Episode 244

Jeudi 14 juillet 1966

Des questions

Norman Harrington, aujourd’hui, est retourné à la maison de son adolescence, la maison des Peyton, où il a grandi avec son frère, Rodney. Un jeune homme qui est encore sous le choc d’une violente bagarre avec Lee Webber. Rodney et Lee se sont battus au sujet d’une remarque déplacée de Lee concernant Betty Anderson Cord. Qui a gagné ? La question tourmente Rodney, la même question qui l’a tourmenté il y a presque un an quand son adversaire, Joe Chernak, est mort. 

Norman entre au manoir. Rodney est à l’étage, dans son lit, en train de récupérer de la bagarre. 


Norman frappe à la porte de la chambre de Rodney. Ce dernier se lève et lui ouvre la porte. 

— Qu’est-ce qu’il y a ? demande Rod à Norman. 

Norman vient voir comment va son frère. Rita lui a parlé de la bagarre. C’est Sandy qui l’a mise au courant. Il sait aussi que cette bagarre a été déclenchée à cause de Betty. 

— Betty est mariée à Steven. Si quelqu’un doit se battre pour elle, ce doit être lui, n’est-ce pas ?

— Pas cette fois, répond Rodney. 

— Est-ce que tu sors une nouvelle fois avec Betty ?

— Non, nous ne sommes pas ensemble, confirme Rodney. 

— Il faut avouer que vous êtes des divorcés peu conventionnels. Vous vous voyez souvent, vous êtes restés amis. Ça peut prêter à confusion. 

Norman pense à Steven et à ce qu’il doit ressentir en voyant sa femme si proche de son ex-mari. 

Rodney s’en veut d’avoir provoqué cette bagarre. Depuis, il ne cesse de penser à Joe. Il aurait pu se passer la même chose avec Lee. 

Norman lui dit qu’il n’a pas tué Joe. Il le réconforte par des paroles sages. Rodney le remercie et lui dit qu’il a beaucoup pris en maturité. Parfois, il a l’impression que c’est Norman l’aîné. 


Peyton sort de sa limousine en face du Peyton Professional et demande à son chauffeur, Thomas, de l’attendre. 

— Bien sûr, monsieur Peyton, lui répond poliment Thomas.

Martin se dirige vers l’entrée du Clarion. 

Elliot est occupé à relire une annonce que passe une femme au téléphone pour le journal. Martin Peyton entre et dit qu’il veut un emplacement spécial dans l’édition de jeudi. Il a préparé le texte qu’il soumet au rédacteur en chef. 

« En mémoire de ma fille, Catherine Marie Harrington, née Catherine Peyton le 15 novembre 1918. Décédée le 29 août 1964. Une enfant aimée, une mère aimée. Le temps passe, mais les souvenirs restent ». 

Elliot demande à Peyton ce qu’il essaie de prouver. Il donne la lettre à l’imprimeur, qu’il appelle Paul. 

Peyton parle de Catherine comme d’une femme généreuse, gracieuse et attachante. Il demande ensuite à Elliot de lui envoyer la note, puis il s’en va.


Rita se rend au Shoreline Garage pour parler avec Rodney. Elle est désolée pour ce qui s’est passé. Elle demande à Rodney comment il va. Rodney lui parle de la bagarre qu’il avait eue avec Joe Chernak. C’était une bagarre différente de celle avec Lee. 

Rita lui demande s’il n’a pas besoin d’un nouveau mécanicien. Rodney va en embaucher un. Rita essaie de le faire changer d’avis au sujet du renvoi de Lee en lui rappelant qu’il a un frère à charge. Rodney lui répond que Lee est un imbécile. 


Steven entre chez lui et il est accueilli par Betty. Ils parlent un moment. Steven lui fait savoir qu’il a mangé un sandwich, et qu’il ne veut par conséquent pas dîner. 

Betty essaie de se rapprocher de lui, mais il est réticent envers elle. Il l’informe que Lee lui a dit qu’elle et Rodney se sont rencontrés durant son absence. Il lui demande pourquoi elle a vu Rodney. Betty a beau lui dire qu’elle l’aime, Steven ne voit que le fait qu’elle ait invité Rodney chez eux en son absence et cela le rend fou de jalousie. 

— Toutes les fois que tu as quelque chose à dire à Rodney, c’est sans moi. Pourquoi ne pas parler ensemble de ces choses, tous les trois ?

— Non, ce n’est pas vrai, se défend Betty. 

— Pourquoi est-ce que c’est toujours sans moi ?

Il crie après Betty, tandis que cette dernière se met à pleurer.


À la Taverne d’Ada Jacks, Lee est en train de faire un bras de fer avec un client pour cinq dollars tandis que Sandy arrive. 

Ada ordonne à Sandy de faire sortir Lee de son établissement. Un client fait une remarque désobligeante à Sandy : 

— Tu te joins à nous pour un verre, chérie ? 

Sandy ne fait pas attention à lui et se tourne vers Lee. Elle l’assure qu’elle l’aime. Lee se lève et se dirige vers l’appartement d’Ann Howard. Sandy le suit. 

Elle lui dit qu’Ann n’est pas là et qu’il ferait mieux de rentrer à la maison avec elle. Lee redescend, toujours suivit par Sandy, monte sur sa mobylette et démarre sur les chapeaux de roues.


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