Lundi 4 avril 1966
Baptême de feu
Ce matin, Steven Cord craint que l’éditorial explosif du Clarion contre John Fowler soit un obstacle dans le cadre d’un nouveau procès pour Rodney. Et Elliot Carson sait que pour lui, aujourd’hui, sera « le procès par le feu ».
Quelques personnes marchent dans la neige, sur la place. Sa mallette de travail à main, Steven se dirige du Colonial Post Inn à travers le square recouvert de neige jusqu’au bureau du Clarion où il va parler à Elliot.
Elliot est au téléphone avec Mme Patterson, une dame furieuse qui se plaint de l’éditorial incriminant John Fowler. Elle lui dit que cela fait six ans qu’elle passe des annonces publicitaires au Clarion. Elliot lui propose de retirer ses annonces et de la rembourser.
Steven arrive, tout aussi furieux que la dame qu’Elliot avait au téléphone. Il dit à Elliot qu’il compromet les chances de Rodney d’avoir un nouveau procès. Il aurait dû attendre 24 heures, parce que l’audience de Rodney est dans quelques minutes.
— Si ce doit être la nouvelle orientation du Clarion, vous feriez mieux de vous parer contre les critiques et d’être vous-même sans reproche, hurle-t-il.
Eli entre à son tour et y va de son propre mécontentement sur l’éditorial. Il semblerait que tout le monde soit contre Elliot.
Steven quitte le Clarion et se dirige vers le palais de justice pour voir John Fowler. Il le retrouve dans le couloir du tribunal. Steven s’excuse à propos de l’éditorial dans le Clarion.
Il veut protéger les intérêts de Rodney pour l’audience ou un nouveau procès. Steven et John attendent de voir le juge Irwing A. Jessup.
Allison se trouve dans la cuisine des Carson, lisant le journal tout en surveillant la cuisson de pain au gingembre.
Eli entre par la porte de derrière et espère que l’éditorial n’ébranle pas trop Allison. Cependant, Allison n’est nullement troublée. Ses impressions sont plutôt positives. Elle aime cet édito, car il démontre les sentiments intenses pour la justice et la moralité qu’éprouve son père.
L’audience de Rodney n’était qu’une formalité et Rodney sort du tribunal enfin libre, accompagné par Steven et Leslie. Steven regarde sa montre. Il doit les laisser, car il a un déjeuner d’affaires avec Theodore Dowell.
Leslie est heureux et Rodney peut maintenant penser à ce qu’il va faire du restant de sa vie.
Rita et Norman se précipitent vers lui, et Rita embrasse Rodney, trop heureuse de voir enfin le cauchemar s’achever.
Le jeune couple invite Rodney à s’installer avec eux dans l’appartement. Rodney n’a pas le temps de répondre que Leslie s’empresse de dire qu’il a d’autres projets pour son fils, et que cela ne sera pas possible.
— On en discutera plus tard, dit Rodney à son frère.
Rodney, de son côté, décline gentiment un déjeuner père-fils avec Leslie, il a d’autres choses à faire. Leslie demande à Norman s’il est libre pour déjeuner demain. Norman fait la moue : il se sent comme la cinquième roue du carrosse.
Steven téléphone au manoir pour dire à Hannah de mettre le champagne au frais : Rodney est libre. Toutes les charges le concernant ont été abandonnées.
Hannah dit à nouveau à Steven qu’elle est extrêmement fière de lui. Elle transmet la bonne nouvelle à Martin et à Betty, qui travaille actuellement comme domestique (ce qui n’était pas vraiment le travail décrit par Martin dans l’épisode 160).
Martin dit à Hannah de préparer une chambre pour Rodney. Hannah et Betty sont surprises, car elles ne s’attendaient pas à cela.
Betty donne au vieil homme ses médicaments. Peyton dit à Betty que Rodney a encore beaucoup de choses à apprendre.
Betty retourne voir Hannah qui s’apprête à monter une couverture à l’étage et lui demande comment elle peut se taire lorsque Peyton rabaisse Steven. Hannah est étonnée de la voir si concernée par son fils.
Betty lui dit qu’elle ne veut pas voir Steven souffrir.
— Moi non plus, rétorque Hannah.
Dans le bureau du Clarion, Elliot peste contre sa machine à écrire dont le chariot est bloqué.
Constance entre et le débloque sans problème. Elle fait des commentaires sur les couleurs vives de la chambre du futur bébé.
Elle sent son mari sous pression et le calme en l’invitant à déjeuner.
Dans la chambre de Rodney, à l’auberge, Leslie discourt sur le futur de son fils.
Rodney drible avec un ballon de football. Il refuse catégoriquement de retourner au collège.
Leslie rappelle à son fils qu’il a dépensé pratiquement toutes ses économies à la défense de Rodney. Il s’est préoccupé à chercher un travail et dit que sa moralité est sur la sellette parce qu’il a envoyé un homme en prison pendant 18 ans (Elliot) pour protéger Catherine, sa femme. Toutes les portes se referment pour lui. C’est pour cela qu’il a accepté de reprendre la direction de la fabrique.
Mais Peyton veut une contrepartie : il veut que Rodney déménage au manoir afin que le vieil homme s’occupe de lui et le forme pour qu’il puisse prendre un jour la direction de l’entreprise. C’est à cette condition seulement que Leslie peut diriger à nouveau la fabrique.
Pour sa défense, il dit à son fils que cette offre est sa dernière chance. Rodney se laisse attendrir par le discours de son père et accepte de déménager au manoir, principalement parce qu’il doit sa liberté à son père qui a usé toutes ses économies pour sa défense.





