Episode 228

Mardi 7 juin 1966

La proposition d’Allison

Chris Webber est aveugle depuis son enfance. Mais il a survécu à ce drame. Ce soir, dans un café de Peyton Place, il se souvient, très clairement, de l’accident qui a causé sa cécité.

Chris Webber déambule sur le quai. Sandy vient vers lui et l’aide à se diriger.


Chris, bouleversé après l’affrontement au Shoreline Cafe, veut courir pour échapper à Sandy, et trébuche.

Elle l’emmène à la taverne d’Ada Jacks. Ils sont suivis par Lee. Ce dernier n’arrive pas à comprendre pourquoi Chris ne sait plus qui l’a poussé de la falaise. 

Il s’approche de leur table et demande à Sandy de rentrer à la maison. Il s’assoit près de son frère. Chris lui demande de le laisser tranquille. Mais Lee insiste et demande à son frère pourquoi il a dit à Steven qu’il ne se souvient pas qui l’a poussé de la falaise. 


À la maison de la plage, Ann s’emploie à faire un croquis de Michael. Elle a plus l’habitude de dessiner des paysages. Il lui demande s’il sert de cobaye. 

Le talent artistique d’Ann est interrompu par une forte envie physique. Michael lui demande pourquoi elle est venue à la maison de la plage. Il s’approche d’elle, la serre dans ses bras et l’embrasse passionnément. 


Rodney reconduit Allison à la maison. Il conduit toujours aussi vite. Allison est bouleversée parce que tout s’est passé sur la piste de danse du Shoreline et qu’elle n’y était pas. Elle demande à Rodney pourquoi il la garde éloignée. 

Rodney souhaite être aimé comme il l’a été lorsqu’ils sont partis naviguer. Il aime Allison parce qu’elle n’est pas comme Sandy ni Betty, elle est son « Allison aux pays des merveilles ». 

Mais, comme le fait remarquer Allison elle-même, elle n’est plus aussi innocente que par le passé. Les yeux remplis de larmes, elle regarde Rodney et supplie de ne pas la laisser tomber et de se marier avec elle. 

Mais Rodney ne peut pas lui accorder le mariage. Elle vit à moitié dans la réalité et à moitié dans le rêve. Lui a besoin de vivre uniquement dans la réalité. 

Allison l’embrasse, sort de la voiture, le regarde longuement, lui dit au revoir, ouvre le portail donnant sur le jardin, le referme derrière elle et se dirige vers la maison. 

À l’intérieur, Elliot et Constance font des projets pour aller naviguer aux Caraïbes après la naissance du bébé. 

Allison entre et leur dit qu’ils devraient partir dès demain. Elliot lui dit qu’elle ne peut pas tout le temps s’échapper de la réalité. 


Steven est au lit en train de feuilleter un magazine lorsque Betty se prépare à aller se coucher. Il agit avec désinvolture, et cela agace Betty.  

— Allez, vas-y Steven. Énerve-toi. 

— Pourquoi ?

— J’ai l’impression que tu n’approuves pas tout à fait ce que j’ai fait au Shoreline. 

— C’est vrai. 

— Et pourquoi ?

— Parce que tu as été vulgaire. 

— Ce n’est pas dans ton habitude. 

— C’est ton modus operandi, n’est-ce pas ?

— Je ne suis pas allée à l’université, Steven. 

— D’après toi, il n’y a aucune raison à ton comportement, c’était simplement pour faire quelque chose qui sort de l’ordinaire. Comme une gamine de deux ans. Comme un animal, simplement faire quelque chose qui ne te ressemble pas. 

— J’aime danser. Je suppose que c’est vulgaire, ça aussi.

— Tous ceux qui ont pu voir la façon dont tu te trémoussais n’appelleraient pas ça de la danse.

— Ils appelleraient cela comment ?

— De l’exhibitionnisme. 

— Tu veux savoir, Steven. Tu es coincé. Tout ce qui sort de l’ordinaire te dépasse.

— Rien ne justifie ta façon d’agir comme…

Il s’interrompt. Betty l’encourage à continuer. 

— Comme quoi ? Vas-y Steven, dis-le. 

— C’était tellement évident, Betty. 

— Dis ce que tu penses pour une fois dans ta vie. 

— Cette petite compétition avec Sandy Webber était strictement destinée à Rodney Harrington. Il t’observait et tu le savais. Tu dansais de façon à ce qu’il te voie et te désire. En un sens, tu dansais pour le séduire. 

— Ce n’est pas vrai !

Betty le gifle. Steven la regarde froidement.

— Je me sens désolé pour Allison Mackenzie, dit-il. Elle n’a pas de chance. Mais ce n’est pas ton problème, n’est-ce pas ? Non, le seul problème que tu as est d’être toujours attachée à Rodney Harrington. 

Betty se met à pleurer de rage. 

— J’en ai marre de tes soupçons ! J’en ai marre de tes accusations ! Rodney ne fait plus partie de ma vie. Quand vas-tu enfin comprendre cela ?


Norman gambade dans la rue tandis que lui et Rita reviennent de leur nuit de camping. Ils déchargent la décapotable et se rendent à l’appartement. 

Rita note que Norman n’avait pas fermé la porte à clé. Pour sa défense, Norman dit qu’il n’y a rien qui vaut la peine d’être volé dans l’appartement. 


Lee se rend au Cider Barrel pour y chercher sa femme ou son frère. Il y rencontre Ann avec qui il échange quelques mots. 

Ni Sandy ni Chris ne sont ici, alors il commence à ennuyer Ann qui se trouve au bar. 

Steven entre et ordonne à Lee de laisser Ann tranquille. 

— Si elle a le droit de parler avec Chris, alors j’ai le droit de parler avec elle, vocifère Lee. 

Steven réconforte Ann par quelques mots. Il lui dit que Chris ne se souvient pas qui l’a poussé de la falaise. Pour Ann, c’est une nouvelle formidable et pleine d’espoir. 


Plan de chutes d’eau. Chris et Sandy marchent le long de la falaise. Chris lui dit qu’il n’aurait jamais dû l’emmener ici. Il lui demande quelle est environ la distance qui sépare le haut de la falaise au bas. 

Il se souvient de cette journée ensoleillée où un groupe d’enfants riaient et jouaient à colin-maillard. Jusqu’à ce qu’une main le pousse et qu’il tombe de la falaise. La dernière chose qu’il a vue, c’est l’eau venant se fracasser contre les rochers.

Sandy se met à pleurer en écoutant le récit de Chris. Le jeune homme reste pensif : 

— Qui a pu faire une chose pareille ? Qui ? 


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