Lundi 29 mai 1967
Une livraison spéciale
Une livraison spéciale au bureau d’un avocat à Peyton Place de la part de l’agence de détective Blaine, de New York. Une enveloppe envoyée à la demande de Leslie Harrington, qui a exigé à ce que son nom ne figure pas sur le document. Le contenu : une copie de leur rapport sur les activités immorales de Betty Anderson durant la semaine qu’elle a passé à New York, deux ans auparavant. Pour l’agence de détectives, c’est un service de routine pour un ancien client. Ils n’ont aucun moyen de savoir que Betty Anderson est devenue depuis Mme Steven Cord.
Square. Le facteur traverse le square jusqu’au bureau de Steven Cord.
Dans le bureau de l’avocat, Elliot montre le télex qu’il a reçu sur Jack Chandler à Steven Cord. Le nom de Peyton Place comporte une faute.
SPÉCIAL POUR PAYTON PLACE CLARION
E. CARSON, RÉDACTEUR EN CHEF,
PHOTO IDENTIFIÉE PAR WARDEN D.D. ORCAT
COMME L’ANCIEN DÉTENU DE PRISON, JACK FORREST
ÉPPELÉ F-O-R-R-E-S-T.
FIN DU MESSAGE
Steven remercie le journaliste, cette information lui sera précieuse si jamais Chandler fait des vagues.
Puis l’avocat reçoit le rapport de Blaine par courrier. Elliot mentionne le fait que Jack Chandler a abandonné sa plainte contre lui. Il ajoute qu’il va écrire un article dans le Clarion sur Steven, qui vient d’être promu procureur par intérim par le juge Irwin A. Chester. Elliot félicite Steven et lui demande s’il a des commentaires à faire. Puis il s’en va.
Steven lit le rapport et appelle Mlle Nolan par interphone en lui disant qu’il va prendre le premier avion pour New York. Il reviendra dès ce soir. Elle lui dit qu’il a des rendez-vous aujourd’hui. Steven lui demande de les annuler. Elle lui demande s’il rentre chez lui se changer. Il lui répond que non, il part directement à l’aéroport depuis son bureau.
Michael vient voir Rita à l’appartement, et est surpris d’y trouver Rachel.
— Puis-je entrer ? demande-t-il.
Rachel l’informe qu’elle est ici jusqu’à ce qu’Ada revienne. Rita demande au médecin s’ils l’attendaient. Il lui répond qu’il viendra faire une visite de temps en temps.
Rachel et Michael se disputent. Le médecin veut qu’elle quitte la ville pour aller au collège du Vermont. Rachel lui dit qu’elle l’aime et l’embrasse pour mettre fin à la dispute. Choquée, Rita les surprend.
Rodney et Peyton discutent dans la limousine. Peyton veut que Rodney assiste à l’anniversaire surprise de Steven. Son absence pourrait rappeler aux gens les fissures de la famille. Rodney refuse.
Tandis que Peyton sort du véhicule, Betty sort du bâtiment Peyton Place Banking & Trust Co. Elle rejoint le vieil homme avec lequel elle s’entretient un moment.
Peyton demande à Betty de convaincre Rodney de venir à la fête. Puis Peyton se rend au bâtiment de la banque pour aller voir Steven dans son bureau.
Rodney reste avec Betty. Elle traverse la route. Elle semble bouleversée. Rodney lui demande ce qui ne va pas. Betty lui dit qu’elle s’inquiète au sujet du rapport de Blaine et les conséquences que cela pourrait avoir sur la campagne de Steven pour l’élection au poste de procureur.
— Tu devrais lui parler de ce rapport avant qu’il ne le découvre par lui-même, conseille Rodney.
— Comment pourrais-je le faire ?
— Tu veux qu’il lise le rapport ? Qu’il parcoure ces froides lettres noires sur papier blanc lui frapper les yeux ? Tu connais Steven.
— Viens à la fête de Steven, supplie Betty.
— J’ai déjà dit à mon grand-père ce que je pensais de cette fête.
— J’ai besoin de toi, Rod. S’il te plaît, viens.
Rodney capitule.
— D’accord, je viendrai.
Depuis la fenêtre du bureau de Steven, Martin Peyton observe Betty et Rodney qui semblent plus proches que jamais.
Sur le quai, Eli rencontre Chandler qui descend les escaliers de la maison d’hôtes, portant deux valises. Eli lui demande s’il va quelque part.
Ironiquement, Chandler donne une pièce de monnaie pour qu’il puisse téléphoner à Elliot la bonne nouvelle de son départ de la ville.
C’est ce que fait Eli. Une fois Chandler parti, il se précipite vers la cabine téléphonique la plus proche et appelle Elliot au Clarion. Il l’informe du départ de Chandler et dit qu’il veut le suivre. Elliot lui demande de rester éloigné de Chandler, c’est à Steven de s’occuper de cela. Il raccroche, pour se rendre au palais de justice.
Depuis la cabine téléphonique, Eli observe Chandler. Ce dernier va chercher de l’essence au Shoreline Garage. Il remplit son réservoir et met de l’eau dans le radiateur. Rodney l’informe que l’essence lui coûte 5 dollars. Il espère que son départ est définitif.
Eli les rejoint. Il essaie de savoir où va Chandler. L’homme ne lui répond pas. Rodney s’en mêle.
— M. Carson vous pose une question, pourquoi ne pas y répondre ?
— Parce que je n’ai pas à le faire.
Il pousse Rodney et Elliot, s’engouffre dans sa voiture et démarre sans avoir payé.
Elliot se rend au poste de police pour voir que le mandant d’arrêt pour Chandler attend toujours sur une table et n’est pas rempli. L’agent de police lui dit que la faute incombe à Steven qui n’est pas venu signer le dépôt de plainte. Tant que le document n’est pas signé, ils ne peuvent pas arrêter Chandler.
Le policier lui dit qu’il peut toujours lui-même porter plainte à la place de l’avocat.
— M. Cord n’est pas venu ? Et il n’a pas laissé de message ? demande avec étonnement Elliot.
— Non.
Elliot secoue la tête par dépit et s’en va.
Chandler conduit son imposante voiture jusqu’à l’entrée de l’entrepôt 2 de la fabrique Peyton. Il entre dans le bâtiment où sont entreposées de nombreuses caisses en bois.
Leslie se dirige vers lui. Il a demandé à Chandler de venir le voir ici. Il lui donne de l’argent pour quitter la ville à la condition qu’il ne revienne plus jamais, qu’il ne donne plus signe de vie et qu’il ne mentionne son nom à personne.
Chandler lui demande de quoi il a peur. Leslie lui dit que quoiqu’il ait pu faire à la fille Carson, il ne veut pas qu’il mente en l’impliquant dans l’histoire.
Chandler lui rappelle que la dernière fois qu’il est venu au bureau de Leslie, la secrétaire avait fermé la porte. Ils ont discuté très longtemps. Personne ne sait de quoi ils ont parlé et Chandler pourrait dire ce qu’il veut, rien ne pourra prouver le contraire.
Leslie lui répond que personne ne croira ses mensonges. Avant de partir, Chandler lui dit :
— On formait une bonne équipe. Vous le cerveau, et moi les muscles. Ou bien était-ce l’inverse ?





