lundi 23 octobre 1967
Le plan de Steven
Rodney Harrington et Betty Anderson Cord ont passé un long après-midi ensemble. Un après-midi qui a explosé dans une étreinte et s’est terminé dans l’amertume. Betty, à ce moment de sa vie, peu après que les avocats de Martin Peyton aient déposé une demande de divorce en sa faveur, n’a aucune intention de s’impliquer à nouveau avec Rodney. Et Rodney doit décider si son intérêt pour Betty est intensément personnel ou un moyen de blesser Steven, le mari de Betty.
Conduisant vite, Rodney ramène Betty au Colonial Post Inn.
Au Colonial, Betty se précipite dans sa chambre et trouve Steven l’attendant. Elle lui demande comment il est entré.
— Quelle différence cela peut faire ? répond-il. Nous devons parler.
Betty ne ressent plus le besoin de parler. Steven l’informe qu’il intente une action en justice pour prouver l’incapacité mentale de Peyton. Un processus complexe qui inclue des rapports médicaux, des témoins, un procès. Il lui dit à quel point c’est important pour lui, mais aussi pour elle. Il a besoin de son aide. Il veut qu’elle soit à ses côtés pour l’audience.
Mais il se heurte à une Betty blasée qui n’en a plus rien à faire de Steven, de Martin et de la fortune des Peyton. Il ajoute qu’il ne lui a jamais menti. Betty répète alors qu’elle l’a vu quitter la résidence de Boston avec Adrienne. Elle lui parle aussi du rapport Blaine. Lorsque Steven en avait pris connaissance, il ne l’avait pas cru lorsqu’elle lui avait dit la vérité. Elle pense que Steven veut se servir d’elle pour atteindre son grand-père.
— Steven, même si tu me dis qu’il ne s’est rien passé entre Adrienne et toi, je ne te croirais pas !
Rodney sort de sa voiture et monte les marches menant à l’appartement de Norman et Rita. Cette dernière l’invite à entrer. Il lui demande si elle veut aller se promener. Rita pleure. Elle confie à Rodney avoir eu une sévère dispute avec Norman. La dispute portait sur Eddie.
Rodney avoue que son frère peut se montrer borné parfois. De plus, Rita veut que Norman ait les meilleures opportunités pour son avenir. Travailler dur sur un dock n’est pas forcément propice à un bon futur.
Eddie gare son vieux tacot devant la demeure de Peyton, juste devant la limousine, et va sonner à la porte du manoir.
Mary sert le petit déjeuner de Peyton tandis que la sonnette de l’entrée retentit. Elle fait entrer Eddie. Ce dernier se présente à Martin comme le père de Rita et lui dit que c’est un plaisir de le rencontrer.
Peyton demande de but en blanc pourquoi Eddie est revenu à Peyton Place. Le vieil homme le traite de bon à rien et de parasite. Il ajoute qu’il peut reprendre sa bouteille de brandy qu’Eddie lui a offert. Il n’en veut pas.
Selon lui, Eddie est revenu en rampant ici parce qu’il a senti l’odeur de son argent. Puis Peyton lui dit de débarrasser le plancher. C’est à ce moment qu’arrive Adrienne. Eddie la félicite pour son prochain mariage. Martin ne cesse de lui demander de partir, sans succès. Eddie continue son petit numéro avec Adrienne. Il ajoute qu’il dirige la taverne, dont il était le propriétaire auparavant. Eddie s’en va enfin, et Peyton claque la porte derrière lui.
Le vieil homme se pose des questions sur la venue d’Eddie. Il avait l’impression qu’il se servait d’Adrienne comme d’un jouet et se demande s’il sait quelque chose sur son passé. Adrienne lui dit qu’il est juste venu ici pour les ennuyer, c’est tout. Et visiblement, il a réussi.
Au poste de police, Steven demande à Elliot à voir l’interview qu’il a réalisé hier. Il veut savoir ce que Peyton a dit au sujet du mariage. Elliot lui répond qu’il n’a pas dit grand chose. Pour être honnête il ne sait pas vraiment ce qu’il a dit. Il a aussi parlé brièvement avec Adrienne.
Cependant, Steven insiste pour avoir la transcription complète de l’entretien et il aimerait l’avoir aujourd’hui même. Elliot lui demande pourquoi c’est si important. De toute façon, l’article paraîtra dans l’édition de samedi prochain. Mais Steven insiste pour l’avoir maintenant.
Elliot mentionne l’audience requise par Steven et lui propose un deal : si Steven affirme que l’audience à venir n’a rien à voir avec son grand-père, alors il lui donnera une copie de l’entretien immédiatement.
Steven ne répond pas et s’en va. Elliot le rattrape. Il lui dit que la haine n’est pas un sentiment sain, et il est bien placé pour le savoir. Cette haine, il l’a eue pendant les dix-huit années qu’il a passées en prison. Steven lui répond :
— Pour vous ça a duré dix-huit ans, pour moi c’est la vie entière.
Lee Webber gare la limousine et aide Betty à en sortir. Elle frappe à la porte d’entrée du manoir et Mary, ravie de la voir de retour, la fait entrer.
— Je ne suis pas revenue, précise-t-elle à l’employée de maison.
Peyton s’enquiert de l’entretien qu’a eu Betty avec Maître Kennerly. Il lui demande de s’asseoir afin de discuter tranquillement avec elle. Il vante les qualités de la jeune fille. En ce qui concerne le divorce, il voudrait qu’elle attaque Steven pour cruauté mentale et non pour adultère, sinon le procès risque de durer un an si Steven se défend. Elle accepte parce qu’elle veut se débarrasser le plus vite possible de ce mariage.





