Lundi 21 août 1967
Négociations
Martin Peyton s’est lancé un défi. Quelques heures plus tôt, la femme de Steven Cord, Betty, a accusé Peyton d’utiliser Adrienne Van Leyden comme un moyen de briser son mariage. Et de cette façon à rendre valide le testament peu commun du vieil homme. Peyton nie cette accusation, mais Betty a raison. Et Peyton sait qu’il doit maintenant agir sans délai. Le plan de Martin est d’envoyer Adrienne faire un mystérieux voyage hors de la ville. Une excursion qui devrait bloquer momentanément les efforts de Steven à dénigrer le testament en prouvant l’incapacité mentale du vieil homme.
La limousine de Peyton s’arrête et se gare en face du bâtiment de la banque, au square. Lee Webber sort du véhicule et se rend à l’intérieur du bâtiment où Steven Cord a son bureau.
Mlle Nolan appelle Steven à l’interphone afin de lui dire que Lee est ici. Lee entre dans le bureau. Il est ici en temps que coursier de Martin Peyton. Steven lui tend un dossier contenant les papiers juridiques de Peyton.
Ils échangent des mots peu aimables, comme à l’accoutumée. Lee l’informe qu’il va conduire Peyton à Boston aujourd’hui. Puis il s’en va. Steven regarde par la fenêtre Lee partir avec la limousine. Petit incident technique dans cette scène où l’on voit le reflet de la caméra et du caméraman sur la vitre de la limousine.
Peu après, Steven appelle l’avocat William Kennerly Sr à Boston, composant un numéro à dix chiffres. Kennerly était l’ancien patron de Steven. Il lui dit qu’ils leur manquent à tous à Boston.
Steven lui parle de l’assignation. Kennerly étant l’avocat de Peyton, les deux hommes de loi devront s’affronter, et Kennerly juge Steven imprudent de lui parler de cette affaire puisqu’ils sont chacun des deux côtés opposés. Steven met fin à la conversation en lui disant d’un ton acerbe qu’il ne le dérangera plus.
Au Shoreline Garage, Rodney lit le Clarion où l’on peut voir à la une le titre : « Le revolver de l’évadé provenait de la fabrique Peyton ».
Rita vient le voir et lui demande s’il arrive à comprendre son père. Leslie veut que Rita convainque Norman à retourner à l’école. Rodney demande à Rita comment elle se sent. Elle lui dit qu’elle va bien, et qu’il n’y a pas à s’inquiéter pour elle.
Une fois Rita partie, Rodney sort du garage et se dirige vers les docks de la fabrique Peyton pour y voir son frère. Il regarde le sac du déjeuner de Norman.
Norman lui dit qu’il n’y a pas de giga sandwich ici. Rodney demande à son frère s’il a lu le journal d’aujourd’hui. Norman avoue que non. Rodney accuse Norman d’avoir obtenu ce job en faisant chanter leur père.
À Boston, la limousine s’arrête à un endroit et Lee aide Adrienne et Martin à descendre du véhicule. Ils se rendent à l’intérieur d’un bâtiment, et dans une salle de conférence remplie de livres de Droit.
Martin demande à Adrienne combien elle veut. 50.000… 100.000… ? Adrienne lui dit qu’il est cruel. Lui prétend qu’il est généreux.
Elle veut la lettre, celle que son défunt mari a écrite à son sujet. William Kennerly Sr arrive et se joint à eux. Peyton lui présente Adrienne. Il veut que Kennerly dresse un trust, révocable tant qu’il est en vie, et irrévocable après sa mort, et qui serait complètement à part de son testament.
Il lui demande quels biens il veut attribuer à Adrienne. Kennerly lui suggère la propriété Hartford qui rapporte entre 30 et 40000 dollars par an. Cependant, il désapprouve la façon de faire de Peyton.
L’associé de M. Grayson, Chambers, arrive et tend à Peyton une boite à bijoux qu’il ouvre. Martin veut qu’Adrienne choisisse une bague en émeraude.
Eddie Jacks (dont c’est ici la première apparition), déambule sur le quai. Il se rend à la taverne. Ada arrive dans la pièce et s’arrête net en le voyant. Il la salue. Il y a 18 ans de cela, Eddie était sorti chercher un paquet de cigarettes, et il n’est plus revenu. Ada est tout sauf ravie de le voir débarquer ici après toutes ces années.
Il saisit une pomme se trouvant sur la table et la croque à pleines dents. Puis il va se servir un verre de whisky, faisant comme s’il était chez lui. Il demande des nouvelles de « la gosse » comme il l’appelle. Il veut parler de sa fille Rita.
Ada lui dit qu’il ne peut pas la voir, car elle est malade. Elle lui annonce qu’elle a une grave maladie au cœur depuis son enfance, mais qu’il n’est pas au courant parce qu’il n’était pas là. Eddie ne la croit pas :
— Allons, Ada, tu peux faire mieux que ça.
Il l’informe qu’il compte rester à Peyton Place et demande à Ada d’organiser un dîner en famille, avec les Harrington. Il s’imagine déjà à festoyer au côté de Leslie, car après tout, ils ont enfin des points communs.
Il s’en va, laissant Ada perplexe.





