Mardi 25 avril 1967
L’étonnant testament
Pour une jeune femme dont le quotidien consiste à faire bonne impression pour le bien de la carrière de son mari, l’idée d’un chantage est si étrange, si répugnant et comme une mort soudaine, c’est quelque chose qui n’arrive qu’aux autres. Aujourd’hui, Betty Anderson Cord est victime d’un chantage. Leslie Harrington l’a menacée de rendre public le rapport Blaine. Un moment en apparence sordide du passé de Betty. Afin de la forcer à s’emparer du testament de Martin Peyton et de le lui remettre. Betty a essayé désespérément d’éviter cette manœuvre grossière. Elle a essayé et échoué. Mais dans l’ombre, Lee Webber a observé Betty prendre le testament.
Le vestibule de la maison Peyton. Betty se rend dans la chambre où se trouve le coffre-fort, elle l’ouvre et regarde le testament.
Lee observe Betty mettre le testament dans son sac. Elle quitte la chambre. Elle descend les escaliers et appelle Steven. Elle lui dit qu’elle va faire une course pour Peyton.
À l’extérieur du manoir, elle monte dans sa décapotable. Puis elle lit le testament. Lee Webber l’observe depuis la fenêtre du deuxième étage.
DERNIÈRES VOLONTÉS ET TESTAMENT de Martin Peyton.
« Je nomme William Kennerly de Boston, Suffock County, Massachusetts, exécuteur testamentaire.
Je nomme mon beau-fils, Leslie Harrington, administrateur de tous mes biens jusqu’à ce que le principal bénéficiaire atteigne l’âge de trente ans, Betty Anderson Cord.
Je lègue tous mes biens, de quelque nature qu’ils soient, et où qu’ils soient situés, et de n’importe quelle façon dont ils ont été acquis à Betty Anderson Cord, à la seule condition qu’elle se marie avec mon petit-fils Rodney Harrington dans l’année suivant ma mort. »
À la fabrique, la secrétaire de Leslie lui apporte quelques documents. Elle mentionne le contrat Heywood.
On peut voir l’ombre d’une femme à travers la vitre transparente du bureau de Leslie. Il s’agit de Betty. La secrétaire la fait entrer dans le bureau et retourne à son bureau.
Betty vient donner à Leslie le testament. En retour, il lui donne le rapport Blaine. Chacun lit le document qui l’intéresse.
Leslie la félicite. Betty Anderson, la jeune fille en échec scolaire, est parvenue à décrocher le gros lot. Il évalue la fortune de Peyton entre 10 et 15 millions. Betty lui dit que c’est lui l’administrateur. Il ne l’avait pas vu en lisant le document. Il pense que Peyton est encore plus fou qu’il ne le pensait.
Leslie veut bien évidemment que Betty se remarie avec Rodney. C’est peut-être pour cela qu’il est exécuteur testamentaire, Martin Peyton pensant qu’il pourra persuader Betty de remplir les clauses du testament.
— C’est impossible, souffle Betty. Le vieil homme nous a fait une blague, j’en suis sûre. Il ne peut pas en être autrement.
— Pourquoi ?
— Il sait que je ne peux pas…
— Ne peut pas quoi ?
— Vous savez…
— Te marier à Rod ?
— Oui.
— Tu le devras si tu veux l’argent, dit Leslie d’un ton léger.
— Non, je ne peux pas quitter Steven.
— Le testament dit…
— Je me fiche de ce que dit le testament ! Steven est mon mari.
— Tu peux divorcer.
— Je l’aime.
— C’était un deuxième choix.
— Ce n’est pas vrai !
— Betty, tu aimes mon fils, tu l’as toujours aimé.
Elle s’apprête à partir, mais Leslie la retient pour lui dire :
— Tu auras tout ce que tu as toujours désiré : l’argent et l’homme que tu as toujours voulus.
Elle pose la main sur la poignée de la porte.
— Betty ?
— Vous n’avez donc pas terminé ?
— Tu oublies quelque chose.
Avec un sourire narquois aux lèvres, il lui tend le testament qu’elle a failli oublier et qu’elle doit remettre dans le coffre.
Chez les Carson, Elliot fouille la chambre de Rachel. Constance entre dans la pièce. Il trouve la boucle de ceinture. Il se souvient qu’à la prison, ce type de ceinture était fabriqué par des prisonniers. Il va se renseigner pour savoir à quelle prison d’État cette boucle de ceinture a été faite.
Constance commence à douter et espère qu’Elliot ne trouvera aucune connexion entre Chandler et Allison. Elliot l’espère aussi.
Rita est au Cider Barrel, assise à une table et perdue dans ses pensées. Sandy va s’asseoir en face d’elle et lui demande si elle attend Norman. Elle lui répond qu’en réalité, elle est à la recherche de Rachel Welles.
— Tu la connais ? s’enquiert Rita.
— Oui.
— C’est une amie à moi.
— Il semblerait que Rachel soit l’amie de nombreuses personnes à Peyton Place.
Sandy paraît jalouse de Rachel, et surtout du fait que Rodney tourne autour d’elle. Rita lui demande un autre café.
Tandis que Sandy va préparer son café, Rita voit Rachel, avec ses livres dans ses bras, qui s’apprête à monter l’étage menant aux appartements de la maison d’hôtes.
— Sandy, oublie le café.
Rita se lève, sort de Cider Barrel et se dirige vers Rachel. Elle se pose devant cette dernière et lui demande de ne pas y aller. Cela ne va lui apporter que des problèmes. Cependant, Rachel est déterminée à connaître la vérité sur Chandler et Allison, elle ne peut pas reculer.
Elle dit à Rita qu’elle devrait aller se reposer chez elle, et monte l’escalier. Rita se précipite dans la cabine téléphonique toute proche et appelle l’hôpital. Elle demande à parler au Dr Rossi, mais on lui dit qu’il n’est pas disponible. Elle veut attendre au bout du fil, disant que c’est très important. Elle doit lui parler dès qu’il sera disponible.
Dans sa chambre, Chandler dit à Rachel qu’il est allé spécialement à White River pour lui ramener les chocolats qu’elle aime tant. Rachel pose des questions sur la mère de Chandler. Elle voudrait savoir où il est né. Mais il devient méfiant et élude la question.
Steven se gare devant le manoir et utilise sa clé pour entrer. Il demande à la servante Mary si Betty est à l’étage. Mary lui répond non. Il lui demande alors si elle est à la maison.
— Pas encore, lui répond la domestique.
Il insiste en lui demandant si elle a appelé. Il voit Lee et l’appelle. Il lui demande ce qu’il fait. Lee lui répond sarcastiquement qu’il essaie de gagner une médaille de scout. Il offre de préparer un verre à Steven. Il a des choses à dire à l’avocat. Steven lui dit qu’il ne veut rien entendre de lui. Lee sourit :
— Même si cela concerne votre femme ?





