Épisode 466 

Mercredi 2 octobre 1968

Rupture

Aujourd’hui, Joe Rossi s’est rendu à l’appartement de Norman et Rita Harrington pour passer quelques minutes avec sa fille, Kelly. Sa responsabilité légale a été définie par le tribunal du comté de Peyton : il doit verser une pension alimentaire de vingt dollars par semaine. Mais pour la première fois, ce n’est plus l’obligation financière qui préoccupe Joe : c’est sa responsabilité de père. Ce sont les Harrington qui ont la garde provisoire de Kelly.

Joe monte les escaliers et frappe à la porte.


Norman ouvre. Rita est en train de nourrir Kelly.

— Elle mange bien, dit-il.

— Elle dévore les petits pots, ajoute Rita.

— Elle ne va pas devenir obèse ? s’inquiète Joe.

— Elle sera obèse… et en bonne santé, plaisante Rita.

Joe tente de parler à Kelly. Rita lui suggère d’essayer de la nourrir ; il n’a guère de succès.

— Peut-être qu’elle a assez mangé, suppose Rita.

Elle lui propose alors de porter Kelly. Joe s’y prend maladroitement, puis s’habitue. Kelly met ses doigts dans la bouche de son père.

Jill arrive et s’agace immédiatement de la présence de Joe. Elle tente de prendre Kelly des bras de ce dernier, qui s’écarte. La dispute éclate devant l’enfant. Jill ne comprend pas le soudain intérêt de Joe pour la fillette.

Norman dit à Joe qu’il doit partir travailler et propose de le déposer. Avant de s’en aller, Joe offre à Kelly un cadeau : une grosse peluche colorée. Kelly fait la moue.

— Elle n’a pas l’air d’aimer, dit-il.

— C’est toi qu’elle n’aime pas, répond Jill, acerbe.

Joe remercie Rita et part avec Norman.


Steven se rend au bureau d’information et demande à parler au Dr Miles.

Justement, celui-ci arrive et remercie Steven pour la machine thérapeutique avec système de poulies qu’il a offerte à l’hôpital. D’après lui, c’est le meilleur appareil du marché.

Steven répond que c’est le minimum qu’il puisse faire pour aider son demi-frère. Le Dr Miles trouve ce geste coûteux. Steven explique alors qu’il est l’ex-mari de Betty — ce que Miles ignorait. Il confie se sentir responsable de l’accident : il est persuadé que Rodney a vu Betty dans sa voiture et que c’est cela qui l’a déstabilisé.

Miles nuance : il n’en sait rien. Mais Steven, lui, en est convaincu.

Il insiste pour garder l’anonymat : si Rodney apprenait que Steven a acheté la machine, il refuserait probablement de l’utiliser.


À la Taverne d’Ada Jacks, les clients boivent tranquillement. Tom Winter entre et s’accoude au comptoir, le visage chargé de tous les malheurs du monde.

Ada tente d’engager la conversation : on lui a dit qu’il travaille désormais pour Andy Davies, à s’occuper des casiers à homards. Elle lui demande si ce n’est pas trop dur. Tom répond par monosyllabes.

Ada lui sert une bière ; Tom va s’affaler à une table. Ada le regarde avec pitié.

Steven entre, salue Ada, puis jette un regard compatissant vers Tom avant d’aller s’asseoir avec lui. Tom boit. Steven veut lui parler de Susan : elle compte impliquer Jill dans le divorce et Tom aura besoin d’une défense solide.

Mais Tom semble détaché de tout. Il parle de solitude — non pas d’être seul, mais d’être seul au monde. Il est au plus bas. Steven lui demande de se ressaisir et lui propose même de venir habiter au manoir quelque temps. Tom se lève et s’en va.

Un client lance alors :

— C’est rien qu’un vaurien ! Bien content qu’il se tire de la Taverne.


Dans la salle de kinésithérapie, Rodney utilise la machine achetée par Steven, assisté par Chuck Atwell, tandis que Betty le regarde. Atwell se montre abrasif, mais cela porte ses fruits : Rodney fait preuve de volonté.

Le Dr Miles arrive pour vérifier que tout se passe bien. Il voit Rodney travailler sous la direction — un peu trop autoritaire — de Chuck Atwell.

— Vous aimez ? demande-t-il à Rodney.

— Vous parlez des exercices ou de lui ? répond Rodney, en orientant la tête vers Atwell.

À tour de rôle, Atwell, Rodney et Betty demandent qui a acheté la machine. Le Dr Miles élude chaque fois la question, visiblement gêné.


Au Shoreline Café, le Pillory Rock Band joue à plein volume. Carolyn entre ; la salle résonne. Elle se dirige vers Jeff Kramer, qui martèle le clavier. Ils n’arrivent pas à s’entendre sous le vacarme.

Elle lui dit qu’elle lui parlera après la fête.


Sur le quai, Mike Rossi et Marsha marchent sans un mot. Marsha semble préoccupée, et Mike voudrait en connaître la raison. Elle dit qu’elle a froid. Il propose d’aller boire un café chaud au Cider Barrel.

Un client paie et sort alors qu’ils entrent. Marsha s’assoit près de la fenêtre. Mike apporte deux cafés.

Il tente de la distraire, mais elle n’est pas d’humeur. Sans détour, elle lui annonce qu’ils doivent cesser de se voir.

— C’est à cause de Carolyn ? demande-t-il.

Elle acquiesce : elle sent qu’elle est en train de perdre sa fille. La jeune fille est perturbée par le divorce, et sa relation avec Mike ne fait qu’ajouter à son trouble. Elle doit penser à Carolyn avant tout.

Marsha se lève en pleurant. Mike se lève aussi et la prend dans ses bras pour la réconforter. Il tente de l’embrasser ; elle recule et lui demande de respecter sa décision. Elle l’embrasse brièvement et s’enfuit du Cider Barrel.

Sidéré, Mike la regarde s’éloigner par la fenêtre, puis se rassoit, abattu.


Épisode 465

Lundi 30 septembre 1968

Déprime profonde

Susan Winter a joué et perdu. Elle avait invité chez elle une séduisante jeune fille, Jill Smith, pour en faire la secrétaire de son mari, le révérend Tom Winter. Elle voulait le tenter, lui prouver qu’il était imparfait, indigne de servir Dieu. Elle a réussi à le tenter. Elle l’a aussi perdu.

Susan marche sur le quai. Arrivée à hauteur de la Taverne, elle tourne à droite, contourne des pièges à homards et va trouver Tom Winter.


Tom se tient dans un bateau, le front appuyé contre une rambarde. Il se remet encore des coups reçus par Joe. Susan lui souhaite un bon retour en ville.

— Je ne sais pas si je dois t’embrasser ou espérer pouvoir le faire.

— Susan, qu’est-ce que tu veux ?

— Quand tu m’as quittée, j’ai sombré. J’ai bu énormément et j’ai été hospitalisée.

Elle s’assoit à côté de lui.

— Ça fait trois jours que je n’ai pas bu une seule goutte d’alcool. C’est un record. Je suis fière de moi.

Tom lui dit qu’il a démissionné du ministère. Elle le sait, et c’est ce qu’elle souhaitait : elle avait espéré pouvoir l’avoir pour elle seule.

Elle lui demande s’il a toujours l’intention de divorcer. Lorsqu’il acquiesce, elle tente de le convaincre de donner une seconde chance à leur mariage.

Tom refuse. Il paraît totalement abattu. Susan joue alors sa dernière carte : le chantage. Si Tom persiste à divorcer, elle accusera Jill d’avoir détruit leur couple, la fera passer pour une intrigante qui l’a manipulée pour s’emparer de son mari.

La réaction de Tom n’est pas celle qu’elle espérait :

— Fais comme bon te semble, dit-il dans un soupir.


Le Pillory Rock Band est une nouvelle fois sur scène au Shoreline Café. Il interprète un morceau rock très apprécié des jeunes, qui se déhanchent sur la piste.

Lorsque la chanson se termine, Jeff annonce la fermeture, au grand désarroi des clients qui quittent les lieux. Il reste seul avec Carolyn.

Elle lui dit qu’elle aimerait aller plus loin avec lui. Il lui demande si elle en est vraiment sûre. Elle répond qu’elle voudrait pouvoir partir dans un endroit où elle oublierait tous ses soucis. Un endroit rien que pour eux deux.


À la maison de plage, le Dr Rossi est installé sur le canapé, absorbé par un magazine, lorsque Joe entre.

Joe s’assoit à côté de lui et annonce d’emblée qu’il s’est battu avec le « révérend ». Ce n’était même pas une vraie bagarre : Tom s’est laissé faire. Joe est frustré par son manque de combativité.

Mike lui demande pourquoi il s’est battu. Joe répond que c’est à cause de ce que Tom a fait subir à Jill. Le médecin en déduit immédiatement que Joe est concerné par Jill. Lorsque Joe nie, Mike en conclut qu’il s’est battu par pur plaisir. Il lui rappelle sa bagarre avec Eddie Jacks et estime que cela commence à faire beaucoup : il devrait se calmer.

Mike se demande si Joe n’a pas encore des sentiments pour Jill. Joe s’en défend.


Carolyn rentre à la maison où Marsha l’attend, assise dans le salon.

— Ton père a appelé.

— Je suis ravie de voir que vous gardez le contact, ironise Carolyn.

Marsha se lève.

— Il s’inquiète pour toi. Il a essayé de t’expliquer les choses.

— J’ai compris tout ce qu’il m’a dit… et tout ce qu’il n’a pas dit.

— Peut-être, mais tu ne l’as pas accepté. Tu crois que je t’ai menti ?

— À quel moment ? Quand tu m’as dit que toi et papa ne vouliez plus vivre ensemble, ou quand tu m’as dit qu’il avait rencontré quelqu’un ?

— Carolyn, ton père est parti parce qu’il avait besoin de quelque chose que je ne pouvais pas lui offrir.

— Quoi ?

— Si je le savais, rien de tout ceci ne serait arrivé.

— Je suppose qu’il l’a trouvé. Ce que je me demande, c’est pourquoi il a eu besoin d’aller voir ailleurs.

— C’est ma faute, c’est moi qui l’ai poussé vers cette femme.

— C’est vrai ?

— Non. Mais c’est ce que tu penses. Et c’est pour ça que nous devons mettre les choses au clair. Ton père et moi avons divorcé parce qu’il manquait quelque chose à notre mariage, et au lieu d’en parler, il a préféré trouver une autre solution.

— Mais il voulait vous donner une seconde chance.

— Oui, mais après ? Il aurait recommencé. Je ne voulais pas vivre dans le mensonge et le pardon perpétuel. Et contrairement à ce que tu crois, je lui ai pardonné. Il a sa vie maintenant, et moi j’ai la mienne.

— Avec le Dr Rossi ?

— Peut-être.

— Formidable ! Papa a Donna Franklin, et toi Michael Rossi !

Elle monte dans sa chambre.


Norman est en train de polir une moto lorsque Betty entre. Son reflet apparaît dans le rétroviseur, dans un effet typique de 1965.

Betty explique qu’elle cherche un emploi. Norman lui répond qu’elle en a un : celui d’être l’épouse de Rodney Harrington. Mais elle veut s’occuper l’esprit.

Elle propose de tenir les comptes. Norman lui répond qu’il les tient lui-même. Alors Betty lui pose un problème de mathématiques :

X = [(40 × 80) – 20] / 2.

Norman avoue qu’il en est incapable : il n’a pas assez de doigts et d’orteils pour compter.

Il accepte finalement de lui donner le poste.


Chuck Atwell rejoint le Dr Miles dans le couloir de l’hôpital. Ils discutent de l’état et des progrès de Rodney. Atwell dit que Rodney semble ignorer qu’il restera en fauteuil roulant toute sa vie s’il ne fait pas ses exercices. Il n’a ni énergie ni volonté.

Miles lui dit qu’il va s’en charger. Atwell entre alors dans la chambre.

Il tente de faire comprendre à Rodney que les exercices sont essentiels s’il veut remarcher un jour. Il sent que quelque chose le tracasse et voudrait savoir quoi. Il regarde la photo de Betty dans un cadre et lui demande si c’est à cause d’elle.

Rodney ne répond pas. Alors Atwell parle de son entrée en faculté de médecine, de la difficulté à y parvenir, mais aussi de sa détermination. Aujourd’hui, il est heureux grâce à son travail.

Rodney lui demande s’il est toujours marié. Atwell répond que oui : il a deux fils et une femme formidable, qui l’a soutenu pendant ses études et à chaque étape de sa vie.

— Parce que c’est ce que fait une femme aimante : elle soutient son mari.


Épisode 464 

Mercredi 25 septembre 1968

Les doutes de Rodney

Ce soir, Betty Harrington doit faire face à une nouvelle visite à l’hôpital de Peyton Place, alors que son mari, Rodney, en convalescence, ne parvient pas à chasser les doutes qui le rongent. Des doutes nés du fait que Betty se trouvait dans la voiture avec Steven Cord au moment de l’accident. Des doutes que Rodney a longtemps tenté de combattre. Mais ici, cloué au lit, attendant que la sensation revienne dans le bas de son corps, il ne vit plus que dans la panique. Et lorsque Betty a ne serait-ce que quelques minutes de retard aux heures de visite, il ne peut s’empêcher de penser qu’elle préférerait être ailleurs.

Betty est assise sur les marches du kiosque à musique, puis se lève pour se rendre à l’hôpital.


À l’hôpital, Jill rend visite à Rodney pour lui demander quelle boisson il désire. Rodney lui dit qu’il ignorait qu’elle travaillait ici.

Elle lui explique qu’elle a quitté son poste auprès du révérend. Rodney lui dit qu’il est désolé pour Kelly.

— Rita et Norman s’en occupent bien, dit-elle. Je n’ai aucune inquiétude. Alors ? Jus d’orange ou lait ?

— Ce que j’aimerais, c’est voir Betty.

Jill ouvre la porte et tombe nez à nez avec Betty. Elle la salue puis annonce :

— Livraison rapide !

Betty embrasse Rodney longuement. Mais elle sent que quelque chose ne va pas. Rodney lui reproche d’être en retard.

— Cinq minutes seulement, plaide-t-elle.

— Sept minutes, rectifie-t-il.

Il affirme qu’il se sent très seul et attend chaque visite avec impatience. Cependant, il voudrait qu’elle pense aussi à elle, qu’elle sorte, qu’elle voit du monde, qu’elle aille au cinéma. Il veut qu’elle reprenne sa vie en main. Il craint que, s’il reste paralysé, ils ne puissent plus vivre ensemble.

— Betty, si mon corps ne fonctionne plus comme avant, nous devrons prendre les décisions qui s’imposent. Je pense qu’on peut trouver un arrangement.

Betty croit comprendre qu’il parle de Steven. Rodney pense qu’elle l’aime encore et que le fait qu’elle se trouvait dans la voiture de l’avocat lors de l’accident prouve qu’elle a toujours des sentiments pour lui.

— Rodney, si tu me crois infidèle, pourquoi m’as-tu épousée ?

— C’était différent. J’étais en bonne santé.

— Rod, c’est toi que j’aime et personne d’autre. Tu dois me croire.


Dans l’appartement des Harrington, au-dessus de la pharmacie, Norman joue avec Kelly quand Rita lui demande de faire attention. Elle porte un gant bleu et un gant rose.

Betty frappe à la porte ; Rita la fait entrer. Betty prend le bébé des bras de Norman et joue avec lui. Elle raconte sa visite à Rodney et soupire en disant qu’il pense qu’elle a une aventure avec Steven. Norman lui dit qu’elle doit se battre pour lui prouver le contraire.

Betty rend Kelly à Rita, qui part lui donner le biberon dans la chambre. Betty s’excuse mais ne reste pas dîner : elle n’a pas faim et veut être seule. Elle salue Norman et s’en va.


Jill se rend dans le bureau du Dr Rossi, qui l’a convoquée. Elle pense qu’elle va se faire réprimander pour une faute quelconque.

Mike lui sourit et lui demande si elle voit qui est le Dr Peter Turner, en chirurgie.

— Oui, je vois qui c’est. Il s’est plaint de moi ?

— Jill, arrête de croire que tu fais du mauvais travail. Ce n’est pas le cas : tout le monde t’apprécie ici. En réalité, le Dr Turner est un célibataire de vingt-six ans. Il m’a demandé de te proposer un rendez-vous.

— Pourquoi ne me le demande-t-il pas lui-même ?

Mike répond qu’il n’est pas considéré comme approprié, au sein du personnel médical, de solliciter directement une aide-infirmière.

— Et donc, vous jouez les entremetteurs, conclut Jill.

Elle refuse catégoriquement. Elle ne veut pas d’aventure ; elle veut se concentrer sur la garde de Kelly.

Mike lui demande alors, abruptement, si elle envisage une réconciliation avec Joe. Il pourrait les héberger, ce qui serait un bon point dans l’optique de récupérer l’enfant.

Mais Jill refuse net : hors de question de s’installer avec Joe.


Fred Russell entre au Cider Barrel et embrasse sa fille Carolyn. Il vient d’arriver de Boston après l’appel pressant de Carolyn, qui voulait absolument le voir.

Elle l’interroge sur Donna Franklin et sur le divorce. Fred admet que lui et Donna sont à l’origine de la rupture.

Cependant, Carolyn — en parfaite adolescente ingrate — en veut à sa mère et la rend responsable de la séparation.

Fred tente de lui faire comprendre que ce n’est pas si simple. Il explique qu’ils se sont aimés pendant dix-huit ans, puis qu’un jour il a réalisé qu’il ne l’aimait plus. Carolyn en profite pour critiquer encore sa mère, affirmant qu’elle aurait dû se battre pour leur mariage. Fred lui répond que les choses ne sont jamais aussi simples.


Au manoir Peyton, Steven lit dans un fauteuil lorsqu’il reçoit un appel de Susan.

Il lui dit qu’il n’a pas changé d’avis : si elle veut s’obstiner à accuser Jill dans la procédure de divorce, elle devra trouver un autre avocat.

Mais Susan — désormais rentrée chez elle après son hospitalisation — n’appelle pas pour cela. Elle veut savoir où se trouve Tom. Steven n’en sait rien ; il peut seulement lui dire qu’il est en ville.

Après avoir raccroché, Susan saisit son sac et quitte la maison.


Sur le quai, près des pièges à homards, Joe Rossi joue avec une allumette, l’allumant et l’éteignant distraitement. Il voit arriver Tom et le prend par surprise : il lui assène un coup de poing qui l’envoie à terre.

— Qu’est-ce que vous avez fait à Jill ? hurle Joe.

Tom se relève. Il ne veut pas se battre. Joe lui assène alors un coup dans le ventre, qui lui coupe le souffle.

Il ne cesse de l’appeler « révérend », tandis que Tom répète qu’il ne l’est plus.

Joe lui ordonne de laisser Jill tranquille. Puis, en guise d’avertissement, il lui donne un troisième coup, cette fois en plein visage.


Épisode 463 

Lundi 23 septembre 1968

La nouvelle vie de Tom

Ce soir, les doutes de Norman Harrington au sujet de la fidélité émotionnelle de Betty sont confirmés. Des doutes qui avaient germé depuis que Rodney Harrington, blessé lors d’un accident de moto, est alité à l’hôpital, laissant Betty seule. Steven n’a aucune idée qu’on l’observe. Mais le magasin de motos des frères Harrington se trouve tout près de la maison de Betty et Rodney. Sans le vouloir, Norman voit Steven Cord garer sa voiture juste devant la demeure de son frère. Désormais, Norman doit lutter avec son sens des responsabilités envers Rodney. Ce sentiment grandit lorsqu’il voit Betty laisser entrer Steven sans la moindre hésitation.

Steven se gare devant la maison de Rodney et Betty.


Steven frappe à la porte ; Betty le laisse entrer immédiatement. Elle lui donne une minute pour expliquer ce qu’il veut. Steven dit qu’il a lu plusieurs ouvrages sur les blessures à la colonne vertébrale et qu’il aimerait qu’elle les lise aussi. Cela l’aiderait à comprendre ce que traverse Rodney.

Betty refuse. Elle sait ce qu’a Rodney, elle sait qu’il guérira. Cela lui suffit.

Norman frappe à son tour et entre. Il agit comme si la situation était parfaitement normale. Il invite Betty à dîner chez lui avec Rita et Kelly. Elle accepte. Puis, brusquement, Norman devient froid face à Steven et Betty. Steven préfère partir.

Norman reste pour parler à Betty. Celle-ci n’en revient pas du manque de confiance de Norman.

— Tu penses qu’il y a quelque chose entre Steven et moi, c’est ça ?

— Non.

— Bien sûr que si. Je sais que tu ne fais pas confiance à Steven… mais je réalise soudain que tu ne fais pas confiance à moi non plus.


Sur le quai, Tom parle avec Andy Davies, capitaine d’un bateau de pêche. Andy possède deux navires et pêche aussi bien le maquereau que le homard.

Tom, qui a quitté l’Église, vient quémander un travail. Andy dit qu’il a déjà tous les hommes nécessaires. Puis une idée lui vient : Tom pourrait installer les pièges à homards. Il le prévient que le travail est pénible, et qu’il doit commencer très tôt, avant le lever du soleil.

Tom accepte.


De retour de leur dîner au Colonial, Michael, Marsha et Carolyn rentrent chez les Russell. Carolyn monte directement dans sa chambre.

Marsha sait que le divorce continue de bouleverser sa fille, qui n’accepte toujours pas la situation. Elle offre un dernier verre à Mike. Celui-ci lui avoue qu’il se rend compte qu’elle et Carolyn forment une famille, et qu’il se sent parfois comme un étranger. Marsha le rassure. Ils s’embrassent.

Une fois Mike parti, Marsha rejoint sa fille. Carolyn lui demande si elle savait que Fred fréquentait quelqu’un. Marsha avoue que oui.

Carolyn comprend alors que Fred voyait déjà Donna Franklin quand ses parents étaient encore mariés. Elle demande si c’est pour cela que Marsha a demandé le divorce pour cruauté mentale. Marsha préfère dire la vérité et acquiesce.


À l’hôpital, une infirmière introduit Steven dans la chambre de Susan. Il est venu lui annoncer une mauvaise nouvelle : son mari, Tom, veut divorcer.

Bien qu’elle s’en doutât, Susan est dévastée. Elle demande à Steven qui il compte défendre. Il répond qu’il la défendra, elle.

Susan s’en réjouit immédiatement : ils pourront monter un dossier solide contre Tom et Jill. Voyant que Susan ne cherche qu’à se venger, Steven retire sa proposition. Il quitte la chambre, furieux.


L’ex-révérend Tom Winter se présente au bureau du juge Irwin A. Chester pour parler de la garde de Kelly, le bébé de Jill Smith. Chester lui apprend qu’il a déjà rendu sa décision. Tom s’excuse d’avoir manqué l’audience : il était à Boston, où il a démissionné du ministère.

Il avoue à Chester que Jill est une victime. Il assume toute la responsabilité : Jill n’a jamais voulu être avec lui ; c’est lui qui l’a poussée à fuir en lui faisant peur.

Il espère que le juge reviendra sur sa décision et lui rendra Kelly, mais Chester n’y est pas favorable.

— Mais puisque je vous dis que tout est ma faute ! insiste Tom.

— Monsieur Winter, l’immoralité de Jill Smith ne vient pas de vous, explique le juge.

— Je ne comprends pas.

— S’il n’y avait que votre histoire, je lui laisserais sans hésiter la garde de son enfant. Mais Jill a un passé trouble. Elle a laissé croire aux Carson que Kelly était le bébé de leur fille disparue. C’est l’accumulation des faits qui m’empêche de lui confier l’enfant.

Cependant, Chester précise qu’il a laissé une porte ouverte : sa décision n’est pas irrévocable. Jill aura du temps pour prouver qu’elle est capable de s’occuper de sa fille. Si elle y parvient, il réexaminera son jugement.


À l’hôpital, Jill — désormais en uniforme — va voir Susan. Elle veut comprendre pourquoi Susan a fait tout cela : elle a détruit sa vie.

— On s’entendait bien, vous et moi, dit Jill. Nous étions amies.

— Eh bien, « amie », sortez de cette chambre !

Jill insiste, mais Susan lui ordonne de partir, ou elle appellera quelqu’un pour la mettre dehors.

Jill finit par sortir.


Épisode 462 

Mercredi 18 septembre 1968

Une décision irrévocable

Le révérend Tom Winter est revenu à la maison. Le col clérical qu’il portait depuis des années n’est plus sur lui. Sa capacité à aider son prochain semble s’être éteinte. Il ne lui reste qu’une épouse qui se bat contre l’alcool. C’est dans cette chapelle que Tom vouait autrefois toute sa passion au Culte. C’est aussi dans cette chapelle qu’il a aimé pour la première fois.

À l’intérieur, Tom se tient debout, vêtu en civil.


— Ainsi, vous êtes revenu.

Tom se retourne et aperçoit le Dr Rossi qui s’avance vers lui.

— J’en suis content, ajoute-t-il.

Mais Tom le refroidit immédiatement :

— Je viens juste prendre mes affaires.

— Où étiez-vous ?

— À Boston.

— Je vous cherchais. Votre femme est à l’hôpital. Elle boit plus que de raison depuis votre départ. Elle a besoin de vous. Désespérément.

— Je suis désolé.

— Allez la voir.

— Elle n’a pas besoin de ma sympathie.

— Non, elle a besoin de vous.

— De la sympathie, c’est tout ce que je peux lui offrir. Je n’ai rien à lui dire.

— Bien sûr que si, insiste Mike.

— La seule chose que j’ai à lui dire, honnêtement, c’est « merci ». Merci de m’avoir ouvert les yeux. Merci de m’avoir mis en contact avec Jill, de m’avoir montré ce qui est vraiment important dans la vie. Merci de m’avoir forcé à quitter l’Église… Vous croyez que Susan veut entendre ça ?

— Tom, vous avez encore des responsabilités envers elle.

— Plus maintenant.

— Elle est toujours votre femme !

— Elle porte encore mon nom, mais c’est tout.

— D’accord… Et vous, qu’avez-vous ? Qu’avez-vous vraiment ?

Tom veut partir, mais Mike le retient.

— Tom, je dois vous demander de rester loin de Jill Smith.

— Je ne suis plus révérend. Je ne suis plus qu’un homme. Et je n’ai pas l’intention d’accepter un « non » comme réponse. Je l’aime. Je peux envisager une vie avec elle.

— Mais elle ne vous aime pas ! Elle est partie à cause de vous, parce que vous lui faites peur. Et aujourd’hui, à cause de vous, elle a perdu la garde de Kelly. À cause de vous, elle a perdu la seule personne qui comptait vraiment pour elle !

Tom baisse la tête, penaud.

— Je l’ignorais.

— Parce que vous êtes trop occupé par votre propre personne.

— Je vais aller la voir et lui parler.

— Non. Je vous en empêche. Le juge lui a laissé une petite porte ouverte : elle a une chance de récupérer l’enfant. Ne venez pas, encore une fois, tout gâcher.

— Mais je l’aime !

— Et quelle différence cela fait-il ? Elle ne vous aime pas, et elle ne vous aimera jamais. Vous devez l’accepter, y faire face et vivre avec.

Le médecin lui demande de reconsidérer sa position et de revenir à l’Église. Mais Tom répond que l’Église appartient à Dieu, et le reste à Susan. Lui n’appartient plus à aucun des deux.


Dans sa chambre d’hôpital, Rodney joue aux dames avec Norman. Comme il ne peut pas bouger les pions, il indique à son frère quels déplacements effectuer. Norman prend un malin plaisir à faire semblant de ne pas comprendre. Rodney finit par déclarer forfait.

Norman se lève : il doit rentrer pour le dîner. Avant qu’il ne parte, Rodney lui demande d’avoir l’œil sur Betty. Elle paraît forte, mais elle est vulnérable. Norman promet.


Tom traverse le square. Il jette un regard vers la fenêtre du bureau de Steven Cord, situé dans le bâtiment de la banque, sur le côté est du square.

Steven lit une déposition lorsque Tom arrive. Il entre et s’assoit sur le sofa, puis lui annonce qu’il a quitté le ministère.

Steven lui dit que Susan l’aime et, comme Michael plus tôt, il souhaite que Tom aille lui parler.

Mais Tom est venu pour autre chose : il veut que Steven entame une procédure de divorce.

Steven insiste : Susan a besoin de lui.

Tom lui demande simplement d’aller dire à sa femme qu’il ne l’aime plus et qu’il en est désolé.


Rita prépare un dîner aux chandelles lorsque Norman arrive. Il allume les bougies. Rita lui raconte que Kelly est un ange : elle dort beaucoup et ses journées passent vite à s’occuper d’elle. Elle semble épanouie dans ce rôle.

Norman suggère d’inviter Betty. Devant l’air préoccupé de son mari, Rita lui demande ce qui se passe. Norman avoue craindre que Betty abandonne Rodney… ou, pire, qu’elle retourne vers Steven. Après tout, ils ont été mariés et ont beaucoup compté l’un pour l’autre.

Rita l’arrête net : elle est persuadée que Betty ne retournera jamais vers Steven, car elle aime profondément Rodney.


Au Colonial Post Inn, Michael dîne avec Marsha et sa fille Carolyn. Il s’est placé entre elles.

— Une mauvaise herbe parmi deux roses, plaisante-t-il.

— Je dirais plutôt une « épine » parmi les roses, corrige Carolyn.

Mike apprécie son esprit.

Tout se déroule agréablement jusqu’à ce que Carolyn aperçoive son père. Elle se lève pour l’embrasser : elle pensait qu’il était à Boston. Fred explique qu’il devait se rendre à White River. Il salue poliment Marsha et Mike.

Carolyn l’invite à prendre un verre avec eux, mais il décline. Marsha est soulagée et rappelle à sa fille qu’elle le voit dimanche.

Une jeune femme brune s’approche ; Carolyn comprend qu’il s’agit d’une amie de son père. Elle demande à faire les présentations. Fred lui présente donc Donna Franklin. Carolyn l’interroge aussitôt pour découvrir si Donna est la petite amie de son père ou une simple connaissance.

Il apparaît que Donna est très proche de Fred, au grand désarroi de Carolyn.

Fred annonce qu’il viendra la chercher tôt dimanche matin, puis repart avec Donna.

Mike et les deux femmes reprennent leur repas.

Carolyn demande à sa mère si elle était au courant.

Marsha répond calmement qu’ils sont divorcés : chacun vit sa vie désormais. Si son père fréquente une femme, il en a parfaitement le droit.


Au magasin, Norman tape une commande à la machine lorsque Joe Rossi entre pour jeter un œil à sa future moto. Joe lui parle de Kelly : il aimerait la voir.

Norman lui dit qu’il n’a jamais été un père pour elle ; Kelly ne le reconnaîtrait même pas. À ce rythme, elle finira par croire que Norman est son père.

Joe insiste : on comprend déjà qu’il envisage quelque chose qui ressemble à une famille. Norman finit par accepter. Joe le remercie. Reste à savoir ce que Jill et Rita en penseront.

Une fois Joe parti, Norman ferme la boutique. Il voit alors la voiture de Steven s’arrêter devant chez Betty. L’avocat descend et va sonner à sa porte.

Norman observe : Betty ouvre et invite Steven à entrer, sous son regard désapprobateur.


Épisode 461

Lundi 16 septembre 1968

Garde provisoire

Aujourd’hui, Norman et Rita Harrington ont obtenu la garde temporaire du bébé de Jill Smith, jusqu’à ce que Jill puisse prouver qu’elle est capable d’élever un enfant.
Le tribunal s’est vidé. Norman et Rita sortent du bâtiment avec la petite Kelly.


Jill sort à son tour, accompagnée du Dr Rossi. Mélancolique, elle observe Rita et Norman avec son enfant. Elle est, bien naturellement, déprimée à l’idée de devoir laisser Kelly.

— Ils forment une belle famille, dit-elle.
Michael lui assure qu’un jour, elle récupérera la garde de son bébé, mais qu’il lui faut d’abord se constituer un dossier solide, ce qui passe par un emploi fixe. Il veut que Jill travaille à l’hôpital comme aide-soignante.
— Et devenir aide-soignante fera de moi une bonne personne, c’est ça ? ironise-t-elle.
— C’est un travail dur.
— Juste ce que veut le juge.
— Qu’y a-t-il de mal à ça ? L’objectif est de vous trouver un emploi stable.
— Ça ne fonctionnera pas.
— Je sais, tout ce que vous touchez se transforme en sable… Très bien, oubliez ça.
— Merci d’essayer de m’aider.
— Jill, cessez de vous complaire dans votre misère. Essayez au moins de vous battre !
— Comment ?
— Je vous soutiendrai dans ce travail.

Il lui offre une avance d’un mois pour qu’elle puisse payer un loyer à la pension de famille de Mme Hewitt. Jill refuse : elle ne veut plus jamais retourner là-bas.
Mike lui répète qu’elle a besoin de faire un travail sur elle-même.


Jeff Kramer et Carolyn Russell descendent du buggy du jeune homme et se rendent au Shoreline Café. Le bâtiment est vide et Jeff possède la clé que le propriétaire lui laisse pour répéter en toute tranquillité lorsque l’établissement est fermé. Ils gagnent la scène. Carolyn saisit des baguettes de batterie et commence à jouer. Jeff lui dit qu’elle a agi étrangement la veille. Carolyn répond qu’elle s’ennuie et demande pourquoi ils ne sont pas restés à la plage.

Jeff évoque son attitude versatile ; elle l’accuse de jouer les psychanalystes de bas étage mais reconnaît aussi qu’il est brillant. Ils se serrent dans les bras, dansent et s’embrassent tendrement.


Joe Rossi s’arrête devant le magasin de motos des frères Harrington. Il observe les engins exposés, puis entre.
À l’intérieur, Norman lui donne des nouvelles encourageantes de Rodney : il pourra bientôt se déplacer en fauteuil roulant, ce qui constitue déjà un beau progrès. Joe est soulagé que l’état de son frère s’améliore.

Il souhaite acheter une moto et Norman lui remet un formulaire de crédit. Puis la conversation dérive sur Kelly.
— J’ai appris que tu as une bouche de plus à nourrir, dit Joe. Mon frère m’a tout raconté.
— Nous gardons Kelly seulement jusqu’à ce que Jill puisse reprendre ses droits.
— Et combien de temps tu crois que ça va prendre ? ironise Joe.
— Pourquoi la rabaisses-tu toujours ?
— Pourquoi devrais-je me sentir désolé pour une fille qui se crée elle-même ses problèmes et qui, en plus, a l’air d’en savourer chaque minute ?
— Pourquoi ne lui accordes-tu pas un break ? Pourquoi ne sors-tu pas de sa vie, tout simplement ?

Norman lui demande pourquoi il n’était pas à l’audience. Joe répond qu’il devait travailler : il doit payer la pension alimentaire de Kelly.
— Deux heures d’absence, c’est de l’argent en moins pour la gosse, et je n’aurais pas pu me payer une moto.
Norman accepte finalement de lui faire crédit. Joe monte sur l’engin.
— Norm, tu dois comprendre que tant que Kelly restera avec toi et Rita, les choses ne pourront plus être les mêmes entre nous.
— Pour être clair : nous avons pris Kelly parce que nous ne voulions pas qu’elle soit placée chez des inconnus. Ce n’a pas été une décision facile. Nous avons perdu un bébé.
Joe avoue qu’il n’aurait voulu personne d’autre pour s’occuper de l’enfant.


Dans la chambre 101 de l’hôpital, Rodney s’amuse avec une balle de tennis pour ses exercices. Le Dr Miles vient lui parler et lui prend la balle. Il a remarqué que Rodney sombre dans une certaine dépression. Il lui annonce l’arrivée d’un nouveau thérapeute : Chuck Atwell.

On frappe. Betty entre et embrasse son mari.
Elle lui a apporté une panoplie de balles, chacune personnalisée : la verte « Je n’oublierai jamais ta poigne » ; la pourpre « Qui rougit ? Je suis juste chatouilleux » ; la rouge « La finalité, c’est l’amour ».
Le Dr Miles lui demande si elle joue au tennis.
— Pas très bien, je le crains, avoue Betty.

Chuck Atwell arrive. Il ne fait pas très bonne impression à Betty et Rodney.
Betty et le Dr Miles quittent ensuite la chambre et discutent dans le couloir. Elle exprime sa déception à propos du thérapeute, mais le Dr Miles a confiance en lui. Il confie aussi sentir que Rodney cache quelque chose. Il demande à Betty si elle sait de quoi il s’agit. Elle répond non, mais son visage la trahit.


Jill se rend à l’appartement des Harrington. Elle apporte le reste des affaires de Kelly, rangées dans une boîte. Norman a emprunté une poussette que Rita décore avec du papier à fleurs.
Rita invite Jill à entrer et lui propose d’aller voir Kelly, qui joue dans son berceau.

Les Harrington ont transformé leur chambre en nursery et dorment désormais dans le salon, selon les recommandations de l’assistante sociale.
Rita tend la petite à Jill, qui la prend sur ses genoux. Elle remercie Rita pour tout ce qu’elle fait et avoue craindre de ne jamais pouvoir récupérer sa fille. Rita lui rappelle que Kelly n’est ici que provisoirement. Elle sait ce que représente la perte d’un bébé et se montre sincèrement compatissante. Selon elle, un enfant doit être avec sa mère.

Jill la remercie encore et dit son soulagement de savoir Kelly entre de bonnes mains.


À l’hôpital, Chuck Atwell s’entretient avec Rodney. Il l’irrite volontairement : il veut provoquer une réaction et faire sortir la colère enfouie en lui pour qu’il puisse s’en servir positivement dans sa thérapie.
Il saisit le récipient contenant les balles, en prend une, la regarde. Rodney la serre puis la lance presque sur le thérapeute. Atwell sourit : Rodney sortira bientôt de son fauteuil roulant, selon lui.


Dans l’église de Peyton Place, Tom Winter se tient seul. Le Dr Rossi arrive et lui lance :
— Alors, vous êtes enfin revenu.