Episode 373

lundi 25 septembre 1967

Escapade à Boston (2)

Betty Anderson Cord attend à l’extérieur de la maison de Peyton à Boston. Une veille humiliante parce qu’elle suspecte son mari d’avoir suivi Adrienne Van Leyden ici. Mais maintenant, elle est douloureusement consciente que ce qu’elle espérait n’être qu’une jalousie ordinaire est en fait en réalité. Son mari, Steven, est venu ici secrètement, pour y rencontrer la fiancée de son grand-père.

Adrienne et Steven quittent la maison de ville de Peyton. Sur la banquette arrière d’un taxi, à l’angle de Beacon St. et Revere Ave., Betty voit Steven sortir de la maison Peyton avec Adrienne. Elle dit au chauffeur barbu de la « conduire n’importe où ». 

Lee entre dans le manoir et Peyton l’appelle. Il le malmène une nouvelle fois. Avec sa canne il fait tomber sa casquette de chauffeur. 

— Les chapeaux ne sont faits pour être portés dans la maison, aboie-t-il.

Il lui demande où est Adrienne. Lee lui répond qu’il ne l’a pas vue. Il a attendu à l’aéroport, mais elle n’était pas parmi les voyageurs. Peyton le renvoie à l’aéroport pour l’attendre. Alors que Lee est sur le point de partir, Rossi frappe à la porte et entre. 

Le médecin vient examiner Peyton. Il demande au vieil homme d’enlever son manteau. Il a reçu les résultats de son dernier examen et lui fait savoir que son taux de globules blancs est élevé. Il prend sa tension et la trouve également élevée. 

Les nerfs de Peyton sont à vifs. Il sait ce que pense Rossi : qu’il n’est qu’un vieil imbécile tombé sous le charme d’une femme dont il pourrait être le grand-père et qui, de surcroît, pourrait être impliquée dans le décès de son mari. Il avoue que depuis qu’il a parlé au Dr Riley, il se pose des questions sur Adrienne. 

Eddie se rend à la taverne pour parler avec Ada. Il est étonné, car elle lui offre le poste de barman de nuit. Il fera le service de 18 h jusqu’à la fermeture, à savoir 2 h. 

Il lui demande pourquoi elle a changé d’avis. C’est bien sûr grâce à Rita qu’il a le poste. Ravi de la décision d’Ada, il commence à se sentir déjà chez lui. Il remet immédiatement en question son choix de Holter pour les verres. Eddie soulève le carton de verres sur le bar. Le nom HOLTER est clairement visible. Elle met rapidement un frein à son élan en lui disant d’oublier les fonctions de direction. 

Eddie complimente Ada sur la façon dont elle a élevé Rita. Il trouve qu’elle est intelligente et a beaucoup de classe. Puis il s’assoit devant le piano. 

Ada en profite pour mettre les choses au point : il ne doit pas payer de verre, pas de jeux, et aucune autre magouille. Sinon, elle le vire illico. Il n’a non plus pas le droit de mettre les pieds dans les quartiers d’habitation, à l’arrière de la taverne. 

Eddie essaie une approche, mais elle le repousse et dit qu’elle ne veut le voir ici que pendant ses heures de travail. Elle lui demande de sortir. Il la salue et s’en va. 

Adrienne passe la porte d’entrée du manoir Peyton. Martin l’attendait. Elle aimerait savoir s’il l’a surveille, mais il lui assure que non. Il lui fait confiance. Il lui demande de lui parler de son voyage à Boston. Adrienne répond que tout s’est très bien passé. 

Lee entre et monte l’escalier sans un mot. Elle dit que les domestiques n’ont pas entretenu la maison de Boston. Ce n’est pas ce que Peyton veut entendre. Adrienne lui raconte que Steven est entré par la porte arrière et est sorti par la porte avant. Elle ajoute qu’elle a vu Betty sur le siège arrière d’un taxi lorsqu’ils sont sortis. Elle ne pense pas que Steven l’ait vue. Adrienne dit qu’elle est fatiguée et souhaite aller se coucher. 

Elle trouve Lee dans sa chambre. Elle lui demande de sortir. Il la prévient qu’elle ne doit pas mettre Martin en colère. Il est malade et doit préserver sa santé. 

Adrienne lui demande ce que peut contenir un cerveau aussi étriqué que le sien. Adrienne essaie un chapeau. Lee dit qu’il ferait pour Peyton un meilleur petit-fils que ceux qu’il a maintenant. Elle lui rétorque :

— Je vais vous faire virer si vous continuez ainsi. Dehors chauffeur !

Eddie est assis au bureau d’Elliot au Clarion quand celui-ci revient. Il dit à Elliot de retirer son annonce, car il a un travail de nuit à la taverne. Elliot est ravi pour lui et dit qu’il espère que ça marchera. Ils se serrent la main. Eddie remercie Elliot pour son soutien moral. Il l’invite à passer prendre un scotch un de ces soir à la taverne, il lui paiera un verre quand Ada ne sera pas là, faisant fi de l’avertissement de son ex-femme. 

Elliot interroge Eddie sur Jack Chandler. Il voudrait savoir si Chandler et Leslie étaient amis. Eddie se souvient qu’ils ont joué au poker ensemble, mais n’en sait pas plus (ou ne veut pas en dire plus). Elliot est persuadé qu’il y a une connexion entre Leslie et Chandler et il pense sérieusement que c’est Harrington qui a aidé Chandler à s’évader. Eddie lui demande pourquoi il aurait fait une telle chose. 

Elliot insiste et lui demande de faire un effort pour se souvenir s’il a jamais vu Leslie avec Chandler. Eddie se met en colère en voyant qu’Elliot fouine dans un passé dont il est impliqué. Puis il se calme et s’excuse. 

Selon Elliot, il est probable que Chandler fasse chanter Leslie parce qu’il a quelque chose contre lui. Eddie ne l’espère pas, car Leslie est devenu le beau-père de sa fille. Et deux moutons noirs dans la famille, c’est trop. Il s’en va. 

Depuis le manoir, Peyton téléphone à l’appartement des Harrington. Norman va répondre, tandis que Rita, Elliot et Rodney sont à la table, en train d’admirer un tableau des étoiles. 

— Oh, c’est probablement Connie, songe Elliot.

Norman décroche

— Allô ? 

— Norman ?

— Oui, qui est-ce ?

— C’est ton grand-père. Est-ce que Rodney est ici ?

— Si Rodney est ici ? Oh, je suis blessé, répond sarcastiquement le plus jeune des Harrington. Tu appelles chez moi et demande à parler à Rodney.

— Je n’ai pas le temps d’écouter tes plaisanteries. Est-ce que Rodney est ici ?

— Oui, il est ici. Un instant… Hey Rodney !

— Qui est-ce ?

— Heu… Comment s’appelle-t-il déjà ?

Rod prend le combiné.

— Allô.

— Rodney, j’ai peur que quelque chose soit arrivée.

Rodney prend un ton ennuyé :

— Grand-père, ça ne peut pas attendre ? Nous étions sur le point de dîner.

— As-tu vu Betty aujourd’hui ?

— Betty. Non. Pourquoi ?

— Eh bien, elle n’est pas rentrée et n’a laissé aucun message.

— Il y a beaucoup d’endroits où elle peut se trouver.

— Je sais, mais ça ne lui ressemble pas. Elle n’a jamais fait ceci auparavant. Je pensais que peut-être elle était venue te voir.

— Ce n’est pas le cas.

— Il y a des raisons de s’inquiéter au sujet de Betty, et je suis inquiet. Si tu as des nouvelles d’elle, fais-le moi savoir en premier, d’accord, Rodney ?

— Très bien.

— Au revoir.

Rodney raccroche.

— Qui a-t-il ? s’enquiert Norman.

— Oh rien. Betty n’est pas encore rentrée à la maison, c’est tout.

— Alors pourquoi t’appelle-t-il ?

— Bien, revenons-en au ciel, dit Elliot. Je ne vous ai pas donné ce télescope pour rien. Mais je veux que vous m’accordiez un peu d’attention. D’accord ?

Retour au manoir, où Peyton est debout devant la table de la salle à manger lorsque Steven entre. Peyton s’énerve parce que Steven est en retard. 

Ce dernier demande où est Betty. Peyton ne l’a pas vue. Il s’énerve aussi parce que Betty n’est pas rentrée. 

Steven monte les escaliers en courant et se retrouve face à face avec Adrienne.

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