Episode 342

Lundi 5 juin 1967

Quelle soirée !

Ce soir, à la maison sur la colline, une fête est organisée en l’honneur de Steven Cord pour son anniversaire. Malheureusement, Steven est en retard. Il a passé ces dernières heures à essayer de contrôler sa colère contre l’homme qui l’honore ce soir, Martin Peyton. 

Steven gare sa voiture et se dirige vers l’entrée du manoir Peyton.


Steven entre dans la maison. Peyton porte un toast : 

— À mon petit-fils ! 

Le vieil homme demande à Edward de dévoiler le portrait de Betty dans sa merveilleuse robe rouge. Il présente le portrait à Steven avec un discours très consensuel. On demande à Steven de faire un discours, et l’avocat fait un speech qui restera dans la mémoire des invités pendant longtemps :

— Merci, merci, merci pour cette remarquable soirée. Mais vous devez tous savoir que cette soirée particulière n’est que le point culminant d’une série de surprises. J’ai reçu un cadeau d’anniversaire plus tôt que prévu. Pour un homme qui pense avoir tout, de la part d’un donneur qui a choisi de rester anonyme. 

Steven sort le rapport Blaine de sa poche, et poursuit : 

— Ce document est arrivé à mon cabinet hier matin. Livraison spéciale. Celui qui l’a envoyé était très impatient et voulait me voir en sa possession avant la fête. Afin que je puisse recevoir mon autre cadeau surprise dans l’esprit dans lequel il a été donné. Ces pages sont minces. (Il hausse la voix) Seul un ennemi a pu me les faire parvenir. Seul un lâche aurait pu faire ce sale boulot anonymement. Ce document est un monceau d’ordures, un soi-disant rapport sur ma femme, destiné à me détruire et à anéantir mes ambitions politiques, et m’enlever toute chance de bonheur personnel. Eh bien, mesdames et messieurs, cela n’a pas fonctionné. J’ai pris ces viles insinuations contre ma femme pour exactement ce qu’ils sont : une sale manœuvre politique. J’ai examiné ces allégations contre ma femme, et ce sont des mensonges ! De foutus mensonges ! Ils ne prouvent rien, et ne sont là que pour tenter de me détruire. 

Il offre au juge Chester de démissionner de son poste de procureur par intérim. Le juge lui dit que ce rapport n’a pas besoin d’être publié. 

— Il doit l’être, répond Steven. Je veux qu’il le soit. Ce n’est rien d’autre qu’un chantage politique. Les électeurs de ce comté ont tout à fait le droit de savoir, le droit de savoir pourquoi je me suis retiré. 

Il tend le rapport de Blaine à Elliot pour qu’il soit publié dans le Clarion. Betty, choquée, se précipite vers les escaliers et grimpe au premier.

Rodney monte à l’étage et frappe à la porte de la chambre de Betty. Il demande s’il peut entrer. Elle le laisse entrer. Elle lui rappelle qu’il lui avait dit que Steven l’aimait. 

Rodney l’informe que la fête est finie et que les invités sont rentrés chez eux. Ils ont tous deux une longue conversation à cœur couvert. Rodney propose de reprendre le rapport de Blaine à Elliot et de le brûler. Betty lui fait savoir que cela ne sert à rien, il y a d’autres copies.

Elle lui dit qu’elle n’aimait pas Steven à l’époque où elle s’est mariée avec lui. Mais elle a appris à l’aimer profondément. Elle ne se voit pas vivre sans lui, et a peur pour l’avenir de leur couple.

En bas, Steven boit en face du portrait de Betty. Peyton serre les dernières mains et souhaite bonne nuit aux invités. 

Elliot s’approche de Steven et offre de lui rendre le rapport. Peyton entre dans le salon à son tour : 

— Remarquable performance, dit-il à l’attention de Steven. 

Il parle avec Steven de politique et lui fait savoir que ce n’est pas avec ce genre d’esclandre qu’il aura la chance un jour d’être élu procureur. 

Steven accuse Peyton de lui avoir envoyé le rapport de Blaine. Martin s’en défend.

Rodney descend les escaliers et rejoint son grand-père et son demi-frère. Il assure à Steven que rien se trouvant dans le rapport n’est vrai. Rien n’est arrivé à New York. Il encourage l’avocat à monter dire à Betty qu’il la croit.


À l’appartement, Rita, dans son pyjama, fait du rangement tandis que Norman s’éveille. Il lui reproche de faire des efforts et lui ordonne de retourner au lit. 

Rita embrasse Norman. Celui-ci se rappelle les préconisations du médecin en matière de relation entre le couple, et préfère quitter la chambre. Il ferme la porte. 

Rita se lève, sort et l’appelle : 

— Norm. 

Mais elle n’obtient pas de réponse.


Au manoir, en face du portrait, Steven boit toujours. Il jette son verre dans la cheminée. Il monte à l’étage et entre dans la chambre. Il parle avec Betty et veut connaître sa version des faits. 

— Dis-moi que tu ne savais pas comment vivait cette fille à New York.

— Pas au début. Je l’ai appris par la suite. Sharon vivait aux dépens d’un homme marié. 

— Le rapport dit que cette Sharon Purcell était une fêtarde invétérée. Sachant cela, tu as quand même continué à vivre avec elle. Tu as accepté ce double rendez-vous entre Sharon Purcell, son amant et un ami de ce dernier. Pourquoi, Betty ? Pourquoi ?

— Parce que je pensais que ce n’était qu’une soirée entre amis. 

Steven lui rappelle que l’homme avec qui elle a passé la soirée lui a donné de l’argent. Betty ne nie pas, et lui explique que l’argent qu’elle a reçu de l’homme à New York était pour payer son train. Il le lui avait offert pour qu’elle retourne à Peyton Place.


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