Episode 197

Mardi 22 mars 1966

La visite de Martin

Steven Cord a attendu très longtemps un certain Richard Jensen. La seule personne capable de détruire le parjure fait par Stella Chernak. La seule personne qui peut rendre la liberté au client de Steven, Rodney Harrington, et changer le verdict de culpabilité pour meurtre. 

Quelques personnes marchent le long du quai. Au Cider Barrel, Steven regarde à travers la buée de la fenêtre. Il nettoie la vitre avec sa main. 


Steven attend Richard Jensen au Cider Barrel. L’homme arrive finalement et commande à Charlie « ce qu’il a ». Charlie lui demande s’il veut son cidre avec ou sans bâton de cannelle. 

— Surprenez-moi, lui répond Jensen. 

Il raconte ensuite à Steven qu’il n’a pas pu parler avec Stella. Charlie apporte le cidre dans un mug avec un bâton de cannelle et réclame 25 cents à Jensen. C’est Steven qui paye. 

— Nous affrontons Stella ensemble ou vous reprenez votre billet de retour. 

— Ça va… ça va…, maugrée Jensen. 

— 4 h 30 dans mon bureau, ordonne l’avocat. 

Jensen dit qu’il y sera. Il demande où il peut trouver une cabine téléphonique. 

Après qu’on lui a indiqué l’endroit, il se rend à la cabine et appelle Stella à son bureau. C’est Michael qui répond. Il tend le combiné à Stella. Mal à l’aise, elle prétend que c’est Fred Blair, le démarcheur commercial imaginaire.


Rita se précipite hors du drugstore pour se rendre au magasin Carson afin de voir Norman, qui assiste Eli Carson. 

Rita est mal à l’aise à l’idée du prochain dîner chez Martin Peyton. Elle est effrayée. Elle voudrait que Norman annule. De toute façon, elle n’ira pas. 

Eli donne à Rita quelques étiquettes à placer sur les objets en ventes. Il lui conseille de faire attention à Peyton du coin de l’œil. 

Ils s’entraînent pour le dîner. Eli joue le rôle de Peyton. Rita se détend. Lorsqu’Eli l’appelle Rita, elle répond en riant : 

— J’insiste pour que vous m’appeliez madame Harrington. 


Martin Peyton, en compagnie de Betty, entre au poste de police et discute avec le sergent William Wilson Walker. Martin est venu voir son petit-fils. 

Walker lui demande ce qu’il a dans son sac. Il s’agit de quelques cadeaux pour Rodney. Toujours aussi sarcastique, Peyton lui répond : 

— Un revolver pour que mon petit-fils puisse s’évader. 

Walker demande tout naturellement à examiner le sac, mais Peyton refuse. Walker se voit dans l’obligation d’insister, et Peyton s’y conforme. 

Martin Peyton entre ensuite dans la cellule de Rodney. Il se plaint de cet « opportuniste » policier (Walker) qui a inspecté son sac. 

Il a acheté deux livres à Rodney : « Les lettres de Chesterfield à son fils » et « Le progrès du Pèlerin ». 

Rodney offre à son grand-père de s’asseoir. Il lui explique que la routine carcérale est dure. Peyton encourage son petit-fils à ne pas baisser les bras. Il ne reste plus que quatre jours avant la lecture de la condamnation. 

Martin demande à Rodney s’il veut qu’il sorte de sa vie. Et lorsque Rodney dit non, il demande à Rodney s’il aimerait diriger la fabrique. Rodney lui dit que non. Il préfère suivre son propre chemin. 

Leslie entre au poste de police et rencontre son ex-belle-fille Betty. Cette dernière lui explique que Martin est avec Rodney en ce moment. 

Lorsque Peyton revient dans la pièce, il reproche à Leslie d’ennuyer Betty. Leslie demande expressément à Martin de rester éloigné de Rodney. 

— Vous parlez de votre fils comme s’il était un morceau de viande, l’invective Martin. 

Puis il s’en va avec Betty. 


Elliot se rend à la librairie pour parler avec son épouse. Il attend tandis que Constance informe une cliente, Mme Barrows, qu’elle vient de trouver le livre qu’elle cherchait et qu’elle va l’envelopper. 

Une fois Mme Barrows partit, Elliot raconte à Constance qu’Allison tape à la machine dans son bureau. La jeune fille ne veut pas encore qu’il voie ce qu’elle est en train d’écrire. 


À l’hôpital, Allison entre dans le bureau de Michael pour trouver le médecin en train de lire son cahier. Il lui demande quand elle a écrit cela. 

— Ce matin même, lui répond-elle. 

Il l’invite à s’asseoir et lui dit qu’il souhaite avoir un autographe sur la première édition du livre lorsqu’il sera publié. Il lit des passages du cahier d’Allison à haute voix. Il lui dit que c’est très bon. 

Stella entre et dit à Mike qu’elle a terminé le rapport sur le projet de recherche. Michael et Stella s’échangent un regard étrange. Puis Stella quitte la pièce. 

Mike explique à Allison que Stella n’a plus personne à aimer depuis que Joe et Gus sont morts. Il pense que si Stella pouvait lire le travail d’Allison, cela pourrait l’aider. 


Courte scène dans laquelle Stella dérobe une substance illicite dans une armoire où sont stockées les drogues. Elle referme l’armoire.


Steven Cord appelle le Colonial Post Inn et demande Richard Jensen. Jensen ne répond pas dans sa chambre. Steven demande au réceptionniste de laisser un message à Jensen comme quoi Steven l’attend dans son bureau. 


Stella ferme l’armoire à clé, essuie les empreintes qu’elle a pu laisser et retourne dans le bureau du Dr Rossi. Elle jette un œil par la fenêtre et aperçoit Richard Jensen qui attend au parking. 


Episode 196

Lundi 21 mars 1966

Un voyage en Europe

Pour Steven Cord, le défenseur de Rodney Harrington, ce fut l’affaire la plus importante de sa carrière juridique. Mais Rodney a perdu son procès et a été reconnu coupable de meurtre au second degré. Et maintenant, convoqué par le grand-père de Rodney, Martin Peyton, Steven sait qu’il doit faire face à une condamnation presque aussi sérieuse que celle de Rodney. 

Steven conduit jusqu’au manoir, sort de sa voiture et sonne à la porte. 


Betty va ouvrir la porte et laisse entrer Steven. Peyton reçoit le jeune homme. 

Martin veut donner un cadeau de consolation à l’avocat en l’envoyant quelque temps en Europe, à Londres. 

Il informe Steven qu’il lui a retiré l’affaire Harrington. C’est désormais Gordon Ashley qui est le nouvel avocat de Rodney. 

Martin lui tend une enveloppe remplie d’argent. Mais Steven fait savoir au vieil homme qu’il ne quittera pas son poste tant qu’il ne sera pas renvoyé par Harrington lui-même. Car c’est lui qui l’avait engagé. 

Steven ajoute que Richard Jensen, l’homme qui peut faire tomber Stella, est à Peyton Place. Mais Peyton veut que Steven prenne des vacances en Europe. 


Depuis le Colonial Post Inn, Richard Jensen appelle l’hôpital. Il se fait passer pour un certain Fred Blair, de la North Atlantic Drug Corporation et demande l’emploi du temps du Dr Rossi. 


Des enfants se lancent des boules de neige dans le square. L’une d’elles atteint la limousine de Martin Peyton qui venait juste de s’arrêter. Thomas fait le tour de la voiture pour aider Martin et Betty à descendre. 

Martin observe les enfants : 

— Qui a jeté cette boule de neige ? 

Un garçon se dénonce. 

— Tu as un bras musclé ! s’exclame le vieil homme. 

Il se dirige vers la librairie, suivi par Betty qui bifurque pour aller au drugstore. 

Betty entre dans le drugstore et dit à Rita que M. Peyton aimerait bien avoir elle et Norman à dîner ce soir. 

Rita n’est pas sure d’avoir sa place au manoir des Peyton. Betty n’est pas de cet avis :

— Tu es madame Harrington. Mme Norman Harrington, maintenant. Ne les laisse pas te convaincre du contraire.


À la libraire, Peyton demande des nouvelles d’Allison à Constance. Il trouve dommage qu’Allison ait rompu avec Rodney, juste au moment où il avait le plus besoin d’elle. 

Constance monte sur ses grands chevaux pour défendre sa fille :

— Monsieur Peyton, c’est ma fille et non mon esclave. Elle est à même de donner ou de ne pas donner son affection. C’est son libre choix.

Il commande trois livres et précise que Mlle Anderson appellera pour savoir quand ils seront disponibles. (Dans le prochain épisode, il apportera deux livres à Rodney dans sa cellule). Il quitte la librairie. 


Au Clarion, Elliot dit à Allison qu’elle peut écrire un article ou aider Jerry avec le matériel dans la salle de composition (bien qu’on ne l’ait jamais vu travailler, Jerry est censé être le concepteur du journal et il travaille dans une salle appelée « salle de composition »). 

Allison utilise ses béquilles pour marcher. Elle découvre un album photo d’elle qu’Elliot avait conservé pendant qu’il était en prison. Sur la couverture est écrit, en lettres d’or : « ALLISON ». 


Steven rend visite à Rodney en prison. Rodney passe son temps à jouer au solitaire. Steven lui suggère de poser le 9 rouge sur le 10 noir. 

Il annonce à Rodney que Jensen est ici. Il a lui-même payé son billet d’avion. Il pense qu’il y a encore de l’espoir que Stella revient sur sa déposition. 

Après avoir parlé ensemble un instant, Bob, le gardien, laisse sortir Steven de la cellule. Rodney remercie l’avocat d’être venu lui rendre visite. 


Dans la salle d’attente de l’hôpital, le Dr Hoyt est appelé. Jensen arrive et demande à parler au Dr Rossi, se faisant passer pour Fred Blair. 

Stella arrive à ce même moment. Elle a du mal à cacher son embarras devant l’infirmière et demande à « M. Blair » dans la suivre jusqu’au bureau du médecin. 

Michael n’est pas là. Richard menace à nouveau Stella et lui dit qu’elle doit lui donner la clé du placard où sont stockés les médicaments dès ce soir si elle ne veut pas avoir de problème. 

Il quitte la pièce tandis que Michael entre. Le médecin demande tout naturellement à Stella qui est l’homme qui vient de partir. 

Stella lui répond qu’il s’agit d’un commercial. Michael s’en va. 

Stella ouvre le tiroir du bureau. 


Episode 195

Jeudi 17 mars 1966

Richard et Stella

Steven Cord a fait traverser tout le pays à Richard Jensen pour qu’il rencontre Stella Chernak. Le témoignage de Stella a eu pour conséquence de déclarer Rodney Harrington coupable de meurtre au second degré. Steven espère que cette confrontation avec les trahisons de son passé aboutira à admettre celle de son présent : le parjure. 

Une grosse voiture noire roule lentement avec Steven Cord et Richard Jensen à l’intérieur. Ils passent près du Kent’s Marine Engine Repairs sur le quai. Ils s’arrêtent devant la maison des Chernak.


Jensen regarde la maison et interroge Steven sur ce que devient Stella. Il demande des nouvelles de son père et l’avocat l’informe qu’il est décédé. 

Jensen souhaite aller voir Stella seul, mais Steven s’y oppose. Jensen réussit tout de même à persuader Steven, arguant du fait qu’il pourra mieux convaincre Stella de revenir sur sa parole s’il se trouve seul avec elle.

Jensen frappe à la porte des Chernak, tandis que Steven s’en va. 

Stella écoute la radio avec une musique de piano en fond sonore. Anna Chernak ne semble pas être ici. Stella éteint la radio et va ouvrir la porte. 

Elle est à la fois surprise et terrifiée de voir Richard Jensen devant elle. 

— Comment m’as-tu retrouvée ? lui demande-t-elle. 

Mais elle connait déjà la réponse. Elle sait que seul Steven a pu lui faire une chose pareille. Il entre et demande de lui servir une boisson. 

Il l’informe qu’il se fiche totalement de Steven et qu’il n’est pas venu pour la convaincre de revenir sur son témoignage. Il veut de l’argent. Il dit qu’elle lui doit deux années de sa vie et qu’il veut les monnayer. 

Elle lui rétorque qu’elle n’a pas d’argent et n’a même plus de travail. Jensen lui ordonne de commettre un vol à l’hôpital. Comme elle l’avait fait auparavant à Los Angeles. Il lui demande de voler des narcotiques pour pouvoir ensuite les revendre. Si elle ne s’exécute pas, il ira tout raconter sur son ancienne vie à Los Angeles. 


Dans sa cellule, Rodney écrit de sa main gauche dans un carnet. Lorsqu’il entend du bruit, il cache le carnet sous la couverture de son lit.

Betty vient lui rendre visite. Il s’attendait à voir Steven. Betty lui dit qu’elle a vu qu’il cachait un carnet de notes et insiste pour savoir ce qu’il écrivait.

Il lui raconte qu’il écrit des instructions sur ce que ses proches doivent faire avec ses affaires une fois qu’il sera en prison. Une sorte de testament.

Betty n’aime pas cette idée, mais Rodney lui dit qu’il faut qu’il se rende à l’évidence, il va passer de très nombreuses années en prison. Betty doit refaire sa vie et il pense que Steven est la bonne personne pour elle.

— Prends le gagnant cette fois, pas le perdant. Marie-toi avec Steven.


À la taverne d’Ada Jacks, Steven boit un café. Ada entre et essaie de lui remonter le moral, en vain.

Richard Jensen vient le voir pour lui dire que Stella n’est pas très coopérative. Steven a réservé à l’homme une chambre à l’auberge, près de la sienne. Il espère qu’il arrivera à la convaincre avant la décision de la peine.


Après avoir quitté la cellule de Rodney, Betty se précipite au cabinet du Dr Rossi afin de lui dire qu’elle s’inquiète pour Rodney. 

Elle lui dit qu’il commence à croire qu’il est vraiment coupable, et baisse les bras. 

Michael descend au poste de police et demande au sergent William Wilson Walker s’il peut voir Rodney. 


Jensen, dans le square, interpelle Norman et Rita qui passaient par là pour leur demander ce qu’un pilori fait ici au beau milieu du square. 


Allison rentre à la maison et parle avec Constance de Rodney. Constance lui dit qu’il va faire appel, et lui demande ce qui s’est passé lors de sa rencontre avec Rodney cet après-midi. 

Allison répond à sa mère que Rodney a le sentiment que c’est sans espoir. Cela la rend très triste. 

— Est-ce que tu réalises ce que peut impliquer cette condamnation ? lui demande Constance.

— Je me soucie de lui. 

— Oh, Allison, ce n’est pas suffisant. Tu ne peux pas te condamner avec Rodney.


Stella, à la maison et visiblement perturbée, prend une petite valise et l’emmène jusqu’à sa voiture pour partir. Mais la voiture ne veut pas démarrer. 

Elle sort du véhicule et marche, sans doute en direction de la station de bus, à travers le square où elle rencontre Jensen. 

Il lui montre la tête de Delco qu’il a retiré de la voiture. Stella laisse tomber sa valise et s’enfuit en courant. 


Episode 193

Lundi 14 mars 1966

Le verdict

Les semaines durant le procès de Rodney Harrington, les habitants de Peyton Place ont parlé de cette affaire sous tous les angles possibles. Aujourd’hui, le procès est terminé. Le verdict va tomber, et les seuls mots qui vont rester seront les mots du verdict. Les mots qui vont déterminer le futur de Rodney Harrington.

Dans la neige, Rodney et Steven se dirigent vers le Palais de Justice, et pénètrent dans le couloir. Les deux hommes portent des gants, et Steven est muni d’un attaché-case. 


Steven s’entretient avec Rodney, tandis que le public entre dans la salle d’audience. 

Hannah et Betty aident Martin à grimper les marches du tribunal. 

Stella Chernak entre dans la salle d’audience et s’assoit à la gauche de deux hommes, juste en face du juge. 

Martin se place sur l’aile opposée. Hannah s’assoit à sa droite. 

Le juge demande au président de jury de donner le verdict à l’huissier pour qu’il puisse en prendre connaissance. 

Rodney se lève. Le juge lit le verdict et le redonne à l’huissier qui le tend au président du jury. Ce dernier lit le verdict : Rodney est déclaré coupable de meurtre au second degré. 

Le juge lève la caution. La peine sera décidée dans cinq jours. 

Ralph, l’huissier, met les menottes à Rodney. Stella savoure sa victoire et va parler à Betty. Cette dernière crache son venin à Stella. 

Michael attrape l’épaule de Betty et lui dit de se calmer. Betty menace ouvertement Stella. 

—  Je vais la faire souffrir, docteur. Je vais la faire souffrir de la même façon qu’elle fait souffrir Rod, vocifère-t-elle. 

Peyton demande à Hannah de le faire sortir d’ici. Il exprime sa déception à Steven, mais Hannah exprime sa fierté pour son fils de s’être battu de la sorte. 

— Tu as fait du bon travail. Tu as fait de ton mieux, dit-elle à son fils. 


Elliot parle avec John Fowler. Ce dernier lui dit qu’il y aura une conférence de presse cet après-midi. 

Elliot demande à John s’il se sent grandi par sa victoire. John invective Elliot : 

— Pourquoi ne pas faire une campagne pour se débarrasser de John Fowler, le procureur qui a couvert sa femme ? Allez-y, imprimez ça. Imprimez ça et je vous poursuis en justice ! 

Encore une fois, Fowler lui dit qu’il n’était pas au courant des méfaits de sa femme et encore une fois, Elliot ne le croit pas.


Au lit, Norman et Rita discutent de l’issue du procès. Norman est très déprimé par le verdict et le fait que son frère aille en prison pour un bon bout de temps. 


Elliot traverse le square pour se rendre à la librairie et donner la mauvaise nouvelle à Constance, à savoir que Rodney a été déclaré coupable de meurtre au second degré. 

Constance est choquée. Elle sait que Stella a menti. C’est le faux témoignage de Stella qui a renvoyé Rodney en prison. 

Rodney va payer le prix d’être le fils de Leslie. Constance va maintenant devoir annoncer le verdict à Allison. 


Le Dr Rossi discute avec Stella dans son bureau. Il lui dit qu’elle devrait partir dès maintenant. 

Mais elle lui répond qu’elle a encore des choses à faire ici. Elle veut remettre de l’ordre dans ses papiers. 

Elle lui demande si elle démissionne ou si elle est renvoyée. En tout cas, elle ne demandera pas à être renvoyée. 


Chez les Carson, Allison salue sa mère qui vient d’entrer. La jeune fille ne l’attendait pas pour déjeuner. 

D’une voix hésitante, Constance annonce à Allison le verdict. 

Allison sait que Rodney n’est pas un meurtrier. Elle demande à sa mère ce qu’elle doit faire. Elle veut aller voir Rodney à la prison.


Dans sa cellule, Rodney parle avec Leslie et Steven. Martin arrive à son tour. 

Peyton félicite Rodney pour la façon dont il prend les choses. Le vieil homme réprimande Leslie pour la façon qu’il a eue de diriger cette affaire. Selon lui, le procès aurait pris un autre tournant s’il n’avait pas été là. Peyton aurait déjà engagé un avocat plus compétent que Steven. 

Puis il réprimande Steven, mais Rodney prend sa défense.


Episode 192

Jeudi 10 mars 1966

Le passé de Steven

Le procès de Rodney Harrington pour le meurtre de Joe Chernak s’est terminé cet après-midi. Maintenant le fardeau de décider de la culpabilité ou de l’innocence de Rodney appartient aux jurés. Ce fardeau les suit partout, même au restaurant du Colonial Post, où ils dînent. 

Le square. Les membres du jury entrent au Colonial Post Inn et s’installent autour d’une table pour déjeuner. Steven et Betty sont à une table non loin.  


Steven et Betty sont assis par une hôtesse du Colonial Post. Au cours du dîner, ils parlent bien évidemment du procès. Ralph, l’huissier, et les membres du jury sont également ici. 

Betty lève les yeux vers Steven : 

— Tu es affreusement calme depuis que nous avons quitté la maison Peyton. 

Ils en viennent à parler du passé de Steven, du dévouement de sa mère Hannah pour Peyton, parfois au détriment de Steven, et Betty lui demande de but en blanc s’il est le fils de Martin Peyton. Steven lui répond qu’il n’en sait rien.

C’est une question qui le hante depuis longtemps, mais il n’a jamais posé la question à sa mère ni à Martin.


De retour au Palais de Justice, Ralph escorte les membres du jury dans la salle B pour la suite des délibérations. Un spectateur demande à un juré où ils en sont dans les délibérations. Ralph le sermonne.

Elliot est avec son père et lui dit que tout ce dont Rodney a besoin, c’est d’un doute raisonnable. Elliot se souvient que le père de Fowler était un avocat redoutable. Il en a fait la triste expérience il y a plus de dix-huit ans. 


Nous retrouvons une Allison dépressive qui est assise sur un rocking-chair, dans sa chambre. Il fait sombre. 

Constance entre et lui demande si elle peut allumer. Allison refuse. Elle aime être dans la pénombre. 

La mère et la fille parviennent enfin à se parler. Allison lui demande si elle aime ses cheveux courts. Elle sait que la réponse sera non. 

Elle reproche à sa mère de l’avoir trop surprotégée. À cause de cela, elle estime qu’elle n’a pas réussi à devenir une adulte, et qu’elle a peur des hommes. 

Constance lui répond qu’elle voulait surtout que sa fille ne reproduise pas le schéma de sa mère, qui est tombée enceinte très jeune. 

Allison dit alors une chose terrible :

— Tu aurais dû me faire adopter à la naissance. Personne n’a le droit d’élever un enfant de la façon dont tu m’as élevée. 


Dans le couloir du Palais de Justice, tout le monde attend le verdict. Betty est debout et attend, sans rien dire. 

Puis Leslie s’entretient avec Rodney. Il lui demande ce qu’il pense de son grand-père. 

Rodney veut savoir de quoi son père et Martin ont parlé hier soir avant le dîner. Leslie est peu disposé à lui parler de l’étrange marché qu’il doit faire avec Peyton. 

— J’ai une décision à prendre moi aussi, Rod.

— Et tu ne veux pas m’en parler. Eh bien, félicitations, papa ! Cela a pris du temps, mais tout redevient normal entre nous.

Un officier sort de la salle où le jury est rassemblé. Il va parler à Steven et nous le voyons secouer la tête. 

Steven va rendre compte à Rodney : le jury ne s’est pas encore prononcé. 

— C’est une bonne ou une mauvaise chose ? s’enquiert Rodney. 

Steven ne peut pas répondre. 

— Il semblerait que personne n’arrive à me répondre, se plaint le jeune homme.


Norman et Rita se promènent sur le quai. Ils s’embrassent sous le regard de Michael qui sort de sa voiture et se dirige vers eux. 

Il vient tout juste de délivrer un bébé plein de vie. Il leur demande s’ils ont des nouvelles du jury. Ils n’en ont pas. 

Michael les invite au Cider Barrel pour prendre un mug de cidre doux. 

Ils marchent vers le bar et aperçoivent Stella téléphonant dans une cabine publique. Norman se tourne vers Rita et Michael, intrigué. 

— Est-ce que les Chernak n’ont pas le téléphone ? 

Ils entrent au Cider Barrel. 

Depuis la cabine, Stella appelle le tribunal pour savoir si un verdict est tombé. On lui répond que non. 

Elle entre alors au Cider Barrel et fixe Michael, Rita et Norman. Elle se tourne ensuite vers le patron, Charlie, et lui dit d’un air sarcastique : 

— Je viens ici parce qu’il y a tant de visages connus et amis. 

Norman se lève et demande à Stella de sortir d’ici. 


À l’appartement, Rodney et Norman se détendent en pratiquant de la lutte. Rodney semble plus fort, et Norman abandonne. 

Steven arrive pour leur annoncer que le jury s’est prononcé. Ils doivent être présentables pour la lecture du verdict. 


Episode 191

Mardi 8 mars 1966

Un étrange marché

Le long et pénible procès pour meurtre de Rodney Harrington touche à sa fin. Les témoins ont tous été appelés, les conclusions des avocats ont été formulées. Et le juge a instruit les jurés sur la procédure à suivre. Et maintenant, douze hommes et femmes, forcés à garder le silence, doivent se faire entendre. 

Steven est assis dans la salle d’audience, en dessinant des cercles sur un papier. Fowler observe le jury. 


Le juge se charge du jury. Steven se dirige vers la sortie de la salle. Il est rejoint par John qui le félicite d’avoir aussi bien travaillé sur ce dossier. 


Dans le couloir du tribunal. Peyton a envoyé Thomas, son chauffeur, inviter Leslie et Rodney à dîner ce soir. 

Elliot explique à Rodney combien les avocats des deux parties sont satisfaits de leur travail. 

Leslie les invite à l’auberge. Steven accepte, à condition que ce soit lui qui paye la note. Il invite également Norman, mais Norman dit qu’il est trop jeune pour boire et trop vieux pour regarder les autres boire. 


Dans la rue, le garçon à bicyclette jette un exemplaire du Clarion près de la vitrine de la pharmacie.  

Rita longe le trottoir, un sac de provisions dans les mains, et se penche pour saisir le journal. Elle peut lire en gros titre : « Le jury du procès Harrington délibère ». Son visage s’assombrit. 

Eli se dirige vers elle pour lui parler un instant. Il lui dit que le monde ne va pas s’arrêter demain. Elle doit vivre l’instant présent et profiter de sa vie de jeune femme mariée. 

Rita, réconfortée par les paroles d’Elli, retourne dans son appartement (pour mémoire, il s’agit de l’ancien appartement de Paul Hanley, situé au-dessus du drugstore où Rita travaille).  

Dans l’appartement, elle dit à Norman qu’ils ont du porc haché pour souper. 

— Bien, lui répond-il. 

Elle ajoute qu’elle a préparé des pommes épicées, une de ses spécialités. Ils s’embrassent.  

Rita a décidé de suivre à la lettre les recommandations d’Eli. 


Chez les Fowler, John lit le journal tandis que Marian entre dans la pièce pour lui dire que le dîner est presque prêt. Ils parlent du procès.

Marian lui demande s’il est vraiment convaincu de la culpabilité du jeune Harrington. Il lui répond que oui. 

Marian lui rappelle qu’il l’a crue lorsqu’elle lui a menti sur l’accident, lui faisant comprendre qu’on peut croire quelque chose sans que cela soit vrai. 

John lui dit qu’il est très rare qu’une personne innocente se retrouve condamnée. Marian lui cite l’exemple d’Elliot Carson que le père de John a fait condamner pour un crime qu’il n’avait pas commis. 


Au bureau du Dr Rossi, Stella demande au médecin ce qu’il pense de son rapport. Il la complimente. 

Elle est très douée, et Michael lui demande pourquoi elle prend autant de soin à vouloir se détruire elle-même. 

Il ajoute que son père est mort dans les mêmes conditions que son frère, c’est-à-dire dans la haine. 

Elle ne devrait pas avoir de haine et elle devrait dire qu’elle a menti au procès. Il n’est pas trop tard pour rattraper ses erreurs. Mais Stella décharge sa haine sur lui. 


Chez les Carson, Allison entre dans la chambre du futur bébé, qui est encore en chantier. Constance la rejoint. Elle lui dit que tout est encore à faire et Allison lui propose son aide. 

Trop contente de voir sa fille s’impliquer, elle lui demande conseil sur le papier peint. Elliot voudrait un papier peint avec des soldats de plomb. Mais s’il s’avère que le bébé est une fille, cela n’ira pas. 

Allison propose un papier peint avec des clowns. Elliot entre dans la pièce et Constance lui dit qu’Allison et elle aimeraient un papier peint avec des clowns et Elliot est immédiatement d’accord. Allison est heureuse d’avoir pu aider. 

 Constance sourit : 

— C’est bon de t’avoir à la maison. 

Mais Allison lui répond, d’un air innocent, mais qui pourtant paralyse ses parents : 

— Je suis très heureuse de savoir que vous allez avoir un bébé. Ce sera plus facile lorsque je partirai.  


Leslie et Rodney arrivent au manoir pour le dîner. Betty les accueille. Tandis que Leslie monte voir Martin qui est dans sa chambre, Betty invite Rodney dans le petit salon. Ils parlent tranquillement tandis qu’elle attend Steven. 

À l’étage, le vieil homme offre à son gendre un étrange marché : la fabrique en échange de Rodney. 

— Vous êtes complètement dingue, lui répond Leslie. 

Peyton veut en fin de compte que Rodney dirige la fabrique plus tard. Selon lui, le procès a permis à Rodney de devenir plus fort et plus expérimenté pour affronter la vie. Peyton veut un héritier. Leslie veut la fabrique. Tout le monde y trouve son compte. 

La balle est dans le camp de Leslie. Ce sera à lui de convaincre Rodney d’accepter de reprendre la fabrique lorsqu’il sera temps. 

Steven vient au manoir pour chercher Betty. Il dit que le jury délibère toujours. Ils sortent. 

Retour à l’intérieur, où Peyton presse Leslie à se décider.


Episode 190

Lundi 7 mars 1966

Retour à la maison

Pour Norman Harrington, les jurés qui sont assis dans la salle d’audience sont comme des figures de cire d’un musée. Aujourd’hui, ils ont l’air particulièrement vivants et déterminés. Ces figures de cire, revenues à la vie, vont bientôt décider du destin de Rodney. Et tandis qu’ils se préparent à passer la nuit, et peut-être plusieurs nuits au tout proche Colonial Post, ils semblent dominer Peyton Place, et tous ceux qui s’y trouvent. 

Des gens qui se promènent en face du drugstore. Norman regarde du square le Palais de Justice et les jurés qui en sortent. 


Norman se rend au drugstore et demande à Rita une boisson. Un des membres du jury, M. Oldfield, voudrait acheter une brosse à dents à poils durs. Mais le drugstore n’en possède pas. 

Norman parle avec lui. Il aimerait avoir des précisions, savoir notamment combien de temps les délibérations peuvent prendre. 

Oldfield saisit à quel point Norman est concerné par cette affaire, mais ne peut rien lui dire. Il n’en a pas le droit. 

Il s’en va en saluant poliment Norman et Rita. 


À l’extérieur du Palais de Justice, Stella appelle John Fowler et lui demande combien de temps va encore durer le procès. Et par conséquent, quand pourra-t-elle quitter cette ville ? 

Rodney et Steven passent près d’eux. Rodney s’arrête pour dire à Fowler : 

— Peu importe ce qui va arriver, elle a menti. 


À la librairie, Elliot entre pour voir Constance. Ils prévoient d’aller chercher leur fille à l’hôpital. 

Constance a attendu tellement longtemps le retour de sa fille à la maison. Mais Elliot se voit obligé de lui dire qu’Allison a prévu de quitter Peyton Place. 


Dans sa chambre d’hôpital, Allison fait ses bagages pour rentrer chez elle. 

Le Dr Rossi entre pour lui dire au revoir et lui souhaiter bonne chance. 

Allison se rend dans la salle de rééducation et s’assoit sur une balançoire. Russ Gehring est ici. Il rassemble ses affaires. Il lui dit qu’elle ne devrait pas être ici. 

Elle demande à Gehring s’ils l’ont renvoyé. Il lui répond que c’est lui qui s’en va de son propre chef. Il va sans doute aller s’installer à Boston. 

Elle lui demande de la pousser. Il s’approche d’elle et lui attrape le bras. Elliot arrive à ce même moment. 

— Sortez d’ici ! vocifère-t-il au thérapeute avant de le gifler. 


Elliot et Constance ramènent Allison à la maison. Elle se déplace toujours avec ses béquilles. 

Eli est là aussi pour l’accueillir et lui souhaite la bienvenue. 

Allison va directement dans sa chambre. Constance lui demande si elle veut qu’elle l’accompagne, mais Allison veut être seule. 

Elle monte dans sa chambre. Eli se tourne vers son fils, et lui dit de ne pas s’inquiéter : 

— Laisse-la faire. Donne-lui du temps, fiston. 

Eli prend le bagage d’Allison et le lui monte. Il frappe à la porte et lui demande si elle veut un peu de compagnie. Il lui demande si elle va bien : 

— Tu es à la maison, maintenant. 

Allison lui dit que rien n’a changé ici, exceptée elle. 


John Fowler fait son plaidoyer. Il dit au juré qu’il n’est pas facile de devoir prendre une décision au sujet de l’avenir d’un être humain. Fowler précise que la défense a essayé de faire passer Joe Chernak pour un indésirable, mais que c’était avant tout un être humain. 

— Rodney n’est pas allé sur le quai cette nuit-là par accident. D’après son propre témoignage, il est allé là-bas dans le but précis de trouver Joe Chernak. Et l’État soutient qu’il est allé là-bas dans le but précis de tuer Joe Chernak.


Dans le couloir, Norman aide un gosse, Larry, à prendre une boisson à une machine automatique. 

Betty se dirige vers eux, ainsi que la mère de Larry qui s’en va avec son enfant. 

Norman et Betty parlent du procès. Betty lui dit qu’elle est sur le point de crier tant elle est tendue. 


De retour à la salle d’audience, John continue son plaidoyer. Il lit la définition d’un accident à la cour. Il demande finalement un verdict pour meurtre au premier degré. C’est au tour de Steven de faire son plaidoyer. Steven parle d’une sœur qui n’a pas eu le temps de prendre soin de son frère, citant Stella. 


Episode 189

Jeudi 3 mars 1966

La réconciliation des Schuster

Accusé du meurtre de Joe Chernak, Rodney Harrington a témoigné sous serment cet après-midi. Le seul autre témoin pour la défense est une petite fille sourde de huit ans, Kim Schuster. Celle qui, avec Rodney, est la seule personne qui a vu mourir Joe. 

Rodney et Steven sortent par l’entrée principale de l’auberge du Colonial Post et descendent les escaliers. David, Doris et leur fille Kim sortent de leur voiture en face de l’auberge.


David prend les choses en main : 

— Tu vas à l’intérieur, je vais prendre les bagages. 

Doris et Kim s’apprêtent à monter les escaliers. Rodney les salue. Doris salue Rodney et Steven. 

L’avocat la remercie d’avoir emmené Kim à Peyton Place afin de témoigner. Elle lui répond qu’elle n’avait pas le choix. Elle ajoute qu’elle s’inquiète pour l’état émotionnel de Kim. 

David demande quand elle doit se rendre au tribunal. 

— Demain matin à 9h45, répond Steven. 

Rodney et Steven prennent congé des Schuster et entrent au Colonial où ils s’installent pour dîner ensemble. 

Ils parlent bien évidemment de l’affaire. Rodney lui demande si son témoignage était aussi mauvais qu’il pense. Mais Steven lui répond qu’il s’est bien débrouillé dans l’ensemble. 

L’avocat le regarde dans les yeux et avoue : 

— Tu as utilisé une grammaire pourrie, un langage défectueux, tu n’as pas accentué les choses que je t’avais demandé d’accentuer. Bref, tu as fait une bonne impression. 

Rodney est surpris : 

— Une bonne impression ? 

— Ton langage était honnête, poursuit Steven. C’est la seule raison pour laquelle je t’ai mis en première ligne. Et puis, pour ne pas avoir eu le bon sens de dire que la mort de Joe Chernak était un accident.  

Rodney exprime son inquiétude concernant le témoignage de Kim. Steven lui répond que la seule chose pour laquelle il la cite comme témoin, c’est parce qu’elle est la seule qui a assisté à la scène et à la mort de Joe. 


Dans le salon des Anderson, Betty et sa mère Julie discutent. Betty a froid, Julie est fatiguée. Betty lui dit qu’elle a vu Allison. Elle ne savait pas qu’Allison viendrait au tribunal. Julie note que c’est la première sortie d’Allison depuis son accident. 

Betty se demande à haute voix pourquoi elles n’ont même pas allumé un feu dans la cheminée. Il fait si froid dans la pièce. 

Elle raconte à sa mère qu’Allison et Rodney ont rompu et avoue qu’elle aime beaucoup Steven et qu’elle connaît ses sentiments à son égard. 

Elle dit également qu’elle a acheté une casquette à Rodney pour son anniversaire. De toute évidence, entre Steven et Rodney, son cœur balance. 

Julie lui dit qu’elle est devenue une belle et magnifique adulte et qu’elle doit prendre elle-même ses décisions. 


Le Dr Rossi est avec Allison dans sa chambre d’hôpital. Elliot entre. Elle demande à son père de s’asseoir. 

Elliot lui dit que lui et Constance veulent absolument qu’elle revienne à la maison. Mais Allison lui fait part de son intention de quitter la maison une fois qu’elle ira mieux. 

Elliot lui demande si c’est à cause du bébé qu’attend Constance. Elle répond que non. 

Elliot lui rappelle qu’elle n’a que dix-huit ans, et qu’il est égoïste de sa part de vouloir s’éloigner de ses parents. Elliot termine en lui disant qu’il l’aime. 


Au Colonial, David entre dans la chambre de Doris. Il lui a dit qu’il a essayé de lui avoir une chambre près de la sienne. Il lui raconte que les chambres sont presque toutes occupées en raison du procès. 

Il lui demande si elle est embarrassée par leur séparation (ils se sont séparés parce que Doris est partie avec Kim à New York pour l’inscrire dans une école spécialisée tandis que David est resté à la direction de la fabrique Peyton). 

Ils ont une sérieuse discussion et mettent les choses à plat en parlant de leur mariage. David avoue ses torts. Doris lui dit qu’elle a détesté les deux mois passés loin de lui. Ils finissent par se réconcilier et s’embrassent. 


Rita est avec Norman au drugstore. Elle regarde dehors par la fenêtre et est émue de voir que Kim est de retour en ville. 

Norman sort et lance une boule de neige à David et sa fille. Kim lance une boule de neige à son père. Schuster lui répond en lançant une boule sur elle. 

Rita descend à son tour et invite David à se mettre au chaud au drugstore. Norman offre à Kim un chocolat chaud. 

Il parle à la fillette de la bagarre entre Rodney et Joe. De son côté, Schuster demande à Rita si Norman a trouvé du travail. 

Elle hoche la tête : 

— Il travaille pour Eli Carson. 

David aperçoit Norman en train de parler de Joe et Rodney à Kim et l’accuse de vouloir manipuler le futur témoignage de la fillette. 


À l’audience, Steven interroge Kim à la barre des témoins. Il lui demande de dire comment la bagarre a commencé. 

Kim n’apporte pas de nouvelles réponses, elle dit qu’elle ne se souvient plus de ce qui s’est vraiment passé. Mauvais point pour Rodney et Steven.


Episode 188

Mardi 1er mars 1966

Le témoignage de Rodney

Il y a beaucoup de gens à Peyton Place qui croient que Rodney Harrington est coupable du meurtre avec préméditation de Joe Chernak. Il y a beaucoup de gens, comme Betty Anderson, qui ont le sentiment qu’il est innocent. Aujourd’hui, Rodney est appelé à la barre des témoins en prenant sa propre défense, espérant ainsi convaincre le jury que, seuls la propre colère et le ressentiment de Joe ont causé sa mort accidentelle. 

La limousine Peyton passe devant le drugstore, tourne à gauche jusqu’au bâtiment abritant la banque, tourne à nouveau à gauche et s’arrête devant le Palais de Justice. Thomas sort du véhicule, en fait le tour, et aide Betty à sortir. Elle entre dans le Palais de Justice. 


Steven interroge Rodney à l’audience. Rodney nie avoir menacé Joe Chernak. Il donne une version totalement différente de ce qui avait été dit à la cour précédemment par Stella. 

Betty arrive en retard et s’assoit sur la droite. Allison, elle, est assise sur la gauche. Michael est près d’elle. Leslie est assis à côté du médecin. 

Allison chuchote quelques mots à Michael. Le médecin pense que Rodney est trop stressé. 


Stella entre dans le drugstore et réclame de l’attention. Il n’y a personne au comptoir. Elle saisit la cafetière et se sert elle-même un café noir. Rita revient de l’arrière-boutique et s’excuse auprès de Stella. 

Cette dernière lui dit qu’il n’y a personne dans les rues et les magasins. La ville tout entière est au tribunal (ce qui paraît difficile à croire étant donné qu’il n’y a que 30 sièges dans la salle d’audience. 15 de chaque côté). 

Stella se met à jouer avec deux pailles. Elle demande à Rita pourquoi elle ne s’est jamais mariée avec Joe. Rita lui répond que Joe ne lui avait jamais demandé sa main. 

Stella porte un regard interrogateur sur Rita : 

— Et s’il l’avait demandé, te serais-tu mariée avec lui ?  

Rita avoue qu’elle ne sait pas. Elle est plutôt gênée par les questions de Stella. Cette dernière soupire : 

— Si tu t’étais mariée avec Joe, rien de tout ceci ne serait arrivé. 

Stella s’en va et marche en direction du Palais de Justice dans la neige lourde. 


L’audience est suspendue, et tout le monde se retrouve dans le couloir.

John Fowler reproche à Elliot d’avoir emmené Allison au tribunal sachant que sa femme Marian est celle qui l’a heurtée. 

John lui dit que c’est injuste et qu’il s’agit là d’une manœuvre destinée à déstabiliser l’accusation. 

Betty, de son côté, s’entretient avec Allison. Elle lui offre une petite promenade en limousine, mais le Dr Rossi lui a déjà offert de la ramener à l’hôpital. 

Norman se joint à elles, et Betty avoue qu’elle doit bientôt repartir pour assister Martin Peyton au manoir. 

Norman demande à Allison si elle veut se joindre à lui et Rita pour le déjeuner. Michael lui suggère d’y aller pour se changer les idées. Norman l’aide à monter les marches des escaliers. 

Il entre dans l’appartement et dit à Rita qu’il a invité Allison à déjeuner. Rita est ennuyée, car ils n’ont pas assez de nourriture pour trois. 

Allison, toujours aidée de ses béquilles, entre et complimente Rita pour le soin qu’elle apporte à l’appartement. 

Norman et Rita se rendent à la cuisine, laissant Allison dans le salon. Rita demande à Norman ce qu’Allison a fait avec ses cheveux, tout en préparant quelques sandwiches. 

Norman hausse les épaules, ne sachant quoi répondre. De retour au salon, il dit à Allison qu’il aime bien sa nouvelle coupe de cheveux. Allison sourit : 

— Je sais que tu n’en penses pas un mot, dit-elle. 

Après le déjeuner, quelqu’un frappe à la porte. C’est le Dr Rossi. Norman lui demande d’entrer. 

Allison se prépare à partir et Norman l’aide à mettre son manteau. Michael aide Allison à descendre les escaliers de l’appartement. 

Elle avoue au médecin qu’elle a peur. 

—De quoi ? lui demande-t-il. 

— De tout. 


Tout en buvant un café au tribunal, Rodney discute avec Steven et Betty du procès. 

Betty veut jouer à un jeu intellectuel, comme des QCM. C’est ce qu’ils font. Cela dans le but de se divertir et d’oublier un temps le procès. 

Ralph, l’huissier, entre et dépose des documents sur le siège du juge. 


L’audience reprend. Steven essaie de prouver la thèse de l’accident. 

John contre-interroge Rodney :

— Au vu des réponses que vous avez données, maintenez-vous toujours que la mort de Joe était un accident ? 

Rodney ne répond pas. Les jurés et le juge attendent. John reprend :

— Monsieur Harrington, je répète ma question : maintenez-vous toujours que la mort de Joe était un accident ?

Tout le monde est pendu aux lèvres de Rodney.  


Episode 187

Lundi 28 février 1966

Allison au tribunal

Dans quatre heures, Rodney Harrington va se rendre à la barre des témoins pour sa propre défense dans son procès pour le meurtre de Joe Chernak. 

Le canon recouvert de neige dans le square de Peyton Place. L’enseigne du Colonial Post Inn. À l’auberge, Rodney regarde sa montre et attend.


Rodney ouvre la porte, et marche dans le restaurant. Quelques instants plus tard, Steven le rejoint. Pour se détendre, Rodney parle de football. 

Norman arrive à son tour et les rejoint. Il leur dit qu’il vient de découvrir que Rita a un sommeil lourd.


Le Dr Rossi se trouve dans son bureau lorsque Stella entre. Elle lui parle brièvement de la tension qu’il y a entre eux depuis la déposition de Michael. Elle suggère de mettre un paravent entre leurs deux bureaux afin qu’ils évitent de s’ignorer à chaque fois qu’ils seront dans cette pièce. 

Michael lui dit qu’il ne compte pas la renvoyer, car la renvoyer pourrait causer du tort à son témoignage. De son côté, Stella ne veut pas démissionner pour ne pas causer de tort à son propre témoignage. 

Ils concluent donc une sorte de « pacte avec le diable » et continueront à travailler ensemble. Rossi ne veut pas la renvoyer et elle ne veut pas démissionner. 

Michael demande à Stella d’aller travailler au labo et de s’y installer.


Martin Peyton observe la pendule de l’horloge tandis que Betty arrive avec deux heures d’avance. Il ne peut s’empêcher de lui faire remarquer qu’il l’a vue en compagnie de son ex-mari Rodney. 

Martin appelle Thomas. Il a décidé de faire une apparition au tribunal aujourd’hui. Betty lui rappelle qu’il avait promis de ne pas se mêler du cas de Rodney. 

— Les promesses sont faites pour être rompues, lui répond-il sarcastiquement. 

Betty l’en dissuade, rappelant qu’il peut influencer les jurys en défaveur de Rodney.


Connie cuisine des toasts lorsqu’Elliot entre dans la cuisine. Il l’informe qu’il se rend à l’audience aujourd’hui. Rodney doit témoigner, c’est un moment important du procès. 

Il parle ensuite d’envoyer Allison à Boston pour se rétablir. Constance n’est pas d’accord et pense que la place d’Allison est ici. Pour Elliot, ce n’est pas évident dans le sens où Allison refuse de reconnaître qu’il est son père. 


Eli va rendre visite à Allison. La jeune fille dit à son grand-père que le Dr Rossi lui a fait savoir qu’elle devrait bientôt quitter l’hôpital. 

Eli l’informe qu’il ferme le magasin maritime pour ouvrir un magasin général. Il lui raconte également que Rodney est appelé à la barre aujourd’hui. Allison lui avoue qu’elle souhaite déménager dans une chambre d’hôte à sa sortie de l’hôpital, comme Eli. 

Ce dernier pense que ce n’est pas une bonne idée et qu’elle doit affronter ses parents pour régler ses problèmes.


Norman se tient en face du Palais de Justice. Steven, Rodney et Leslie (ce dernier vêtu d’un chapeau), se dirigent vers lui. Allison arrive à son tour, une écharpe autour de son cou et coiffée d’un béret. Elle est conduite par le Dr Rossi.

Rodney se demande à haute voix qui a eu l’idée de l’amener ici. Rodney et Allison se regardent pensivement. Allison se demande si elle devrait aller vers lui. 

Michael la rassure. Elliot se dirige vers sa fille. Il lui offre son aide, mais Allison refuse. En revanche, elle accepte l’aide de Michael. 

À l’aide de ses béquilles, elle se dirige d’un pas mal assuré vers l’entrée du tribunal. Mike se trouve à sa droite et Elliot à sa gauche, prêt à l’aider si nécessaire. Allison aperçoit un banc dans le couloir et s’y assoit. 

Elliot dit à Michael qu’il n’est pas sûr que c’est une bonne idée d’avoir fait venir Allison. Rodney se dirige vers eux et obtient la permission de parler avec Allison. 

Rodney demande à Allison pourquoi elle est venue. Elle est venue parce qu’elle le voulait. Rodney caresse doucement les cheveux d’Allison nouvellement coupés et lui dit qu’il aime bien sa nouvelle coiffure. Il l’accompagne jusqu’à la salle d’audience.

Allison prend place à la gauche du Dr Rossi, près d’Elliot. Le juge Jessup interpelle Ralph, l’huissier, pour lui demander qui est cette fille. L’huissier lui répond qu’il s’agit d’Allison Mackenzie. Il ajoute que c’est elle qui a été renversée par la femme de John Fowler. 

Le juge sermonne en aparté Steven et Fowler pour les coups d’éclat qu’ils font : Fowler en faisant venir Stella tout de noir vêtu et Steven pour avoir fait venir Allison. 

Steven dit au juge qu’il est prêt et appelle Rodney à la barre des témoins. Rodney prête serment et échange un regard avec Allison.