l’indépendant ». Il lui demande s’il a bien fait. 

— À ton avis ? lui répond-elle. 

Norman le prend mal : 

— Merci pour le vote de confiance ! 

Il va dans sa chambre. 


Rodney et Betty sortent du Colonial Post Inn et partent faire une promenade en voiture. Betty semble ravie de cette petite escapade. Tandis qu’ils partent, Steven les regarde depuis la fenêtre de son bureau.Sur le quai, Rodney gare la voiture. Il offre une couverture à Betty parce qu’il commence à faire frais. Ils se rendent au Shoreline Garage. 

Là-bas, Betty monte dans une voiture en réparation et fait semblant d’être pilote de formule un et Rodney d’être son co-pilote. Puis Betty devient plus sérieuse, elle sort de la voiture. 

Rodney lui dit qu’elle va divorcer, elle n’a pas à culpabiliser de passer du bon temps avec lui. Ça fait un an qu’il attendait cela et maintenant, ils peuvent se voir. Betty lui demande de ne pas se méprendre, elle ne veut pas commencer une relation avec lui. 

Rodney pense que les choses sont en train de changer pour eux. Ce n’est pas ce que pense Betty. Elle lui dit qu’ils ne se connaissent pas vraiment l’un et l’autre, ce qui fait tiquer Rodney. 

— Nous nous sommes mariés pour de mauvaises raisons et nous n’avons jamais eu de vie privée, raconte Betty. 

Elle ajoute qu’ils ne se connaissent pas mieux maintenant. Il y a toujours eu une certaine distance entre eux depuis le départ. Mais Rodney ne l’entend pas de cette oreille. Il lui dit qu’il l’aime et elle se sent  attirée par lui. Ils s’embrassent longuement.


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