Episode 317

Mardi 7 mars 1967

La décision de Rachel

Vingt ans plus tôt, Jack Chandler marchait sur ce même quai, à Peyton Place. À cette époque, il venait ici pour un but bien précis, pour rencontrer Leslie Harrington dans l’arrière-boutique de cette taverne afin de parler affaires. Des affaires d’un genre très particulier. Récemment, Jack Chandler est retourné à la taverne, mais la propriétaire, Ada Jacks, l’a accueilli froidement. Aujourd’hui, il a décidé de faire un nouvel essai. Son but est de récupérer Rachel Welles, et pour se faire il doit avoir une amie et alliée.

Sur le quai, Jack Chandler se dirige vers la taverne d’Ada Jacks.


Chandler entre à la taverne tandis que deux hommes en sortent. Ada se dirige vers lui et lui demande depuis quand Harrington permet à ses hommes de boire pendant leurs heures de travail. Il lui répond que c’est l’heure de sa pause et qu’il est venu boire un café. 

Il tente de se rapprocher d’elle en lui disant qu’elle est une femme généreuse. Mais Ada lui fait clairement comprendre qu’elle n’est pas intéressée et lui dit que s’il veut manger quelque chose, il doit se rendre à l’autre bout du quai.

Chandler est toujours assis au comptoir quand arrive Norman. Ada lui demande pourquoi il n’est pas à l’école. Chandler observe qu’Ada se comporte familièrement avec Norman. Il ne savait pas que le jeune homme avait épousé la fille d’Ada. Chandler se présente à Norman, ce dernier comprenant vite qu’il est l’oncle de Rachel Welles. Chandler s’en va.

Norman discute un moment avec sa belle-mère. Il lui demande comment elle connaît l’homme. Elle lui dit qu’il était l’ami d’Eddie, vingt ans plus tôt. Eddie est le père de Rita, il l’a quittée peu de temps après sa naissance. 

D’après Ada, Eddie est un moins que rien. Lorsqu’il est parti, c’était comme avoir une ordure de moins dans cette ville. C’est la raison pour laquelle elle n’aime pas parler à Rita de son père. Puis Norman lui dit qu’il la verra vendredi. Avant de repartir pour l’école, Ada lui demande de ne pas parler de Chandler et d’Eddie à Rita.


Rita est au drugstore et s’entretient avec Rachel au téléphone. Lee demande à Rita de réchauffer son café. Il lit dans le journal que Peyton recherche un chauffeur. Lee pense qu’il pourrait faire l’affaire. Les chauffeurs n’ont jamais les mains sales comme les mécaniciens, ils portent des gants. 

Rita s’accroche avec Lee au sujet de Rodney. Elle lui demande de rester loin de lui et de ne pas lui créer de problèmes. Elle lui réclame l’argent du café. Il paye et elle refuse son pourboire. 

Rita se prépare à partir. La fille qui la remplace arrive en courant, tout en s’excusant d’être en retard. Lee lui demande comment elle s’appelle. La jeune fille se contente de lui lancer un regard froid.


Derrière l’enseigne du Colonial Post Inn, Rachel a donné rendez-vous à Rita. Elle lui dit qu’elle a besoin de parler à une personne de confiance. Elle informe Rita qu’elle compte quitter la ville. 

— Tu quoi ? s’étonne Rita. 

— Je quitte la maison des Carson. 

— Pourquoi ?

— Parce que je n’ai pas dit tout ce que je sais à propos d’Allison. Je n’ai pas pu. 

— Et ce que tu sais, tu voudrais me le dire, à moi ?

— Je ne peux plus garder ça pour moi plus longtemps, Rita. 

Rita s’éloigne :

— Je ne pense pas vouloir l’entendre. 

Rachel suit Rita jusqu’à l’entrée du Colonial. 

— Oh, s’il te plaît !

— Tu ne peux pas le dire à quelqu’un d’autre ?

— Il n’y a personne d’autre que toi en qui j’ai confiance. 

— Et pourquoi pas Rodney ?

— Non. J’ai trouvé le bracelet d’Allison sur le sol de la voiture de Chandler. 

— Et c’est tout ?

Rachel est ennuyée de voir que Rita ne comprend pas la signification de ses paroles. 

— Tu ne comprends pas, insiste Rachel, il m’a menacée si jamais je parlais de ce bracelet à M. Carson ou au Dr Rossi. 

— Rachel, il a juste voulu te faire peur. Il bluffe. 

Rachel est ennuyée par le manque évident de perspicacité de son amie. Elle parle de Jack et des dix ans qu’il a passé marier à sa tante Lucy. Lorsqu’il est venu vivre à la ferme, il n’avait rien avec lui, pas même un bagage. 

— Rita, je me demande ce qu’il a fait à Allison.  


Dans la salle à manger encore en réfection du manoir, Steven se sert un verre tandis qu’entrent Betty et Martin Peyton. Le vieil homme dit à Steven qu’il a une femme amusante. 

Ils reviennent tout juste de Boston. Il lui a montré la maison des Peyton à Boston. Steven s’inquiétait pour elle parce que les routes sont mauvaises et qu’elle n’a pas appelé. Betty et Martin semblent avoir bien apprécié leur visite à Boston, et une certaine complicité naît entre eux. 


Le Dr Rossi travaille au labo quand arrive Rachel. Elle lui dit qu’Elliot est fâché contre elle. Le médecin lui demande ce qui s’est passé. Elle avoue avoir menti à Elliot à propos de Chandler. Elle lui a dit qu’elle ne l’a pas vu alors que c’est faux. 

Selon Michael, il n’y a pas d’autre solution pour Rachel que de dire à Elliot la vérité. Ce n’est pas la réponse qu’elle souhaitait de la part du médecin.


Rodney et Sandy se promènent sur le quai. Ils se rendent au Cider Barrel et commencent à jouer aux fléchettes. Elle demande à Rodney pourquoi il est malheureux. Rodney commande deux tasses de café à Charlie. 

Il dit à Sandy qu’elle veut être protégée et il pense que c’est la raison pour laquelle elle est avec lui. Charlie leur apporte le café. 

Sandy dit à Rodney qu’elle n’est pas Allison et qu’elle ne veut pas être mise sur un piédestal. Et elle ne veut pas être appelée « Sandra » comme Rodney a l’habitude de le faire. 


Chez les Carson, Elliot crie après Constance à propos de Rachel. La dispute est violente. 

— Cela va prendre du temps avant que je n’arrive à te pardonner si jamais tu la fais partir. 

Rachel entre par la porte d’entrée. Constance lui demande si elle va bien. Elle lui dit que c’est dorénavant Rita qui prendra soin du bébé. 

— Je m’en vais, dit-elle. 

— Attends ! supplie Constance. 

— Je n’aurais jamais dû venir. 

Puis elle se précipite à l’étage. Constance et Elliot continuent à se disputer violemment. Constance lui reproche de s’être emporté contre Rachel parce qu’elle a vu son oncle. 

— C’est son oncle ! Doit-elle te demander la permission de se lever tous les matins aussi ?

Elliot n’avait jamais vu Constance autant en colère. Il pense toujours qu’elle détient des informations sur Allison et il veut que sa fille lui revienne. Constance comprend qu’il n’a jamais voulu de Rachel ici et qu’il s’est servi d’elle pour essayer d’avoir des informations. Elliot demeure persuadé que la jeune fille leur cache quelque chose. 

Constance toise son mari. 

— J’ai appris à aimer cette fille. Si elle part d’ici, je ne suis pas prête à te pardonner. 

Dans la chambre du bébé, Rachel fait ses adieux à Matthew.


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