Episode 320

Lundi 20 mars 1967

Des murs de défense

Ce soir, Lee Webber a été engagé comme chauffeur par Martin Peyton, le grand-père de la fille dont il a été accusé de meurtre. Les raisons de Martin Peyton d’engager Lee sont autres que ses capacités de conducteur et de mécanicien. Mais Lee n’a aucune idée des raisons qui ont poussé le vieil homme à l’engager. Il ne voit que le salaire conséquent qu’il peut en tirer. Lee peut s’en vanter auprès de Sandy, sa femme qui demande le divorce.

Lee marche le long du quai et entre dans la taverne d’Ada Jacks.


Lee entre dans la Taverne et s’installe au comptoir. Ada lui dit qu’il n’est pas le bienvenu ici. Il répond qu’il n’est pas là pour renverser des tables ni casser des verres. 

Depuis l’arrière-boutique, Sandy fait signe à Ada de venir. Lee l’a vue et accompagne Ada. Il s’empresse de dire à sa femme qu’il est le nouveau chauffeur de Martin Peyton. Ada se demande pourquoi le vieil homme a engagé Lee. Ce dernier demande des félicitations de la part de Sandy et les reçoit à contrecœur. Sandy se réfugie à nouveau dans l’arrière-boutique.

Ada lui dit qu’il ferait mieux de partir. 


Steven et Betty sont dans leur chambre. L’avocat revêt un pyjama tandis que Betty est sur lit. Il se plaint à Betty des égards de Martin vis-à-vis de Lee. Selon Martin, c’est la faute de Steven si Lee est en liberté. Betty lui dit qu’il va rencontrer Peyton sur son chemin.

Peyton sait à quel point Steven déteste Lee Webber, et pourtant il le fait entrer dans la maison. L’avocat pense que c’est parce qu’il lui veut du mal.

Betty lui rappelle que Martin a le bras long, et qu’il pourrait aider Steven à devenir procureur.

— Je n’ai pas besoin de son aide, rétorque Steven.

— Nous sommes tous les deux entrés ici avec nos yeux ouverts, dit Betty.

— Alors, gardons-les ouverts. Ne laisse pas mon grand-père t’aveugler en le voyant comme un père Noël personnel. 

Betty dit qu’elle sera toujours à ses côtés. Ils s’embrassent.


Rita entre dans la cuisine tandis que Rachel prépare le petit déjeuner. Rita lui dit qu’elle n’était pas obligée, mais la jeune fille veut que Rita se repose. Elle lui demande de s’asseoir, pendant qu’elle continue à cuisiner. Rita lui dit que Norman dort encore. 

Rachel informe son amie qu’elle prévoit de partir demain. Elle a conscience que Rita a besoin de repos. Cette dernière préfèrerait que Rachel reste, mais la jeune fille a pris sa décision. Elle va trouver un job et un petit appartement, ça ne devrait pas être compliqué, pense-t-elle.

— M. Carson a peut-être changé d’avis, et tu pourrais aller vivre de nouveau chez eux. 

— Non, répond catégoriquement Rachel. Je ne retournerais pas chez les Carson. 

— Pourquoi ?

— Tu ne sais pas ce que c’est que vivre dans l’ombre d’Allison. Dormir dans sa chambre, utiliser ses affaires, tout en sachant que mon oncle est la dernière personne à l’avoir vue, je ne peux pas continuer à vivre à leur côté sachant qu’ils ne savent pas ce qui est arrivé à leur fille, ce qu’il lui a fait. 

— Qu’est-ce que tu comptes faire ? Confronter ton oncle ?

— Non, je vais fouiner. 

— Comment ça fouiner ? Où ça ?

— Juste fouiner. 

Norman entre et s’assoit à la table. Il salive devant ce qu’a préparé Rachel. Rita lui dit de ne pas s’habituer, la routine va vite reprendre. Rachel lui dit qu’en effet, elle prévoit de partir demain. 

— Eh, Rachel…, commence Norman.

— N’essaie pas de m’arrêter, Norman. S’il te plaît. 


Elliot est assis à la table du petit déjeuner tandis que Constance rumine dans son coin. Les choses ne semblent pas s’être arrangées entre eux. Ils se disputent à nouveau à propos de la façon dont Elliot a traité Rachel. 

Pour avoir la paix, Elliot lui dit qu’il va demander à Rachel de revenir chez eux.  Constance ne réagit pas.

— Tu as entendu ce que j’ai dit ? Je vais demander à Rachel de revenir.

— Pourquoi ?

— Pourquoi ! Parce que tu le veux. 

— Ce n’est pas une bonne raison. 

Constance lui dit que s’il veut qu’elle revienne pour surveiller ses moindres gestes et paroles, alors elle n’est pas sûre que ce serait bon pour la jeune fille. 

Elliot admet avoir eu tort.

— Écoute Connie, quand tu es enfermé entre quatre murs, tu commences à construire des murs. Des murs de défenses, des murs de réflexes nécessaires pour survivre. Dix-huit années, c’est suffisant pour construire des murs costauds. Je te dois des excuses, ainsi qu’à Rachel, pour vous avoir blessé. 

— Si tu penses vraiment qu’on peut donner un foyer à Rachel, alors nous recommencerons. Mais cette fois, ça doit être ta décision.


Leslie travaille dans son bureau, à la fabrique, tandis que Norman est annoncé et entre. Leslie salue Norman et demande des nouvelles de Rita. 

Leslie a reçu une lettre du bureau d’orientation du collège. Ils se demandent pourquoi le fils du directeur de la fabrique de textile a besoin d’un prêt étudiant. 

Norman demande à son père un job pour pouvoir payer ses études. Il veut commencer comme docker, au bas de l’échelle. Leslie lui rétorque qu’il n’a pas de poste disponible. Norman lui parle alors de Chandler et du poste qu’il vient d’obtenir. Il fait remarquer à son père que Rachel est la nièce de Jack Chandler. Elle est morte de peur à chaque fois qu’il s’approche d’elle. 

— Es-tu en train de me suggérer de virer Chandler ?

— S’il n’a pas de job, il fera ses bagages et s’en ira. 

Leslie dit qu’il ne peut pas le licencier, car il ne peut pas s’immiscer dans la vie privée de Chandler. 

Norman est déçu, il s’en va.


À l’appartement, Rachel fait ses bagages tandis qu’Elliot frappe à la porte. Elle ne répond pas. Elliot frappe de nouveau, et comme il n’obtient pas de réponse, il redescend les escaliers et s’en va. 

Rachel prend sa valise et s’en va à son tour. Elles se dirigent vers le tribunal où se trouve la station de bus internationale. 

L’enseigne de destination du bus indique : « HASTINGS VALLEY, WHITE RIVER et HILL JUNCTION ». Rachel monte à bord, paye le chauffeur et s’installe dans un siège. Par la fenêtre, elle voit Chandler qui la toise. Le bus s’en va.

Chandler conduit sa camionnette et klaxonne devant le Shoreline Garage. Il demande de l’essence à Rodney. Rodney lui demande s’il a du liquide sur lui. 

Rodney vérifie son niveau d’huile et d’eau. Ils sont bons. Chandler lui dit qu’il va voir un homme afin de lui racheter sa ferme. Rod demande 2,50 dollars et Chandler paye.


Elliot retourne à l’appartement afin de demander à Rachel de revenir chez les Carson. Mais Norman et Rita l’informent que Rachel est partie ce matin et qu’elle n’est pas revenue. 

Norman pense qu’elle est retournée à la ferme. Mais Rita a l’impression que non, car elle détestait cet endroit. Norman suggère à Elliot d’aller voir Mme Burrows, qui en saura peut-être plus. Il ajoute qu’il appellera Elliot si jamais il a des nouvelles. Elliot s’en va. 

Norman demande à Rita si elle en sait plus qu’elle ne veut en dire.


Norman avait raison, c’est bien à la ferme de Hastings Valley que Rachel est allée. Elle brise une fenêtre afin de lever le loquet de la porte. À l’intérieur, elle saisit un chandelier sur un meuble à tiroirs. Elle y pose des bougies et les allume. Puis elle se rend au sous-sol. 

Elle cherche des indices afin de pouvoir confronter Chandler. Elle y trouve une boucle de ceinture avec les initiales JF. Elle met la boucle dans sa poche. 

Elle ouvre un tiroir et scrute l’intérieur. Elle regarde autour d’elle et elle sursaute en entendant la voix de Chandler lui dire : 

— Le mal du pays, chérie ?


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