Episode 290

Lundi 28 novembre 1966

Un espoir déçu

Le Dr Michael Rossi a dû partir du tribunal du Comté de Peyton où il assistait au témoignage de Martin Peyton, pour régler un étrange incident survenu à l’hôpital de Peyton Place. Une de ses patientes, la jeune Rachel Welles, y a été admise pour avoir attenté à sa vie. Une profonde entaille au poignet dans le dessein de la garder le plus longtemps possible dans le sanctuaire de l’hôpital. Mais le sanctuaire a été investi par un homme qui s’identifie comme l’oncle de Rachel.

Le Dr Rossi se gare dans le parking de l’hôpital (qui est en réalité le parking de la 20th Century Fox). Il se précipite à l’intérieur de l’hôpital sans sa trousse médicale et va parler à Mlle Choate au bureau des informations. La main de Rachel est bandée.


Michael va parler avec Chandler et le somme de ne plus importuner sa patiente. Chandler lui demande s’il s’agit d’une menace. Si le médecin persiste dans son attitude, il le menace de le traîner en justice. Mais Michael lui dit que c’est lui qui va le traîner en justice pour démontrer son inaptitude à être tuteur.

Le Dr Rossi entre ensuite dans la chambre 101 où Mme Healey s’occupe de Rachel. La bénévole essaie de renvoyer Rachel dans son lit. Mike informe la jeune fille qu’il a parlé avec son oncle. Il ajoute que Chandler est parti et ne reviendra plus. Rachel le remercie et lui demande s’il a eu peur de Chandler. Rachel semble considérer Mike comme son héros, ce qui met le médecin mal à l’aise.

— Retournez au lit, lui dit-il avant de quitter la chambre.

Mme Healey l’aide à se remettre au lit.


Dans la salle du tribunal vide, Steven parle à Betty de la pauvre Ann. Il n’a pas su lui rendre hommage avec le contre-interrogatoire de Martin Peyton. Betty étreint Steven et lui dit qu’elle l’aime. 

Leslie entre dans la salle d’audience et s’approche d’eux. Il fustige Steven pour l’interrogatoire, disant qu’il était à un doigt de le détruire, mais qu’il n’a pas réussi. 

Betty prend la défense de son mari et a pour Leslie des mots très durs qui semblent atteindre l’homme dans son amour-propre. Elle lui demande de les laisser tranquilles et de sortir. Leslie ne répond pas, mais on sent qu’il est offensé par les propos de son ex-belle-fille. Il préfère s’en aller.


Peyton et Rodney quittent le tribunal et Thomas aide Peyton à entrer dans la limousine. Rodney s’assoit sur la banquette à côté de lui. 

— J’espère que tu ne penses pas que j’ai ressenti une satisfaction personnelle à mettre Steven en difficulté, commente le vieil homme.

Rodney ne répond pas.

— Tu es en colère, conclut Martin.

— Je ne suis pas en colère, grand-père.

Martin lui dit qu’il n’a fait que se défendre et qu’il n’avait pas l’intention de mettre Steven dans l’embarras.

— Rentrons, dit-il au chauffeur. 

La limousine s’en va au moment où Steven et Betty sortent du tribunal. Ils voient le véhicule passer devant le magasin général, le Clarion, le Peyton Professional, la bijouterie et l’agence immobilière, de Peyton Place, puis la librairie, la boutique « Les Femmes » et le drugstore. 

Le couple se dirige à pied en direction du Colonial Post et du bâtiment abritant la banque. 


Peyton entre dans le manoir, suivi par Thomas. Le vieil homme pose son chapeau et dit à Hannah qu’il l’a cherchée tout à l’heure. Elle répond qu’elle est rentrée à la maison plus tôt. 

Hannah lui propose un brandy. Elle ajoute qu’elle est très fatiguée et compte s’étendre un peu avant le dîner. Peyton lui dit qu’il a fait ce qui devait être fait. Hannah lui dit qu’il s’est bien débrouillé. Elle a cependant eu de la peine en voyant Steven.

Le téléphone sonne. Hannah répond. C’est Steven. Il lui demande de venir chez lui et elle accepte. Peyton, de son côté, est sûr qu’Hannah ne sera pas appelée à la barre.

Hannah le pense aussi et elle se réjouit d’avance de ce rendez-vous avec son fils. Si effectivement Steven décide de ne pas l’appeler à la barre, elle sera reconnaissante à Martin pour le restant de sa vie. 


Dans le salon des Cord, Steven boit. Betty regarde par la fenêtre tandis que la sonnette de la porte d’entrée retentit. Betty va répondre et fait entrer Hannah. 

— Je suis heureuse que tu aies appelé, dit-elle à Steven. 

Elle sourit et félicite Betty pour la décoration de la maison et demande à Steven comment il va. 

Betty s’excuse et préfère laisser Steven parler seul avec sa mère. Hannah espère pouvoir parler un peu avec Betty après. 

Une fois Betty éclipsée, elle parle de l’inévitable : le témoignage de Peyton. Elle lui dit notamment que Peyton n’avait aucun droit de l’humilier de la sorte lorsqu’il était à la barre. 

— M’envoyer à la barre des témoins aurait été une grave erreur pour ton affaire, dit-elle, toujours persuadée qu’elle n’ira pas témoigner.

Steven lui dit alors qu’il n’a pas l’intention de laisser tomber et qu’elle fait toujours partie de la liste des témoins à comparaître. 

Hannah est choquée : 

— Alors, pourquoi m’avoir demandé de venir ?

Il sort de la poche intérieure de sa veste une enveloppe et la tend à sa mère.

— Je ne veux plus de cette maison, mère. Je te rends ton « grandiose cadeau de mariage ». C’est l’acte notarié, précise-t-il en tendant l’enveloppe. Nous payerons le loyer jusqu’à ce que nous trouvions un nouvel endroit. 

— S’il te plaît, Steven. Ne fais pas ça. 

La seule chose qui intéresse Steven, c’est la vérité et il se fiche de savoir qui doit souffrir. 

Hannah est dévastée, car elle ne s’attendait pas à cela. Elle s’en va.

Betty revient dans la pièce et observe Steven. Il tient d’une main son verre, et de l’autre l’acte notarié qu’Hannah n’a pas pris. 


Le Dr Rossi va voir John Fowler au tribunal afin de lui demander d’entamer une action en justice contre Chandler. Il lui dit notamment que Chandler s’est introduit à son insu dans la chambre de la jeune fille. Il veut un ordre de restriction. Fowler l’informe qu’un procureur ne peut rien faire contre ce genre de cas et l’envoi chez le juge Andrews.

Chandler attend à l’extérieur. Lorsque Michael sort du tribunal, Chandler et lui échangent un regard glacial. 

Puis Chandler entre dans le bâtiment et va voir Fowler. Il se présente à lui. Fowler discute avec lui de Rachel. Chandler est venu la ramener à la maison. 

Le procureur l’informe que la jeune fille persiste à dire qu’il la maltraite. Chandler nie les faits et insiste sur le fait que lui et sa femme s’occupaient très bien de Rachel. 

— Pourtant, elle s’est enfuie, précise Fowler. 

Il ajoute qu’il devrait retourner chez lui. Chander lui demande s’il a des enfants. John répond que non. Chandler s’en va, sans adresser un regard pour la secrétaire devant laquelle il passe.


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