Episode 198

Jeudi 24 mars 1966

La confession de Stella (première partie)

Reconnu coupable de meurtre au second degré, Rodney Harrington attend sa sentence à la prison du comté de Peyton. Stella Chernak se trouve elle-même dans une prison différente. La prison de son passé. À l’extérieur de l’hôpital de Peyton Place, l’ancien petit-ami de Stella, Richard Jensen, attend qu’elle lui livre le prix de sa liberté : un sac à main rempli de narcotiques volés. 

Rodney marchant de long en large dans sa cellule de prison. À l’hôpital, Stella observe Richard par la fenêtre. 


Michael et Allison sortent le l’hôpital. Ils parlent du talent d’écrivain de la jeune fille. Il aime vraiment ce qu’elle écrit.

Allison lui dit qu’elle devrait détester Stella Chernak pour ce qu’elle a fait à Rodney, mais en réalité, elle a de la peine pour elle. 

Elliot gare sa voiture au parking. Il vient chercher Allison.

Allison et le médecin marchent et passent devant Richard Jensen, qui tourne la tête pour se faire discret.

Elliot, de loin, appelle Mike et Allison. Tandis que la jeune fille s’engouffre dans la voiture, Elliot lui demande ce qu’il en est de Stella. Mike l’informe qu’elle ne fera bientôt plus partie du staff de l’hôpital.

Elliot s’en va et Mike retourne vers l’entrée de l’hôpital. Sur le parking, il croise Richard.

— Vous vouliez me voir ? demande-t-il.

Gêné, Richard se présente sous le nom de Fred Blair, démarcheur commercial. Mike lui dit qu’il n’est pas la bonne personne pour le recevoir, et qu’il doit s’adresser à M. Larson qui s’occupe de l’approvisionnement de l’hôpital. 

Michael retourne à son bureau pour découvrir qu’il est fermé à clé. Stella est à l’intérieur. Il demande à une infirmière dans le couloir de lui trouver un passe. 

Il peut finalement entrer dans son bureau. Stella lui dit que les clés n’étaient pas à leur place. 

Mike sent que Stella a quelque chose à se reprocher. La jeune femme lui montre alors son sac à main rempli des narcotiques qu’elle a volé. Michael accuse le coup. Stella lui lance un regard de défi : 

— Qu’y a-t-il, vous n’arrivez pas croire que je suis une voleuse ? 


Au drugstore, Elliot lit le manuscrit d’Allison et la complimente pour son talent. Allison lui demande ce qu’il aurait fait si Constance s’était mariée avec quelqu’un d’autre pendant qu’il était en prison. 

Il lui répond qu’il aurait été obligé de trouver quelqu’un d’autre. 


Le Dr Rossi interroge Stella dans son bureau. 

— Pourquoi, Stella ? Pourquoi ?

Stella lui explique que c’est à cause d’un homme, et des mauvaises fréquentations qu’elle a toujours eues. Elle le met au défi d’appeler la police, mais Mike n’en fait rien. Il veut savoir ce qui l’a poussée à voler. 

Elle lui répond qu’elle n’a jamais été du bon côté de la barrière. Avec un père comme Gus et un frère comme Joe, comment aurait-elle pu l’être ? 

— Je suis née pour rester dans un caniveau, dit-elle.

— Ce n’est pas vrai, Stella.

— Mike, pour la première fois de ma vie, j’ai essayé, j’ai vraiment essayé. Quand je suis revenue à Peyton Place, que j’ai trouvé cet emploi, que je vous ai trouvé, je me suis dit que je pouvais recommencer à zéro, mais cette fois du bon côté de la barrière. Mais mon passé m’a rattrapée.

Elle s’assoit dans un fauteuil et soupire. 

— J’ai menti. Au procès de Rodney Harrington. Rodney ne m’a jamais dit qu’il allait tuer Joe. J’ai menti, parce que je le devais. À mon père. À Joe.

— Stella, appelez la police.

Elle se lève de son fauteuil et l’implore d’appeler à sa place. Mike secoue la tête.

— Je ne peux pas. Si je le fais, c’est fini pour vous. Si vous le faites, c’est le début d’une nouvelle vie pour vous.


À l’extérieur de l’hôpital, Richard Jensen attend toujours. Steven se dirige vers lui avec un air de reproche : 

— Vous étiez supposé être dans mon bureau à cette heure-ci !

Il amène Jensen dans le bureau de Michael où il est confronté. Il raconte une histoire larmoyante, mais personne ne le croit. Ils savent tous que la drogue volée par Stella est pour lui. Il tente de s’échapper, mais il y est arrêté par deux infirmiers près du bureau des renseignements. 


Dans sa cellule, Rodney discute avec Leslie. Ce dernier veut savoir ce que lui a dit Peyton lorsqu’il est venu lui rendre visite en cellule. Rodney lui rétorque qu’il n’a rien dit en particulier. Il lui a juste donné deux livres. 

Mais Leslie est sûr qu’il lui a dit autre chose et Rodney s’énerve. Il lui demande de partir. 

Leslie appelle le gardien, qui le sort de la cellule. Rodney l’interpelle et lui demande de revenir. Il s’excuse d’avoir élevé la voix contre son père. La dernière fois qu’il l’avait fait, il n’avait que neuf ans. 

Leslie est touché par l’affection que lui porte son fils et lui demande de ne jamais oublier qu’il l’aime et qu’il sera toujours son père.

Cette déclaration alarme Rodney qui pense que Leslie a entendu des bruits sur le verdict de sa condamnation, mais Leslie lui assure que non.


John Fowler entre au commissariat et apprend par le sergent William Wilson Walker qu’il y a eu du grabuge à l’hôpital de Peyton Place. 

Leslie entre au même moment et parle un instant avec le procureur. John lui dit que le procès est terminé et que Rodney a été déclaré coupable selon les lois en vigueur. Leslie lui dit qu’il sait que son fils est innocent. Fowler s’emporte :

— Si vous voulez contester le verdict, il y a des filières à suivre. Je ne suis pas une d’elles. Je n’ai pas besoin que vous me fassiez une leçon de morale sur la justice. Vous avez envoyé un homme en prison alors que vous saviez qu’il était innocent. Je n’ai pas ça sur ma conscience, moi.

Leslie s’en va, tandis que Walker informe Fowler qu’il a quelqu’un en ligne qui voudrait lui parler. 

John prend l’appel. C’est Stella, qui se trouve toujours dans le bureau avec Mike. Elle lui dit qu’elle veut lui parler et suggère de le voir cet après-midi.

— C’est au sujet du procès Harrington ? s’enquiert John.

— Oui. J’ai menti. 

Michael sort du bureau et s’entretient avec Steven à la réception de l’hôpital. Il lui annonce que Stella vient d’appeler Fowler. 

Stella sort du bureau et demande à Steven de l’accompagner au bureau de Fowler. Elle aura besoin d’aide et demande s’il peut la représenter. 

— Bien sûr, acquiesce Steven.


Episode 197

Mardi 22 mars 1966

La visite de Martin

Steven Cord a attendu très longtemps un certain Richard Jensen. La seule personne capable de détruire le parjure fait par Stella Chernak. La seule personne qui peut rendre la liberté au client de Steven, Rodney Harrington, et changer le verdict de culpabilité pour meurtre. 

Quelques personnes marchent le long du quai. Au Cider Barrel, Steven regarde à travers la buée de la fenêtre. Il nettoie la vitre avec sa main. 


Steven attend Richard Jensen au Cider Barrel. L’homme arrive finalement et commande à Charlie « ce qu’il a ». Charlie lui demande s’il veut son cidre avec ou sans bâton de cannelle. 

— Surprenez-moi, lui répond Jensen. 

Il raconte ensuite à Steven qu’il n’a pas pu parler avec Stella. Charlie apporte le cidre dans un mug avec un bâton de cannelle et réclame 25 cents à Jensen. C’est Steven qui paye. 

— Nous affrontons Stella ensemble ou vous reprenez votre billet de retour. 

— Ça va… ça va…, maugrée Jensen. 

— 4 h 30 dans mon bureau, ordonne l’avocat. 

Jensen dit qu’il y sera. Il demande où il peut trouver une cabine téléphonique. 

Après qu’on lui a indiqué l’endroit, il se rend à la cabine et appelle Stella à son bureau. C’est Michael qui répond. Il tend le combiné à Stella. Mal à l’aise, elle prétend que c’est Fred Blair, le démarcheur commercial imaginaire.


Rita se précipite hors du drugstore pour se rendre au magasin Carson afin de voir Norman, qui assiste Eli Carson. 

Rita est mal à l’aise à l’idée du prochain dîner chez Martin Peyton. Elle est effrayée. Elle voudrait que Norman annule. De toute façon, elle n’ira pas. 

Eli donne à Rita quelques étiquettes à placer sur les objets en ventes. Il lui conseille de faire attention à Peyton du coin de l’œil. 

Ils s’entraînent pour le dîner. Eli joue le rôle de Peyton. Rita se détend. Lorsqu’Eli l’appelle Rita, elle répond en riant : 

— J’insiste pour que vous m’appeliez madame Harrington. 


Martin Peyton, en compagnie de Betty, entre au poste de police et discute avec le sergent William Wilson Walker. Martin est venu voir son petit-fils. 

Walker lui demande ce qu’il a dans son sac. Il s’agit de quelques cadeaux pour Rodney. Toujours aussi sarcastique, Peyton lui répond : 

— Un revolver pour que mon petit-fils puisse s’évader. 

Walker demande tout naturellement à examiner le sac, mais Peyton refuse. Walker se voit dans l’obligation d’insister, et Peyton s’y conforme. 

Martin Peyton entre ensuite dans la cellule de Rodney. Il se plaint de cet « opportuniste » policier (Walker) qui a inspecté son sac. 

Il a acheté deux livres à Rodney : « Les lettres de Chesterfield à son fils » et « Le progrès du Pèlerin ». 

Rodney offre à son grand-père de s’asseoir. Il lui explique que la routine carcérale est dure. Peyton encourage son petit-fils à ne pas baisser les bras. Il ne reste plus que quatre jours avant la lecture de la condamnation. 

Martin demande à Rodney s’il veut qu’il sorte de sa vie. Et lorsque Rodney dit non, il demande à Rodney s’il aimerait diriger la fabrique. Rodney lui dit que non. Il préfère suivre son propre chemin. 

Leslie entre au poste de police et rencontre son ex-belle-fille Betty. Cette dernière lui explique que Martin est avec Rodney en ce moment. 

Lorsque Peyton revient dans la pièce, il reproche à Leslie d’ennuyer Betty. Leslie demande expressément à Martin de rester éloigné de Rodney. 

— Vous parlez de votre fils comme s’il était un morceau de viande, l’invective Martin. 

Puis il s’en va avec Betty. 


Elliot se rend à la librairie pour parler avec son épouse. Il attend tandis que Constance informe une cliente, Mme Barrows, qu’elle vient de trouver le livre qu’elle cherchait et qu’elle va l’envelopper. 

Une fois Mme Barrows partit, Elliot raconte à Constance qu’Allison tape à la machine dans son bureau. La jeune fille ne veut pas encore qu’il voie ce qu’elle est en train d’écrire. 


À l’hôpital, Allison entre dans le bureau de Michael pour trouver le médecin en train de lire son cahier. Il lui demande quand elle a écrit cela. 

— Ce matin même, lui répond-elle. 

Il l’invite à s’asseoir et lui dit qu’il souhaite avoir un autographe sur la première édition du livre lorsqu’il sera publié. Il lit des passages du cahier d’Allison à haute voix. Il lui dit que c’est très bon. 

Stella entre et dit à Mike qu’elle a terminé le rapport sur le projet de recherche. Michael et Stella s’échangent un regard étrange. Puis Stella quitte la pièce. 

Mike explique à Allison que Stella n’a plus personne à aimer depuis que Joe et Gus sont morts. Il pense que si Stella pouvait lire le travail d’Allison, cela pourrait l’aider. 


Courte scène dans laquelle Stella dérobe une substance illicite dans une armoire où sont stockées les drogues. Elle referme l’armoire.


Steven Cord appelle le Colonial Post Inn et demande Richard Jensen. Jensen ne répond pas dans sa chambre. Steven demande au réceptionniste de laisser un message à Jensen comme quoi Steven l’attend dans son bureau. 


Stella ferme l’armoire à clé, essuie les empreintes qu’elle a pu laisser et retourne dans le bureau du Dr Rossi. Elle jette un œil par la fenêtre et aperçoit Richard Jensen qui attend au parking. 


Episode 196

Lundi 21 mars 1966

Un voyage en Europe

Pour Steven Cord, le défenseur de Rodney Harrington, ce fut l’affaire la plus importante de sa carrière juridique. Mais Rodney a perdu son procès et a été reconnu coupable de meurtre au second degré. Et maintenant, convoqué par le grand-père de Rodney, Martin Peyton, Steven sait qu’il doit faire face à une condamnation presque aussi sérieuse que celle de Rodney. 

Steven conduit jusqu’au manoir, sort de sa voiture et sonne à la porte. 


Betty va ouvrir la porte et laisse entrer Steven. Peyton reçoit le jeune homme. 

Martin veut donner un cadeau de consolation à l’avocat en l’envoyant quelque temps en Europe, à Londres. 

Il informe Steven qu’il lui a retiré l’affaire Harrington. C’est désormais Gordon Ashley qui est le nouvel avocat de Rodney. 

Martin lui tend une enveloppe remplie d’argent. Mais Steven fait savoir au vieil homme qu’il ne quittera pas son poste tant qu’il ne sera pas renvoyé par Harrington lui-même. Car c’est lui qui l’avait engagé. 

Steven ajoute que Richard Jensen, l’homme qui peut faire tomber Stella, est à Peyton Place. Mais Peyton veut que Steven prenne des vacances en Europe. 


Depuis le Colonial Post Inn, Richard Jensen appelle l’hôpital. Il se fait passer pour un certain Fred Blair, de la North Atlantic Drug Corporation et demande l’emploi du temps du Dr Rossi. 


Des enfants se lancent des boules de neige dans le square. L’une d’elles atteint la limousine de Martin Peyton qui venait juste de s’arrêter. Thomas fait le tour de la voiture pour aider Martin et Betty à descendre. 

Martin observe les enfants : 

— Qui a jeté cette boule de neige ? 

Un garçon se dénonce. 

— Tu as un bras musclé ! s’exclame le vieil homme. 

Il se dirige vers la librairie, suivi par Betty qui bifurque pour aller au drugstore. 

Betty entre dans le drugstore et dit à Rita que M. Peyton aimerait bien avoir elle et Norman à dîner ce soir. 

Rita n’est pas sure d’avoir sa place au manoir des Peyton. Betty n’est pas de cet avis :

— Tu es madame Harrington. Mme Norman Harrington, maintenant. Ne les laisse pas te convaincre du contraire.


À la libraire, Peyton demande des nouvelles d’Allison à Constance. Il trouve dommage qu’Allison ait rompu avec Rodney, juste au moment où il avait le plus besoin d’elle. 

Constance monte sur ses grands chevaux pour défendre sa fille :

— Monsieur Peyton, c’est ma fille et non mon esclave. Elle est à même de donner ou de ne pas donner son affection. C’est son libre choix.

Il commande trois livres et précise que Mlle Anderson appellera pour savoir quand ils seront disponibles. (Dans le prochain épisode, il apportera deux livres à Rodney dans sa cellule). Il quitte la librairie. 


Au Clarion, Elliot dit à Allison qu’elle peut écrire un article ou aider Jerry avec le matériel dans la salle de composition (bien qu’on ne l’ait jamais vu travailler, Jerry est censé être le concepteur du journal et il travaille dans une salle appelée « salle de composition »). 

Allison utilise ses béquilles pour marcher. Elle découvre un album photo d’elle qu’Elliot avait conservé pendant qu’il était en prison. Sur la couverture est écrit, en lettres d’or : « ALLISON ». 


Steven rend visite à Rodney en prison. Rodney passe son temps à jouer au solitaire. Steven lui suggère de poser le 9 rouge sur le 10 noir. 

Il annonce à Rodney que Jensen est ici. Il a lui-même payé son billet d’avion. Il pense qu’il y a encore de l’espoir que Stella revient sur sa déposition. 

Après avoir parlé ensemble un instant, Bob, le gardien, laisse sortir Steven de la cellule. Rodney remercie l’avocat d’être venu lui rendre visite. 


Dans la salle d’attente de l’hôpital, le Dr Hoyt est appelé. Jensen arrive et demande à parler au Dr Rossi, se faisant passer pour Fred Blair. 

Stella arrive à ce même moment. Elle a du mal à cacher son embarras devant l’infirmière et demande à « M. Blair » dans la suivre jusqu’au bureau du médecin. 

Michael n’est pas là. Richard menace à nouveau Stella et lui dit qu’elle doit lui donner la clé du placard où sont stockés les médicaments dès ce soir si elle ne veut pas avoir de problème. 

Il quitte la pièce tandis que Michael entre. Le médecin demande tout naturellement à Stella qui est l’homme qui vient de partir. 

Stella lui répond qu’il s’agit d’un commercial. Michael s’en va. 

Stella ouvre le tiroir du bureau. 


Episode 195

Jeudi 17 mars 1966

Richard et Stella

Steven Cord a fait traverser tout le pays à Richard Jensen pour qu’il rencontre Stella Chernak. Le témoignage de Stella a eu pour conséquence de déclarer Rodney Harrington coupable de meurtre au second degré. Steven espère que cette confrontation avec les trahisons de son passé aboutira à admettre celle de son présent : le parjure. 

Une grosse voiture noire roule lentement avec Steven Cord et Richard Jensen à l’intérieur. Ils passent près du Kent’s Marine Engine Repairs sur le quai. Ils s’arrêtent devant la maison des Chernak.


Jensen regarde la maison et interroge Steven sur ce que devient Stella. Il demande des nouvelles de son père et l’avocat l’informe qu’il est décédé. 

Jensen souhaite aller voir Stella seul, mais Steven s’y oppose. Jensen réussit tout de même à persuader Steven, arguant du fait qu’il pourra mieux convaincre Stella de revenir sur sa parole s’il se trouve seul avec elle.

Jensen frappe à la porte des Chernak, tandis que Steven s’en va. 

Stella écoute la radio avec une musique de piano en fond sonore. Anna Chernak ne semble pas être ici. Stella éteint la radio et va ouvrir la porte. 

Elle est à la fois surprise et terrifiée de voir Richard Jensen devant elle. 

— Comment m’as-tu retrouvée ? lui demande-t-elle. 

Mais elle connait déjà la réponse. Elle sait que seul Steven a pu lui faire une chose pareille. Il entre et demande de lui servir une boisson. 

Il l’informe qu’il se fiche totalement de Steven et qu’il n’est pas venu pour la convaincre de revenir sur son témoignage. Il veut de l’argent. Il dit qu’elle lui doit deux années de sa vie et qu’il veut les monnayer. 

Elle lui rétorque qu’elle n’a pas d’argent et n’a même plus de travail. Jensen lui ordonne de commettre un vol à l’hôpital. Comme elle l’avait fait auparavant à Los Angeles. Il lui demande de voler des narcotiques pour pouvoir ensuite les revendre. Si elle ne s’exécute pas, il ira tout raconter sur son ancienne vie à Los Angeles. 


Dans sa cellule, Rodney écrit de sa main gauche dans un carnet. Lorsqu’il entend du bruit, il cache le carnet sous la couverture de son lit.

Betty vient lui rendre visite. Il s’attendait à voir Steven. Betty lui dit qu’elle a vu qu’il cachait un carnet de notes et insiste pour savoir ce qu’il écrivait.

Il lui raconte qu’il écrit des instructions sur ce que ses proches doivent faire avec ses affaires une fois qu’il sera en prison. Une sorte de testament.

Betty n’aime pas cette idée, mais Rodney lui dit qu’il faut qu’il se rende à l’évidence, il va passer de très nombreuses années en prison. Betty doit refaire sa vie et il pense que Steven est la bonne personne pour elle.

— Prends le gagnant cette fois, pas le perdant. Marie-toi avec Steven.


À la taverne d’Ada Jacks, Steven boit un café. Ada entre et essaie de lui remonter le moral, en vain.

Richard Jensen vient le voir pour lui dire que Stella n’est pas très coopérative. Steven a réservé à l’homme une chambre à l’auberge, près de la sienne. Il espère qu’il arrivera à la convaincre avant la décision de la peine.


Après avoir quitté la cellule de Rodney, Betty se précipite au cabinet du Dr Rossi afin de lui dire qu’elle s’inquiète pour Rodney. 

Elle lui dit qu’il commence à croire qu’il est vraiment coupable, et baisse les bras. 

Michael descend au poste de police et demande au sergent William Wilson Walker s’il peut voir Rodney. 


Jensen, dans le square, interpelle Norman et Rita qui passaient par là pour leur demander ce qu’un pilori fait ici au beau milieu du square. 


Allison rentre à la maison et parle avec Constance de Rodney. Constance lui dit qu’il va faire appel, et lui demande ce qui s’est passé lors de sa rencontre avec Rodney cet après-midi. 

Allison répond à sa mère que Rodney a le sentiment que c’est sans espoir. Cela la rend très triste. 

— Est-ce que tu réalises ce que peut impliquer cette condamnation ? lui demande Constance.

— Je me soucie de lui. 

— Oh, Allison, ce n’est pas suffisant. Tu ne peux pas te condamner avec Rodney.


Stella, à la maison et visiblement perturbée, prend une petite valise et l’emmène jusqu’à sa voiture pour partir. Mais la voiture ne veut pas démarrer. 

Elle sort du véhicule et marche, sans doute en direction de la station de bus, à travers le square où elle rencontre Jensen. 

Il lui montre la tête de Delco qu’il a retiré de la voiture. Stella laisse tomber sa valise et s’enfuit en courant. 


Episode 194

Mardi 15 mars 1966

Visite surprise en prison

Rodney Harrington a été reconnu coupable de meurtre au second degré. Un crime qui l’envoie en prison pour une bonne partie de sa vie. Et maintenant, Steven Cord doit trouver de nouvelles preuves, ou des erreurs dans la procédure judiciaire, sur lesquelles il pourrait faire appel. 

La salle d’audience du tribunal vide. Steven, en colère, dans son bureau, Betty essaie de le réconforter.


Steven est en colère contre la décision des jurés de condamner Rodney. Dans son énervement, il hurle après Betty. Cette dernière essaie d’être patiente. 

Steven reçoit un appel longue distance du détective Lawrence. Il a retrouvé la trace de Jensen, qui est en route pour la Californie. 

Steven se plaint de payer Lawrence cinquante dollars par jour pour qu’il vienne avec quelque chose d’important un tout petit peu trop tard. 


Eli a une grande vente aux enchères au magasin maritime afin de débarrasser toutes ses affaires pour ouvrir un magasin général. 

Rita rattrape Eli qui était sur le point de tomber d’une échelle. 

Elle lui dit qu’elle s’inquiète pour Norman. Eli lui répond que Norman a la tête sur les épaules. Mais Norman est bouleversé par le verdict. 

— Il s’est marié avec moi uniquement par pitié, uniquement à cause de ce que j’ai dit à la barre des témoins. Maintenant qu’il réalise que Rodney a été déclaré coupable, il va me blâmer.

Eli conseille à Rita d’être patiente avec son mari. 


Norman va rendre visite à Rodney dans sa cellule, à la prison. Il admet à son frère que lorsqu’il a entendu le verdict, il s’est enfui en courant. 

Il se rend compte que c’est une simple querelle entre garçons qui a envoyé Rodney en prison. Ce dernier lui dit que la seule chose de positive dans toute cette histoire, c’est le mariage de Rita et Norman. 

Norman s’en va au moment où Allison arrive. Allison, qui n’a plus besoin de béquilles, demande à Rodney s’il a peur. Il lui dit que la sentence sera prononcée lundi. Steven va faire appel. 


Au manoir Peyton, Hannah s’occupe de Martin. Elle retourne son lit tout en parlant au vieil homme de la façon dont il a tourné le dos à Steven à l’issue du verdict. 

— Steven a fait de son mieux, plaide-t-elle pour la défense de son fils. 

Mais pour Peyton, la seule chose qui compte, c’est qu’il a perdu l’affaire. Hannah quitte la pièce et ferme la porte tandis que Betty arrive avec les médicaments de Martin. 

Ce dernier ne se gêne pas pour lui dire qu’elle est en retard. Il lui ordonne de lui laisser les pilules et de sortir. 


Leslie entre dans le bureau de Steven et réveille l’avocat qui s’était endormi. 

Steven l’informe que Richard Jensen a été retrouvé et qu’il arrive à Peyton Place par le prochain bus. 

L’avocat ajoute qu’il a fait un drôle de rêve. 

Leslie excuse Peyton pour la façon dont il a traité Steven après le verdict. Steven lui dit qu’il pourrait engager un vieil avocat hargneux aux cheveux gris, il aurait peut-être plus de chance de faire sortir Rodney de prison.


Steven se tient debout en face de la banque lorsque le bus arrive. 

Un homme sort du véhicule, mais ce n’est pas Richard Jensen. Il fait le tour du square puis se poste devant l’auberge un moment. L’horloge affiche neuf heures. 

Richard Jensen arrive finalement en taxi. Il se dirige vers Steven qui attend maintenant devant le kiosque à musique. 

Richard a pris un taxi parce qu’il n’aime pas la foule. Il demande à Steven où se trouve Stella Chernak. 

Richard Jensen et Steven Cord se rendent chez les Chernak. Jensen va voir seul Stella. C’est l’heure de la confrontation. 


Episode 193

Lundi 14 mars 1966

Le verdict

Les semaines durant le procès de Rodney Harrington, les habitants de Peyton Place ont parlé de cette affaire sous tous les angles possibles. Aujourd’hui, le procès est terminé. Le verdict va tomber, et les seuls mots qui vont rester seront les mots du verdict. Les mots qui vont déterminer le futur de Rodney Harrington.

Dans la neige, Rodney et Steven se dirigent vers le Palais de Justice, et pénètrent dans le couloir. Les deux hommes portent des gants, et Steven est muni d’un attaché-case. 


Steven s’entretient avec Rodney, tandis que le public entre dans la salle d’audience. 

Hannah et Betty aident Martin à grimper les marches du tribunal. 

Stella Chernak entre dans la salle d’audience et s’assoit à la gauche de deux hommes, juste en face du juge. 

Martin se place sur l’aile opposée. Hannah s’assoit à sa droite. 

Le juge demande au président de jury de donner le verdict à l’huissier pour qu’il puisse en prendre connaissance. 

Rodney se lève. Le juge lit le verdict et le redonne à l’huissier qui le tend au président du jury. Ce dernier lit le verdict : Rodney est déclaré coupable de meurtre au second degré. 

Le juge lève la caution. La peine sera décidée dans cinq jours. 

Ralph, l’huissier, met les menottes à Rodney. Stella savoure sa victoire et va parler à Betty. Cette dernière crache son venin à Stella. 

Michael attrape l’épaule de Betty et lui dit de se calmer. Betty menace ouvertement Stella. 

—  Je vais la faire souffrir, docteur. Je vais la faire souffrir de la même façon qu’elle fait souffrir Rod, vocifère-t-elle. 

Peyton demande à Hannah de le faire sortir d’ici. Il exprime sa déception à Steven, mais Hannah exprime sa fierté pour son fils de s’être battu de la sorte. 

— Tu as fait du bon travail. Tu as fait de ton mieux, dit-elle à son fils. 


Elliot parle avec John Fowler. Ce dernier lui dit qu’il y aura une conférence de presse cet après-midi. 

Elliot demande à John s’il se sent grandi par sa victoire. John invective Elliot : 

— Pourquoi ne pas faire une campagne pour se débarrasser de John Fowler, le procureur qui a couvert sa femme ? Allez-y, imprimez ça. Imprimez ça et je vous poursuis en justice ! 

Encore une fois, Fowler lui dit qu’il n’était pas au courant des méfaits de sa femme et encore une fois, Elliot ne le croit pas.


Au lit, Norman et Rita discutent de l’issue du procès. Norman est très déprimé par le verdict et le fait que son frère aille en prison pour un bon bout de temps. 


Elliot traverse le square pour se rendre à la librairie et donner la mauvaise nouvelle à Constance, à savoir que Rodney a été déclaré coupable de meurtre au second degré. 

Constance est choquée. Elle sait que Stella a menti. C’est le faux témoignage de Stella qui a renvoyé Rodney en prison. 

Rodney va payer le prix d’être le fils de Leslie. Constance va maintenant devoir annoncer le verdict à Allison. 


Le Dr Rossi discute avec Stella dans son bureau. Il lui dit qu’elle devrait partir dès maintenant. 

Mais elle lui répond qu’elle a encore des choses à faire ici. Elle veut remettre de l’ordre dans ses papiers. 

Elle lui demande si elle démissionne ou si elle est renvoyée. En tout cas, elle ne demandera pas à être renvoyée. 


Chez les Carson, Allison salue sa mère qui vient d’entrer. La jeune fille ne l’attendait pas pour déjeuner. 

D’une voix hésitante, Constance annonce à Allison le verdict. 

Allison sait que Rodney n’est pas un meurtrier. Elle demande à sa mère ce qu’elle doit faire. Elle veut aller voir Rodney à la prison.


Dans sa cellule, Rodney parle avec Leslie et Steven. Martin arrive à son tour. 

Peyton félicite Rodney pour la façon dont il prend les choses. Le vieil homme réprimande Leslie pour la façon qu’il a eue de diriger cette affaire. Selon lui, le procès aurait pris un autre tournant s’il n’avait pas été là. Peyton aurait déjà engagé un avocat plus compétent que Steven. 

Puis il réprimande Steven, mais Rodney prend sa défense.


Episode 192

Jeudi 10 mars 1966

Le passé de Steven

Le procès de Rodney Harrington pour le meurtre de Joe Chernak s’est terminé cet après-midi. Maintenant le fardeau de décider de la culpabilité ou de l’innocence de Rodney appartient aux jurés. Ce fardeau les suit partout, même au restaurant du Colonial Post, où ils dînent. 

Le square. Les membres du jury entrent au Colonial Post Inn et s’installent autour d’une table pour déjeuner. Steven et Betty sont à une table non loin.  


Steven et Betty sont assis par une hôtesse du Colonial Post. Au cours du dîner, ils parlent bien évidemment du procès. Ralph, l’huissier, et les membres du jury sont également ici. 

Betty lève les yeux vers Steven : 

— Tu es affreusement calme depuis que nous avons quitté la maison Peyton. 

Ils en viennent à parler du passé de Steven, du dévouement de sa mère Hannah pour Peyton, parfois au détriment de Steven, et Betty lui demande de but en blanc s’il est le fils de Martin Peyton. Steven lui répond qu’il n’en sait rien.

C’est une question qui le hante depuis longtemps, mais il n’a jamais posé la question à sa mère ni à Martin.


De retour au Palais de Justice, Ralph escorte les membres du jury dans la salle B pour la suite des délibérations. Un spectateur demande à un juré où ils en sont dans les délibérations. Ralph le sermonne.

Elliot est avec son père et lui dit que tout ce dont Rodney a besoin, c’est d’un doute raisonnable. Elliot se souvient que le père de Fowler était un avocat redoutable. Il en a fait la triste expérience il y a plus de dix-huit ans. 


Nous retrouvons une Allison dépressive qui est assise sur un rocking-chair, dans sa chambre. Il fait sombre. 

Constance entre et lui demande si elle peut allumer. Allison refuse. Elle aime être dans la pénombre. 

La mère et la fille parviennent enfin à se parler. Allison lui demande si elle aime ses cheveux courts. Elle sait que la réponse sera non. 

Elle reproche à sa mère de l’avoir trop surprotégée. À cause de cela, elle estime qu’elle n’a pas réussi à devenir une adulte, et qu’elle a peur des hommes. 

Constance lui répond qu’elle voulait surtout que sa fille ne reproduise pas le schéma de sa mère, qui est tombée enceinte très jeune. 

Allison dit alors une chose terrible :

— Tu aurais dû me faire adopter à la naissance. Personne n’a le droit d’élever un enfant de la façon dont tu m’as élevée. 


Dans le couloir du Palais de Justice, tout le monde attend le verdict. Betty est debout et attend, sans rien dire. 

Puis Leslie s’entretient avec Rodney. Il lui demande ce qu’il pense de son grand-père. 

Rodney veut savoir de quoi son père et Martin ont parlé hier soir avant le dîner. Leslie est peu disposé à lui parler de l’étrange marché qu’il doit faire avec Peyton. 

— J’ai une décision à prendre moi aussi, Rod.

— Et tu ne veux pas m’en parler. Eh bien, félicitations, papa ! Cela a pris du temps, mais tout redevient normal entre nous.

Un officier sort de la salle où le jury est rassemblé. Il va parler à Steven et nous le voyons secouer la tête. 

Steven va rendre compte à Rodney : le jury ne s’est pas encore prononcé. 

— C’est une bonne ou une mauvaise chose ? s’enquiert Rodney. 

Steven ne peut pas répondre. 

— Il semblerait que personne n’arrive à me répondre, se plaint le jeune homme.


Norman et Rita se promènent sur le quai. Ils s’embrassent sous le regard de Michael qui sort de sa voiture et se dirige vers eux. 

Il vient tout juste de délivrer un bébé plein de vie. Il leur demande s’ils ont des nouvelles du jury. Ils n’en ont pas. 

Michael les invite au Cider Barrel pour prendre un mug de cidre doux. 

Ils marchent vers le bar et aperçoivent Stella téléphonant dans une cabine publique. Norman se tourne vers Rita et Michael, intrigué. 

— Est-ce que les Chernak n’ont pas le téléphone ? 

Ils entrent au Cider Barrel. 

Depuis la cabine, Stella appelle le tribunal pour savoir si un verdict est tombé. On lui répond que non. 

Elle entre alors au Cider Barrel et fixe Michael, Rita et Norman. Elle se tourne ensuite vers le patron, Charlie, et lui dit d’un air sarcastique : 

— Je viens ici parce qu’il y a tant de visages connus et amis. 

Norman se lève et demande à Stella de sortir d’ici. 


À l’appartement, Rodney et Norman se détendent en pratiquant de la lutte. Rodney semble plus fort, et Norman abandonne. 

Steven arrive pour leur annoncer que le jury s’est prononcé. Ils doivent être présentables pour la lecture du verdict. 


Episode 191

Mardi 8 mars 1966

Un étrange marché

Le long et pénible procès pour meurtre de Rodney Harrington touche à sa fin. Les témoins ont tous été appelés, les conclusions des avocats ont été formulées. Et le juge a instruit les jurés sur la procédure à suivre. Et maintenant, douze hommes et femmes, forcés à garder le silence, doivent se faire entendre. 

Steven est assis dans la salle d’audience, en dessinant des cercles sur un papier. Fowler observe le jury. 


Le juge se charge du jury. Steven se dirige vers la sortie de la salle. Il est rejoint par John qui le félicite d’avoir aussi bien travaillé sur ce dossier. 


Dans le couloir du tribunal. Peyton a envoyé Thomas, son chauffeur, inviter Leslie et Rodney à dîner ce soir. 

Elliot explique à Rodney combien les avocats des deux parties sont satisfaits de leur travail. 

Leslie les invite à l’auberge. Steven accepte, à condition que ce soit lui qui paye la note. Il invite également Norman, mais Norman dit qu’il est trop jeune pour boire et trop vieux pour regarder les autres boire. 


Dans la rue, le garçon à bicyclette jette un exemplaire du Clarion près de la vitrine de la pharmacie.  

Rita longe le trottoir, un sac de provisions dans les mains, et se penche pour saisir le journal. Elle peut lire en gros titre : « Le jury du procès Harrington délibère ». Son visage s’assombrit. 

Eli se dirige vers elle pour lui parler un instant. Il lui dit que le monde ne va pas s’arrêter demain. Elle doit vivre l’instant présent et profiter de sa vie de jeune femme mariée. 

Rita, réconfortée par les paroles d’Elli, retourne dans son appartement (pour mémoire, il s’agit de l’ancien appartement de Paul Hanley, situé au-dessus du drugstore où Rita travaille).  

Dans l’appartement, elle dit à Norman qu’ils ont du porc haché pour souper. 

— Bien, lui répond-il. 

Elle ajoute qu’elle a préparé des pommes épicées, une de ses spécialités. Ils s’embrassent.  

Rita a décidé de suivre à la lettre les recommandations d’Eli. 


Chez les Fowler, John lit le journal tandis que Marian entre dans la pièce pour lui dire que le dîner est presque prêt. Ils parlent du procès.

Marian lui demande s’il est vraiment convaincu de la culpabilité du jeune Harrington. Il lui répond que oui. 

Marian lui rappelle qu’il l’a crue lorsqu’elle lui a menti sur l’accident, lui faisant comprendre qu’on peut croire quelque chose sans que cela soit vrai. 

John lui dit qu’il est très rare qu’une personne innocente se retrouve condamnée. Marian lui cite l’exemple d’Elliot Carson que le père de John a fait condamner pour un crime qu’il n’avait pas commis. 


Au bureau du Dr Rossi, Stella demande au médecin ce qu’il pense de son rapport. Il la complimente. 

Elle est très douée, et Michael lui demande pourquoi elle prend autant de soin à vouloir se détruire elle-même. 

Il ajoute que son père est mort dans les mêmes conditions que son frère, c’est-à-dire dans la haine. 

Elle ne devrait pas avoir de haine et elle devrait dire qu’elle a menti au procès. Il n’est pas trop tard pour rattraper ses erreurs. Mais Stella décharge sa haine sur lui. 


Chez les Carson, Allison entre dans la chambre du futur bébé, qui est encore en chantier. Constance la rejoint. Elle lui dit que tout est encore à faire et Allison lui propose son aide. 

Trop contente de voir sa fille s’impliquer, elle lui demande conseil sur le papier peint. Elliot voudrait un papier peint avec des soldats de plomb. Mais s’il s’avère que le bébé est une fille, cela n’ira pas. 

Allison propose un papier peint avec des clowns. Elliot entre dans la pièce et Constance lui dit qu’Allison et elle aimeraient un papier peint avec des clowns et Elliot est immédiatement d’accord. Allison est heureuse d’avoir pu aider. 

 Constance sourit : 

— C’est bon de t’avoir à la maison. 

Mais Allison lui répond, d’un air innocent, mais qui pourtant paralyse ses parents : 

— Je suis très heureuse de savoir que vous allez avoir un bébé. Ce sera plus facile lorsque je partirai.  


Leslie et Rodney arrivent au manoir pour le dîner. Betty les accueille. Tandis que Leslie monte voir Martin qui est dans sa chambre, Betty invite Rodney dans le petit salon. Ils parlent tranquillement tandis qu’elle attend Steven. 

À l’étage, le vieil homme offre à son gendre un étrange marché : la fabrique en échange de Rodney. 

— Vous êtes complètement dingue, lui répond Leslie. 

Peyton veut en fin de compte que Rodney dirige la fabrique plus tard. Selon lui, le procès a permis à Rodney de devenir plus fort et plus expérimenté pour affronter la vie. Peyton veut un héritier. Leslie veut la fabrique. Tout le monde y trouve son compte. 

La balle est dans le camp de Leslie. Ce sera à lui de convaincre Rodney d’accepter de reprendre la fabrique lorsqu’il sera temps. 

Steven vient au manoir pour chercher Betty. Il dit que le jury délibère toujours. Ils sortent. 

Retour à l’intérieur, où Peyton presse Leslie à se décider.


Episode 190

Lundi 7 mars 1966

Retour à la maison

Pour Norman Harrington, les jurés qui sont assis dans la salle d’audience sont comme des figures de cire d’un musée. Aujourd’hui, ils ont l’air particulièrement vivants et déterminés. Ces figures de cire, revenues à la vie, vont bientôt décider du destin de Rodney. Et tandis qu’ils se préparent à passer la nuit, et peut-être plusieurs nuits au tout proche Colonial Post, ils semblent dominer Peyton Place, et tous ceux qui s’y trouvent. 

Des gens qui se promènent en face du drugstore. Norman regarde du square le Palais de Justice et les jurés qui en sortent. 


Norman se rend au drugstore et demande à Rita une boisson. Un des membres du jury, M. Oldfield, voudrait acheter une brosse à dents à poils durs. Mais le drugstore n’en possède pas. 

Norman parle avec lui. Il aimerait avoir des précisions, savoir notamment combien de temps les délibérations peuvent prendre. 

Oldfield saisit à quel point Norman est concerné par cette affaire, mais ne peut rien lui dire. Il n’en a pas le droit. 

Il s’en va en saluant poliment Norman et Rita. 


À l’extérieur du Palais de Justice, Stella appelle John Fowler et lui demande combien de temps va encore durer le procès. Et par conséquent, quand pourra-t-elle quitter cette ville ? 

Rodney et Steven passent près d’eux. Rodney s’arrête pour dire à Fowler : 

— Peu importe ce qui va arriver, elle a menti. 


À la librairie, Elliot entre pour voir Constance. Ils prévoient d’aller chercher leur fille à l’hôpital. 

Constance a attendu tellement longtemps le retour de sa fille à la maison. Mais Elliot se voit obligé de lui dire qu’Allison a prévu de quitter Peyton Place. 


Dans sa chambre d’hôpital, Allison fait ses bagages pour rentrer chez elle. 

Le Dr Rossi entre pour lui dire au revoir et lui souhaiter bonne chance. 

Allison se rend dans la salle de rééducation et s’assoit sur une balançoire. Russ Gehring est ici. Il rassemble ses affaires. Il lui dit qu’elle ne devrait pas être ici. 

Elle demande à Gehring s’ils l’ont renvoyé. Il lui répond que c’est lui qui s’en va de son propre chef. Il va sans doute aller s’installer à Boston. 

Elle lui demande de la pousser. Il s’approche d’elle et lui attrape le bras. Elliot arrive à ce même moment. 

— Sortez d’ici ! vocifère-t-il au thérapeute avant de le gifler. 


Elliot et Constance ramènent Allison à la maison. Elle se déplace toujours avec ses béquilles. 

Eli est là aussi pour l’accueillir et lui souhaite la bienvenue. 

Allison va directement dans sa chambre. Constance lui demande si elle veut qu’elle l’accompagne, mais Allison veut être seule. 

Elle monte dans sa chambre. Eli se tourne vers son fils, et lui dit de ne pas s’inquiéter : 

— Laisse-la faire. Donne-lui du temps, fiston. 

Eli prend le bagage d’Allison et le lui monte. Il frappe à la porte et lui demande si elle veut un peu de compagnie. Il lui demande si elle va bien : 

— Tu es à la maison, maintenant. 

Allison lui dit que rien n’a changé ici, exceptée elle. 


John Fowler fait son plaidoyer. Il dit au juré qu’il n’est pas facile de devoir prendre une décision au sujet de l’avenir d’un être humain. Fowler précise que la défense a essayé de faire passer Joe Chernak pour un indésirable, mais que c’était avant tout un être humain. 

— Rodney n’est pas allé sur le quai cette nuit-là par accident. D’après son propre témoignage, il est allé là-bas dans le but précis de trouver Joe Chernak. Et l’État soutient qu’il est allé là-bas dans le but précis de tuer Joe Chernak.


Dans le couloir, Norman aide un gosse, Larry, à prendre une boisson à une machine automatique. 

Betty se dirige vers eux, ainsi que la mère de Larry qui s’en va avec son enfant. 

Norman et Betty parlent du procès. Betty lui dit qu’elle est sur le point de crier tant elle est tendue. 


De retour à la salle d’audience, John continue son plaidoyer. Il lit la définition d’un accident à la cour. Il demande finalement un verdict pour meurtre au premier degré. C’est au tour de Steven de faire son plaidoyer. Steven parle d’une sœur qui n’a pas eu le temps de prendre soin de son frère, citant Stella. 


Episode 189

Jeudi 3 mars 1966

La réconciliation des Schuster

Accusé du meurtre de Joe Chernak, Rodney Harrington a témoigné sous serment cet après-midi. Le seul autre témoin pour la défense est une petite fille sourde de huit ans, Kim Schuster. Celle qui, avec Rodney, est la seule personne qui a vu mourir Joe. 

Rodney et Steven sortent par l’entrée principale de l’auberge du Colonial Post et descendent les escaliers. David, Doris et leur fille Kim sortent de leur voiture en face de l’auberge.


David prend les choses en main : 

— Tu vas à l’intérieur, je vais prendre les bagages. 

Doris et Kim s’apprêtent à monter les escaliers. Rodney les salue. Doris salue Rodney et Steven. 

L’avocat la remercie d’avoir emmené Kim à Peyton Place afin de témoigner. Elle lui répond qu’elle n’avait pas le choix. Elle ajoute qu’elle s’inquiète pour l’état émotionnel de Kim. 

David demande quand elle doit se rendre au tribunal. 

— Demain matin à 9h45, répond Steven. 

Rodney et Steven prennent congé des Schuster et entrent au Colonial où ils s’installent pour dîner ensemble. 

Ils parlent bien évidemment de l’affaire. Rodney lui demande si son témoignage était aussi mauvais qu’il pense. Mais Steven lui répond qu’il s’est bien débrouillé dans l’ensemble. 

L’avocat le regarde dans les yeux et avoue : 

— Tu as utilisé une grammaire pourrie, un langage défectueux, tu n’as pas accentué les choses que je t’avais demandé d’accentuer. Bref, tu as fait une bonne impression. 

Rodney est surpris : 

— Une bonne impression ? 

— Ton langage était honnête, poursuit Steven. C’est la seule raison pour laquelle je t’ai mis en première ligne. Et puis, pour ne pas avoir eu le bon sens de dire que la mort de Joe Chernak était un accident.  

Rodney exprime son inquiétude concernant le témoignage de Kim. Steven lui répond que la seule chose pour laquelle il la cite comme témoin, c’est parce qu’elle est la seule qui a assisté à la scène et à la mort de Joe. 


Dans le salon des Anderson, Betty et sa mère Julie discutent. Betty a froid, Julie est fatiguée. Betty lui dit qu’elle a vu Allison. Elle ne savait pas qu’Allison viendrait au tribunal. Julie note que c’est la première sortie d’Allison depuis son accident. 

Betty se demande à haute voix pourquoi elles n’ont même pas allumé un feu dans la cheminée. Il fait si froid dans la pièce. 

Elle raconte à sa mère qu’Allison et Rodney ont rompu et avoue qu’elle aime beaucoup Steven et qu’elle connaît ses sentiments à son égard. 

Elle dit également qu’elle a acheté une casquette à Rodney pour son anniversaire. De toute évidence, entre Steven et Rodney, son cœur balance. 

Julie lui dit qu’elle est devenue une belle et magnifique adulte et qu’elle doit prendre elle-même ses décisions. 


Le Dr Rossi est avec Allison dans sa chambre d’hôpital. Elliot entre. Elle demande à son père de s’asseoir. 

Elliot lui dit que lui et Constance veulent absolument qu’elle revienne à la maison. Mais Allison lui fait part de son intention de quitter la maison une fois qu’elle ira mieux. 

Elliot lui demande si c’est à cause du bébé qu’attend Constance. Elle répond que non. 

Elliot lui rappelle qu’elle n’a que dix-huit ans, et qu’il est égoïste de sa part de vouloir s’éloigner de ses parents. Elliot termine en lui disant qu’il l’aime. 


Au Colonial, David entre dans la chambre de Doris. Il lui a dit qu’il a essayé de lui avoir une chambre près de la sienne. Il lui raconte que les chambres sont presque toutes occupées en raison du procès. 

Il lui demande si elle est embarrassée par leur séparation (ils se sont séparés parce que Doris est partie avec Kim à New York pour l’inscrire dans une école spécialisée tandis que David est resté à la direction de la fabrique Peyton). 

Ils ont une sérieuse discussion et mettent les choses à plat en parlant de leur mariage. David avoue ses torts. Doris lui dit qu’elle a détesté les deux mois passés loin de lui. Ils finissent par se réconcilier et s’embrassent. 


Rita est avec Norman au drugstore. Elle regarde dehors par la fenêtre et est émue de voir que Kim est de retour en ville. 

Norman sort et lance une boule de neige à David et sa fille. Kim lance une boule de neige à son père. Schuster lui répond en lançant une boule sur elle. 

Rita descend à son tour et invite David à se mettre au chaud au drugstore. Norman offre à Kim un chocolat chaud. 

Il parle à la fillette de la bagarre entre Rodney et Joe. De son côté, Schuster demande à Rita si Norman a trouvé du travail. 

Elle hoche la tête : 

— Il travaille pour Eli Carson. 

David aperçoit Norman en train de parler de Joe et Rodney à Kim et l’accuse de vouloir manipuler le futur témoignage de la fillette. 


À l’audience, Steven interroge Kim à la barre des témoins. Il lui demande de dire comment la bagarre a commencé. 

Kim n’apporte pas de nouvelles réponses, elle dit qu’elle ne se souvient plus de ce qui s’est vraiment passé. Mauvais point pour Rodney et Steven.