Episode 296

Lundi 19 décembre 1966

Dépression

Jack Chandler est un homme qui a une mission. Il veut le retour de la jeune Rachel Welles dans son monde. Le monde isolé de sa ferme de Hastings Valley. Il sait qu’il doit procéder en douceur. Il doit découvrir la nature de l’ennemi. L’ennemi ? Des hommes comme Elliot Carson.

Dans le square sombre, près du kiosque à musique en face du Clarion, Jack Chandler se tient debout et réfléchit à la façon de reprendre Rachel. La lumière du réverbère reflète le visage de Chandler d’une façon inquiétante.


Elliot tape à la machine dans son bureau du Clarion tandis que Chandler entre. Il se présente. Elliot lui demande ce qu’il peut faire pour lui. 

— Rien de spécial, lui répond Chandler. 

Il complimente Elliot pour son éditorial. Il lui passe de la pommade en lui disant qu’il écrit très bien. Elliot lui dit que son temps est précieux. 

Chandler vient à parler de la fille d’Elliot et lui dit qu’il est désolé pour ce qui lui est arrivé. Elliot le remercie froidement pour sa sollicitude. 

Ils parlent de Rachel, d’Allison et du bracelet. Elliot lui demande depuis combien de temps il vit à Hastings Valley et la réponse de Chandler est plus qu’évasive. 

Elliot se demande s’il était vraiment engagé dans la marine. Chandler lui répond que tout ce qu’a dit Rachel est la vérité. 

— Ravi d’avoir fait votre connaissance, dit-il au rédacteur avant de s’en aller.


Dans le salon du manoir Peyton, Leslie est sur le canapé, les pieds sur le tabouret, en train de siroter un verre. Il est passablement éméché. Peyton l’écoute parler. Leslie lui parle des vingt-cinq ans pendant lesquels il a toléré toutes ces choses. Il se souvient avoir été docker à la fabrique. 

Peyton lui dit qu’il n’a jamais eu sa place dans l’entreprise. Ses goûts et son comportement ont toujours laissé à désirer. Il restera à jamais un homme ordinaire, un être inférieur selon les propres dires de Peyton. Il n’a jamais appartenu à cette famille.

Leslie lui rétorque qu’il n’a pas arrêté de manipuler sa fille. 

— Vous êtes fou, lui répond Martin. 

Il ajoute qu’il a vu Norman se rendre au cimetière. Quoi qu’il pense de toute cette histoire, Catherine restera sa mère adorée. 

Il demande à Leslie quel est son prix pour qu’il laisse tomber la direction de la fabrique. 

— Pas de marché, lui répond Leslie. 

Martin lui demande alors s’il souhaite démissionner de son poste de directeur. Leslie lui répond qu’il ne s’est jamais senti à l’aise dans cette famille et dans cette maison. Il s’en va après avoir demandé au vieil homme ce que ça fait de vivre dans une « prison solitaire ». Ils sont plus que jamais des ennemis jurés.

Peyton lui demande de partir.

— Avec plaisir, répond Leslie.


À l’appartement, Rodney et Rita boivent un café. Ils s’inquiètent pour Norman, qu’ils n’ont plus vu depuis l’effroyable témoignage d’Hannah. 

Rodney informe Rita qu’il compte aller faire un tour à White River pour essayer de trouver Norman. Elle lui demande comment vont les affaires au garage. 

Sur ce, Norman se montre. Rita est soulagée. Elle lui dit qu’elle s’est fait beaucoup de soucis pour lui. Norman est bouleversé, et en colère contre sa mère. 

Il énumère les quatre enfants qu’elle a eus. Une fille dont elle n’a jamais voulu faire la connaissance, un fils dont elle ne permettait même pas qu’il assiste aux anniversaires familiaux, puis Rodney et enfin lui.

— Notre mère était folle, dit Norman en pleurant.

Il ne sait pas s’il pourra être le même maintenant qu’il a appris toute la vérité sur sa mère. Rodney tente de le réconforter, et lui dit qu’ils n’ont pas changé et qu’ils ne changeront pas. 

Norman lui demande du temps pour digérer tout ceci. Rodney lui répond qu’il l’aime et sera toujours là pour lui. Puis il laisse le couple seul.


Michael se rend au bureau de Steven Cord et trouve Betty en face de la machine à écrire (bien qu’elle ne tape pas). Rossi offre de la raccompagner à la maison. 

Il lui demande où se trouve Steven. Betty lui dit qu’il peut lui laisser un message écrit s’il le souhaite parce que Steven et déjà parti. 


Chez les Carson, Constance s’occupe du petit Matthew. Elle applique du talc sur son estomac. Elliot lui dit qu’il a passé plus de cinq heures à rédiger l’article sur l’audience de Lee Webber alors qu’il y a un an, il aurait bouclé cela en une heure. Il a du mal à se concentrer, car il ne cesse de penser à Allison, et Constance le comprend bien.

Il est sûr d’avoir déjà vu Chandler auparavant, il se creuse la tête pour savoir où, et il est de plus en plus persuadé que c’était en prison.

Il pense encore que Rachel sait quelque chose à propos d’Allison et qu’elle ne veut rien dire parce qu’elle a peur de Chandler. Constance n’est pas de cet avis. Elle fait confiance à Rachel et pense que si elle savait quelque chose à propos du bracelet, elle l’aurait dit.

Ils couchent Matthew et sortent de la chambre après avoir éteint la lumière.


Rita entre pieds nus et découvre Norman vautré sur une chaise. Elle s’approche de lui et lui dit qu’il se fait tard. Elle lui demande s’il va à l’école demain. Il lui répond par l’affirmative.

Norman est toujours perturbé par ce qu’il a appris au tribunal et Rita s’inquiète pour lui. Il est en pleine dépression. Elle lui dit qu’il devrait aller au lit et essayer de dormir un peu, mais il lui répond qu’il ne peut enlever de son esprit ce qu’il a entendu aujourd’hui.

— Viens dans la chambre, dit-elle. Je me sens un peu seule. 

— Il va falloir t’y habituer.

— Qu’est-ce que c’est censé vouloir dire ? Que tu vas rester assis sur cette chaise pour le reste de ta vie ?

— C’est une option.

Rita pose son menton contre le bras de son mari.

— Norman, je t’aime.

Mais Norman ne peut exprimer d’autre sentiment que la colère. 

Rita lui dit qu’elle se sent seule et qu’elle voudrait un bébé. Norman se lève : 

— Écoute, si tu veux un bébé, tu ferais mieux de vendre cette bague et de sortir, ou de t’offrir un chat en bonne santé.

Il ne veut plus d’enfant, ce qui bouleverse Rita.


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