Episode 335

Mardi 9 mai 1967

Douloureuses traces du passé

Jack Chandler a supplié Leslie Harrington de lui donner de l’argent pour quitter la ville. Harrington a ajourné sa décision et ce soir, Chandler est sur le trajet de la collision. Ses sentiments pour la jeune Rachel Welles sont maintenant presque incontrôlables. Pris au piège par ses sentiments et par la pression qu’Elliot Carson exerce sur lui, Chandler, en cet instant, ne voit qu’une porte de sortie. La fuite. 

Chandler marche sur le quai. Il fait nuit. 


Sur le quai, Elliot appelle Chandler de son vrai nom : « Forrest ». Chandler se retourne. Elliot le rejoint et exige de savoir ce qui est arrivé à Allison. Elliot sait désormais que Rachel a trouvé le bracelet d’Allison dans la voiture de Chandler. 

Les deux hommes se battent violemment. Chandler lance une grosse pierre à Elliot, qui l’esquive. Chandler prend la rame d’un bateau. Au cours de la bagarre, Elliot parvient à saisir la rame à l’insu de Chandler. 

Il cogne Chandler contre un poteau et le menace : 

— Dis-moi où elle est. Dis-le-moi ou je te tue !

Mais Chandler s’effondre.


Dans la pénombre d’une salle d’examen, le Dr Rossi examine les yeux d’Elliot. Le médecin s’excuse : 

— Je suis désolé de vous avoir obligé d’attendre si longtemps pour être soigné, Elliot, mais nous avons été obligés de soigner en premier le perdant. 

Le médecin ajoute qu’Elliot a une collection de cicatrices. Il l’informe que Chandler n’est pas dans le coma, n’a pas de contusions ni de dommages au cerveau. Il reproche cependant à Elliot de s’être battu :

— Que se serait-il passé si vous aviez tué Chandler ? Vous avez une femme, un fils, qui comptent sur vous.

Plus tard, dans la salle d’examen de l’hôpital de Peyton Place, la police interroge Elliot concernant la bagarre sur le quai. Elle lui demande s’il souhaite porter plainte. 

En fait, tant qu’il n’y a pas d’arme et que les blessures sont mineures, il peut porter plainte pour écart de conduite. Elliot rit à l’idée de porter plainte pour écart de conduite.

Dans la chambre 127 de l’hôpital de Peyton Place, la police interroge Chandler concernant la bagarre sur le quai et lui demande s’il veut faire une déposition. Le Dr Rossi et Elliot sont également présents dans la pièce. Chandler, en homme de mauvaise foi qu’il est, dit que c’est Elliot qui a commencé. Selon lui, M. Carson lui a sauté dessus. Il décide de porter plainte et on lui demande de signer sa plainte. Elliot a le bon sens de ne pas s’énerver.


Chez les Carson, Rachel apporte un verre de lait à Constance. Celle-ci est affalée dans un rocking-chair, encore sous le choc d’avoir appris qu’Allison avait croisé la route de Chandler. Rachel tente de la réconforter :

— Allison a pu s’enfuir, spécule-t-elle. Je l’ai bien fait.

— Tu es plus forte qu’elle.

— Parfois, quand nous sommes confrontés à la peur, notre force se décuple.

— Je ne pense pas que notre esprit puisse survivre à une expérience aussi terrible.

— Ne dites pas ça, madame Carson.

— Allison a souffert d’amnésie. Elle pourrait être n’importe où. Le plus dur est de ne pas savoir où elle se trouve.

Rachel propose à Constance de s’en aller si elle leur fait trop rappeler Allison. La dernière chose au monde qu’elle voudrait, c’est faire souffrir davantage Constance.

Constance lui sourit et dit qu’elle ne veut pas que Rachel s’en aille.

Le téléphone sonne. Constance est soulagée d’entendre Elliot :

— Où es-tu ? J’étais si inquiète !

Le soulagement de Constance est de courte durée. Son mari lui dit qu’il n’a pas une bonne nouvelle à lui apprendre.

— Je suis tombé sur Chandler sur le quai, et l’on s’est battus. Écoute-moi Constance, appelle Steven et dis-lui de venir immédiatement au poste de police.

— Est-ce que tu es blessé ?

— Non, non… Fais ce que je te dis. Appelle Steven, s’il te plaît. 


Au manoir, Martin Peyton prend le thé avec Betty dans le petit salon. Il lui parle de son escapade à New York après l’annulation de son mariage avec Rodney et du vol du testament. 

— M. Harrington a engagé l’agence de détectives Blaine quand j’étais à New York. Blaine a rapporté avoir vu un homme sortir de l’appartement que je partageais avec une amie, et il a vu qu’il me donnait de l’argent. Il se trouve que cet homme a eu un geste paternel, il m’a donné cet argent pour pouvoir rentrer à Peyton Place, sachant que je ne trouverais pas ma place à New York. C’est la stricte vérité. La question est de savoir si Steven va le croire.

— Tu oublies que le rapport Blaine n’est qu’une partie de ton problème, tu es aussi accusée d’avoir dérobé mon testament et de l’avoir montré à Leslie Harrington. 

Betty dit au vieil homme qu’Harrington la fait chanter avec le rapport. Martin lui demande si elle a lu le testament. Elle admet que oui. 

Steven entre et demande à Peyton de ne pas utiliser Betty comme coursier pour Leslie Harrington. Peyton acquiesce et se conforme à ses souhaits. 

Une fois Steven parti, le vieil homme affirme à Betty que l’avocat le méprise et que Steven veut rester marié uniquement pour contrarier Peyton. Lorsque Betty le met au défi de tout raconter à Steven (le vol du testament et le rapport Blaine), Peyton dit qu’il ne le fera pas, pour la simple raison qu’il ne veut pas être à l’origine de leur séparation, à elle et à Steven. Si Betty doit quitter son mari, c’est elle qui le décidera. 

Puis Betty monte dans la chambre à coucher, où Steven trie quelques papiers. Steven dit que Lee Webber mijote quelque chose. Mary frappe à la porte pour dire à Steven qu’il a un appel téléphonique.


Au poste de police, dans la salle réservée aux avocats et à leurs clients, Steven dit à Elliot qu’il sera inculpé dans la matinée. Il est accusé d’agression. Ils ont trouvé des éclats de bois de la rame dans les mains d’Elliot. Ce dernier lui dit qu’il a enlevé la rame des mains de Chandler. 

Le problème, c’est que c’est parole contre parole, et ce qui ne joue pas en faveur du journaliste, c’est que c’est Chandler qui est à l’hôpital, alors qu’Elliot n’a pratiquement rien.

Steven lui fait savoir qu’il risque de un à douze ans de prison pour agression. 

Elliot demande à Steven s’il peut le sortir d’ici maintenant, pour ne pas qu’il passe la nuit en cellule, cela lui rappelle de trop douloureux souvenirs. Mais Steven n’en a pas la possibilité. Il demandera sa liberté sous caution demain matin.

Plus tard, dans la prison du comté de Peyton, Elliot entre dans sa cellule. Le gardien referme la porte. Elliot s’étend tout habillé sur sa couchette. 


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