Episode 375

lundi 2 octobre 1967

La chanson d’Eddie 

Betty Anderson Cord tourne le dos à son mariage. Elle quitte la maison sur la colline. Cette maison qu’elle et son mari Steven voulaient désespérément posséder. Sa fuite est le plus grand signe que la lutte a été remportée par Martin Peyton.

Lee fait un réglage sous le capot alors que Betty sort du manoir et monte sur le siège arrière de la limousine. Ils partent. 

Au manoir, Martin est ravi. Il apprend que Betty a quitté la maison. Il le fait savoir à Adrienne. C’est une victoire pour eux. Maintenant, Peyton n’a plus qu’à attendre que Steven jette les armes. 

Steven descend les escaliers et prend Adrienne à part dans le salon. Il lui dit que Betty est partie et a demandé à Lee de la conduire au Colonial. Mary a fait ses bagages. Il demande à Adrienne d’interférer en sa faveur et dire à Betty qu’il ne s’est rien passé entre eux à Boston. 

Adrienne pense qu’elle n’est pas la bonne personne pour ça. Betty ne la croira jamais. Steven reproche à Adrienne d’avoir voulu le piéger. Elle lui rétorque que ce jour-là, Steven donnait l’impression qu’il était un petit garçon gourmand enfermé dans une pièce remplie de bonbons. Il insiste pour qu’elle aille lui parler et lui dire la vérité.

Lee conduit la limousine jusqu’au square et aide Betty à sortir du véhicule. Il l’accompagne jusqu’en haut des marches de l’entrée du Colonial Post Inn, lui ouvre la porte et la suit. Betty semble agacée par la présence du chauffeur. 

Elle se rend à la réception pour demander une chambre et se voit offrir la suite dans laquelle elle a vécu un moment avec Steven. Elle dit au réceptionniste qu’elle n’a pas besoin d’une aussi grande suite. 

Leslie l’aperçoit et se dirige vers elle pour lui parler. Il n’a pas pu s’empêcher de l’entendre. Il lui demande où est Steven. Betty est froide avec Leslie, et lorsqu’il insiste, Lee s’en mêle en demandant à Leslie de la laisser tranquille, ce qui agace davantage Betty qui n’a pas besoin qu’on prenne sa défense. Le réceptionniste lui tend les clés de la chambre 37. Elle se rend dans sa chambre. (Plus tard, elle sera dans la chambre 6).

Leslie suit Lee à l’extérieur et essaie de lui soutirer des informations afin de savoir pourquoi Betty prend une chambre au Colonial. Il a bien vu qu’elle semblait bouleversée. Il lui demande s’il y a un problème dans leur couple. Lee rétorque qu’il n’est que chauffeur et qu’il tient à son travail, aussi ne va-t-il pas répandre de ragots. Il suggère à Leslie de demander à M. Peyton. Puis il démarre la limousine et s’en va.

À la taverne, Eddie joue du piano et chante « Galway Bay », de Johnny Cash. Joe et d’autres habitués du bar l’accompagnent, tous avec un bouteille de bière en main.

If you ever go across the sea to Ireland

Si jamais vous allez à travers la mer d’Irlande

Then maybe at the closing of your day

Alors peut-être à la clôture de la journée

You will sit and watch the moon rise over Cladda

Vous pourrez vous asseoir et regarder la lune se lever sur Cladda❑

Or watch the sun go down on Galway Bay

Ou regarder le soleil se coucher sur la baie de Galway

For the breezes blowing o’er the sea to Ireland

Pour les brises o’er la mer en Irlande

Are perfumed by the heather as they blow

Sont parfumés par la bruyère qui soufflent

And the women in the uplands diggin’ praties

Et les femmes dans la praties diggin hautes terres ‘

Speak a language that the strangers do not know

Parlent une langue que les étrangers ne sais pas

For the strangers came and tried to teach their way

Pour les étrangers sont venus et ont essayé d’enseigner leur chemin

And scorned us just for being what we are

Et nous méprisé juste pour être ce que nous sommes

But they might as well go chasing after moonbeams

Mais ils pourraient aussi bien aller courir après des rayons de lune

Or light a penny candle from a star

Ou allumer une bougie centime d’une étoile

And if there is going to be a life hereafter

Et si il va y avoir une vie après la mort

And somehow I am sure there’s going to be

Et en quelque sorte, je suis sûr qu’il va y avoir

I will ask my God to let me make my heaven

Je vais demander à mon Dieu de me laisser faire mon ciel

In that dear land across the Irish sea

Dans cette chère terre de l’autre côté de la mer d’Irlande

 

Dans l’arrière-boutique, Ada entend chanter. 

— Ma tension grimpe, dit-elle à Rita lorsque cette dernière entre et lui demande ce qui se passe. 

La jeune femme voudrait un bol de soupe de poisson. Ada lui dit qu’elle n’en fait qu’en hiver. 

Rita se rend au bar et regarde son père assis au piano, en train de chanter. Lorsqu’il termine la chanson, l’assemblée lui fait une ovation. Eddie présente fièrement sa fille aux clients. 

Ada vient « récupérer » Rita, et en rajoute une couche sur les règles de l’établissement. Elle s’adoucit à la demande de Rita et permet à Eddie de dîner avec elles.

Dans la chambre du bébé, chez les Carson, Elliot et Eli s’occupent de Matthew. Elliot le prend dans les bras pour qu’il arrête de pleurer. Puis c’est au tour d’Eli, mais rien n’y fait. L’enfant continue de plus belle à hurler et Eli devine alors qu’il « fait ses dents » en lui mettant un doigt dans la bouche. 

Eli dit que le petit a besoin d’aspirine, mais Elliot, paniqué, cherche partout et n’en trouve pas. Constance arrive et applique un baume sur les gencives de l’enfant. Elle dit également qu’il a besoin d’aspirine.

À la taverne, dans les appartements privés, Rita et Eddie dînent ensemble. Norman et Rodney frappent à la porte.

— Bienvenue à la soupe populaire du quai, plaisante Ada en les faisant entrer. Ici, on distribue des bols de soupe pour les délaissés. 

Rodney informe Eddie qu’il lui a trouvé une voiture. Ils partent tous essayer la voiture, à l’exception de Rodney et Ada. 

Ils s’arrêtent près du square dans un joyeux brouhaha, et devant Elliot, intrigué (il est sans doute allé à la pharmacie chercher l’aspirine pour Matthew.) 

La joyeuse bande s’en va et laisse Eddie parler avec Elliot. Eddie lui dit qu’il a acheté la voiture à Rodney à crédit. Puis il demande à Elliot pourquoi il agit de cette façon. Elliot ne comprend pas. Eddie lui rappelle qu’il était de son côté lorsqu’il est revenu à Peyton Place, sachant pertinemment qu’il faut accorder une seconde chance aux gens. Mais depuis qu’Eddie est allé le voir au Clarion, le comportement d’Elliot a changé à son égard. Il aimerait savoir pourquoi. Il pense que cela a un rapport avec Chandler. Il pense qu’il essaie de monter un dossier contre Chandler et Harrington et qu’il essaie de le lier à lui. 

— Qu’es-tu réellement venu faire ici ? lui demande Elliot. 

Eddie lui répond simplement que son invitation à la taverne tient toujours. Devant un verre, il essaiera de le convaincre qu’il n’est pas si mauvais que ça. 

Dans sa « petite », mais néanmoins somptueuse chambre que l’on pourrait comparer à un appartement grand standing, Betty est attablée devant un repas copieux. Cependant, elle picore dans son assiette, n’ayant pas très faim. (À noter qu’elle est dans la chambre 6 et non plus 37). Quelqu’un frappe à la porte et Betty va ouvrir. C’est Adrienne. 

Elle lui demande si elle peut entrer. Betty lui répond non. Adrienne entre quand même. 

— Allez droit au but, dit Betty, exaspérée. 

Adrienne lui dit que rien ne s’est passé à Boston entre elle et Steven. 

— Vous mentez ! vocifère Betty. 

Adrienne admet qu’elle lui a menti et lui raconte qu’elle a eu une brève liaison avec Steven, mais que c’est fini. Betty lui dit qu’elle n’a aucun sens moral et lui ordonne de sortir.

Steven monte les escaliers, passe devant la chambre 5 et  croise Adrienne qui sort de la chambre de Betty. Elle lui dit de ne pas se donner la peine d’insister, Betty ne veut pas écouter. Il frappe quand même à la chambre 6. Il insiste, implorant de lui ouvrir. Mais Betty ne répond pas. 

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